13 May 2026
2026/05/05 - 22:38
View 160

Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 50

.

PDF Version

Le service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les points suivants:

 

Aperçu général des événements des derniers jours

 

Au soixante‑sixième jour du début de l’agression militaire des États‑Unis et du régime sioniste contre la République islamique d’Iran, l’évaluation de l’ensemble des évolutions récentes montre que la guerre est entrée dans une phase où la « gestion du détroit d’Ormuz », la « résilience de l’économie mondiale » et la « résilience interne de l’Iran » sont devenues les axes principaux des équations régionales et internationales.

 

La fermeture effective du détroit d’Ormuz et la définition d’un nouveau régime de passage maritime par les forces armées de la République islamique d’Iran, accompagnées d’avertissements explicites concernant l’entrée de bâtiments de guerre étrangers, sont considérées, de l’avis de nombreux analystes occidentaux, comme le signe d’un déplacement du centre de gravité de la puissance, du « recours direct à la pression militaire » vers le « levier géopolitique de l’énergie ».

 

Dans ce même cadre, les menaces et déclarations contradictoires du président des États‑Unis concernant la destruction des infrastructures énergétiques de l’Iran, ainsi que l’annonce simultanée du « Projet Liberté » pour escorter des navires de pays tiers, ont été interprétées par les médias d’analyse comme une tentative de Washington de réduire le coût politique du blocus maritime et de transférer sur l’Iran la responsabilité de la crise d’Ormuz.

Cependant, de nombreux rapports de centres de recherche soulignent que le contrôle effectif exercé par l’Iran sur les entrées et sorties du détroit, la réduction de plus de 80 à 90% du trafic des pétroliers et l’arrêt ou la suspension d’une partie des exportations d’énergie ont eu des répercussions profondes sur le marché mondial du pétrole, sur le prix des carburants et sur les chaînes d’approvisionnement internationales.

 

Sur le marché de l’énergie, la flambée des prix du Brent et des contrats à court terme, conjuguée à l’élargissement de l’écart entre les prix au comptant (livraison immédiate) et les échéances de moyen terme, montre que la hausse des prix liée au risque géopolitique se transmet directement, via le canal d’Ormuz et la guerre imposée à l’Iran, aux factures de carburant, aux coûts de transport et à l’inflation dans les économies occidentales.

Les estimations économiques publiées dans les médias et think tanks occidentaux indiquent que le coût direct et indirect de cette guerre pour les contribuables des pays occidentaux dépasse les budgets alloués au logement, à l’éducation et aux services sociaux, et alimente une fracture politique majeure au sein de ces sociétés, à tel point que les sondages récents enregistrent une opposition majoritaire des citoyens à la poursuite de la guerre.

 

Sur le plan militaire et sécuritaire, de nombreux analystes navals reconnaissent que, contrairement aux récits officiels faisant état d’un « paralysie » des capacités de défense de l’Iran, la capacité balistique et de drone de la République islamique et son aptitude à arraisonner ou à cibler des navires dans le golfe Persique et la mer d’Oman demeurent un paramètre déterminant et non maîtrisé dans les calculs des États‑Unis et de leurs alliés.

 

Sur le plan stratégique, des articles et analyses publiés dans les pays occidentaux soulignent que la guerre récente n’a pas conduit à l’affaiblissement de la structure politique de l’Iran, mais qu’elle a, au contraire, en renforçant le sentiment de communauté de destin à l’intérieur du pays et parmi les alliés régionaux de l’Iran, contribué à consolider le rôle de Téhéran en tant qu’acteur central dans l’équation de la sécurité énergétique et de l’équilibre des pouvoirs en Asie occidentale.

En outre, la sortie des Émirats arabes unis de l’OPEP et l’accentuation de l’incertitude entourant les mécanismes futurs de gestion de la production pétrolière, combinées à la fermeture d’Ormuz, sont interprétées dans de nombreuses analyses comme le signe de l’entrée du marché mondial de l’énergie dans une longue période de volatilité structurelle et de transition accélérée vers un ordre multipolaire, au sein duquel le rôle de l’Iran, du golfe Persique et des routes alternatives du commerce énergétique sera plus que jamais mis en exergue.

 

Dans ce contexte, les initiatives diplomatiques de la République islamique d’Iran – depuis le dialogue avec les pays de la région et l’Europe jusqu’aux échanges avec les grandes puissances et le Sud global – sont perçues non seulement comme un effort en vue de mettre fin à la guerre, mais aussi comme une composante de la refonte de l’architecture de sécurité collective dans la région et de la garantie des droits légitimes de l’Iran en matière de sécurité, de souveraineté et de développement.

 

1. Dernières déclarations des responsables iraniens

 

Le ministre iranien des Sports et de la Jeunesse

Dans un discours prononcé lors de la réunion des ministres des Sports de l’Organisation de coopération de Shanghai : « Le crime commis contre l’école de Minâb restera une honte dans l’histoire de l’humanité. Au cours de la guerre imposée, que les États‑Unis et le régime sioniste ont menée par des attaques sauvages et inhumaines contre l’intégrité territoriale de la République islamique d’Iran, le tir direct d’un missile a entraîné le martyre de 168 enfants innocents et sans défense à l’école primaire Shajareh‑ye Tayyebeh de Minâb. Par ailleurs, dans cette guerre imposée à l’Iran, 203 de nos sportifs – dont 16 filles et 187 garçons – ont été martyrisés, et des infrastructures civiles non militaires, dont 287 salles et installations sportives, notamment le hall omnisports de 12 000 places du complexe sportif Azadi à Téhéran – un stade qui a accueilli de grandes compétitions sportives internationales au niveau mondial et asiatique, et où les sportifs des pays invités par la République islamique d’Iran gardent des souvenirs mémorables – ont été prises pour cible ».

 

Esmail Baghaï, porte‑parole du ministère des Affaires étrangères 

« Le président des États‑Unis a qualifié la saisie illégale de navires iraniens de “piraterie maritime” et a, avec cynisme, reconnu que “nous agissons comme des pirates”. Il ne s’agit pas d’un simple dérapage verbal, mais d’un aveu explicite de la nature criminelle de leurs actions contre la navigation internationale. La communauté internationale, les États membres de l’ONU et le Secrétaire général des Nations unies doivent rejeter avec fermeté toute tentative de banalisation de telles violations flagrantes du droit international ».

 

Esmail Baghaï, porte‑parole du ministère des Affaires étrangères 

« La question posée par le membre du Congrès devrait être formulée ainsi : combien le secrétaire à la Défense des États‑Unis a‑t‑il prélevé sur l’argent des contribuables américains pour tuer des élèves innocents et leurs enseignants à l’école Shajareh‑ye Tayyebeh de Minâb le 28 février ? Il est parfaitement clair que le crime de l’école de Minâb ne peut être qualifié “d’incident malheureux”. L’attaque contre cette école était un crime de guerre sauvage, prémédité. Les instigateurs et les auteurs de ce crime de guerre doivent être traduits en justice et répondre de leurs actes ».

 

Représentation permanente de la République islamique d’Iran auprès de l’Organisation des Nations unies

« Il est profondément honteux que les États‑Unis, qui possèdent des milliers d’ogives nucléaires, se soient ouvertement soustraits pendant 56 ans à leurs obligations en matière de non‑prolifération et de désarmement nucléaire en vertu des articles 1 et 6 du Traité sur la non‑prolifération des armes nucléaires. Il ne faut accorder à Washington aucune marge de manœuvre pour poursuivre ses comportements oppressifs et hypocrites. D’un point de vue juridique, il n’existe aucune limite au niveau d’enrichissement de l’uranium, pour autant que cet enrichissement soit effectué sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique, comme c’est le cas pour l’Iran ».

 

Commandement de la Force navale des Gardiens de la révolution islamique (CGRI)

« Les nouvelles équations et règles de gestion du golfe Persique seront définies et appliquées sur la base de la ligne directrice historique tracée par le Guide suprême de la Révolution islamique. La Force navale du Corps des Gardiens de la révolution, grâce à sa maîtrise et à son contrôle de près de 2 000 kilomètres de côtes iraniennes sur le golfe Persique et le détroit d’Ormuz, fera de cette étendue maritime une source de subsistance et de puissance pour le peuple cher d’Iran et un facteur de sécurité et de prospérité pour la région ».

 

2.       Crise dans le détroit d’Ormuz

 

Communiqué de la Direction des relations publiques de l’armée 

« Les destroyers de la marine des États‑Unis ont, il y a quelques heures, tenté d’approcher le détroit d’Ormuz en mer d’Oman, après avoir éteint leurs radars. Dès la remise en marche de leurs radars, ils ont été détectés et ont reçu un avertissement radio de la part de la Force navale de l’armée de la République islamique d’Iran, les mettant en garde contre les dangers liés à une violation du cessez‑le‑feu. Les vaillants soldats de l’armée, face au manque d’attention des destroyers américains, ont, lors d’un nouvel avertissement, déclaré explicitement que toute tentative d’entrer dans le détroit d’Ormuz serait considérée comme une violation du cessez‑le‑feu et ferait l’objet d’une réaction des forces navales. À ce stade, et en raison de la poursuite de l’ignorance des destroyers américano‑sionistes face à l’avertissement initial, la Force navale de l’armée a procédé à des tirs de semonce en lançant des missiles de croisière, des roquettes et des drones de combat à proximité des navires de guerre ennemis. La responsabilité et les conséquences dangereuses de tels actes incomberont à l’ennemi agresseur ».

Zone nouvellement placée sous contrôle des forces armées de la République islamique d’Iran dans le détroit d’Ormuz

·         Au sud, la ligne reliant le mont Mobarak en Iran au sud de Fujaïrah aux Émirats arabes unis.

·         À l’ouest, la ligne reliant l’extrémité de l’île de Qeshm en Iran à Umm al‑Qaiwain aux Émirats arabes unis.

   

Commandant du quartier général central des forces armées 

« Nous mettons en garde : toute force armée étrangère, en particulier l’armée d’occupation américaine, qui chercherait à s’approcher ou à entrer dans le détroit d’Ormuz, sera prise pour cible. Nous avons répété à maintes reprises que la sécurité du détroit d’Ormuz est assurée par les forces armées de la République islamique d’Iran et que, quelles que soient les circonstances, tout passage sûr devra se faire en coordination avec ces forces armées. Nous préserverons la sécurité du détroit d’Ormuz avec toutes nos capacités et le gérerons avec puissance. Nous informons tous les navires de commerce et les pétroliers qu’ils doivent s’abstenir de tout mouvement sans coordination avec les forces armées déployées dans le détroit, afin de ne pas mettre leur sécurité en danger ».

 

Porte‑parole du Corps des Gardiens de la révolution islamique 

« Il n’y a eu aucun changement dans le mode de gestion du détroit d’Ormuz. Tout mouvement maritime des navires civils et commerciaux qui serait conforme aux protocoles de transit émis par la Force navale des Gardiens et qui emprunterait la route définie en coordination avec elle bénéficiera de la sécurité et de la sûreté nécessaires. Tout autre mouvement maritime en contradiction avec les principes annoncés par la Force navale des Gardiens s’exposera à de graves risques. Les navires contrevenants seront interceptés avec fermeté. Il est indispensable que toutes les compagnies maritimes et les assureurs‑transport prêtent attention aux avis publiés par le Corps des Gardiens de la révolution islamique ».

 

Le navire “Toska” 

« Quinze membres iraniens de l’équipage du porte‑conteneurs “Toska”, qui avaient été transférés au Pakistan à la suite des récents incidents survenus dans les eaux internationales, sont entrés aujourd’hui sur le territoire iranien via le poste frontalier de Rimdan, dans la province du Sistan‑et‑Baloutchistan. Selon l’annonce du ministère des Affaires étrangères du Pakistan, le navire Toska sera restitué à ses propriétaires légitimes, après réparations, en coordination avec Washington et Téhéran ».

 

3. Aspects juridiques

 

Des chercheurs des universités de Téhéran et Shahid Beheshti, après avoir étudié plus de 2 000 cartes historiques et données satellitaires, ont confirmé la continuité géographique et historique de l’appellation « golfe Persique » sur plus de 2 600 ans. Les résultats de cette recherche montrent que, de l’Antiquité à nos jours, le nom de golfe Persique a été utilisé de manière constante et ininterrompue dans les documents, cartes et ouvrages scientifiques du monde. Dans cette étude, des cartes anciennes, depuis le Moyen Âge jusqu’au XXe siècle, ont été combinées avec des images satellitaires Landsat, et les résultats ont démontré que la structure géométrique et les frontières de cette étendue maritime sont restées stables au fil des époques. Les chercheurs soulignent que la continuité historique et géographique de cette appellation a été, à maintes reprises, confirmée dans des documents internationaux contemporains, notamment dans des rapports scientifiques d’organisations mondiales.

 

4. Actions génératrices de tension

 

Donald J. Trump, président des États‑Unis

« Des pays du monde entier, dont presque aucun n’est impliqué dans le conflit au Moyen‑Orient, conflit qui se déroule de manière extrêmement visible et violente, ont demandé aux États‑Unis si nous pouvions les aider à libérer leurs navires immobilisés dans le détroit d’Ormuz, alors même qu’ils n’ont aucun lien avec ce qui s’y passe. Ce sont simplement des acteurs neutres, de simples observateurs innocents ! Dans l’intérêt de l’Iran, du Moyen‑Orient et des États‑Unis, nous avons indiqué à ces pays que nous veillerions à faire sortir leurs navires en sécurité de ces étroits détroits, afin qu’ils puissent poursuivre leur travail et leur commerce librement et dans de bonnes conditions. Je répète encore une fois : il s’agit de navires appartenant à des régions du monde qui ne sont, en aucune façon, impliquées dans ce qui se déroule actuellement au Moyen‑Orient. J’ai demandé à mes représentants de les informer que nous ferions de notre mieux pour évacuer en sécurité ces navires et leurs équipages du détroit. Dans tous les cas, ils ont indiqué qu’ils ne reviendraient pas tant que la région ne serait pas redevenue sûre pour la navigation et les autres activités. Ce processus, intitulé “Projet Liberté”, débutera lundi matin, heure du Moyen‑Orient.

Je suis pleinement conscient que mes représentants mènent des discussions très positives avec la République islamique d’Iran, et que ces discussions peuvent aboutir à des résultats très positifs pour toutes les parties. Les mouvements des navires ont pour seul objectif de libérer des personnes, des entreprises et des pays qui n’ont absolument rien fait de mal et qui ne sont que victimes des circonstances. Il s’agit d’une action humanitaire de la part des États‑Unis et des pays du Moyen‑Orient, mais surtout de la part de l’Iran.

Beaucoup de ces navires manquent de nourriture et d’autres biens indispensables au maintien de la santé et des conditions sanitaires de leurs grands équipages. Je pense que cette initiative peut jouer un rôle important pour démontrer la bonne volonté de tous ceux qui ont été profondément engagés dans ce conflit ces derniers mois. Si, d’une manière ou d’une autre, cette démarche humanitaire venait à être entravée, cette obstruction devrait malheureusement recevoir une réponse ferme. Merci pour l’attention portée à ce sujet ! ».

 

Donald Trump

« La chancelière allemande devrait consacrer plus de temps à mettre fin à la guerre Russie‑Ukraine et à réparer son pays brisé, en particulier sur les questions de migration et d’énergie, et moins de temps à s’ingérer dans les affaires de ceux qui sont en train d’éliminer la menace nucléaire iranienne. Ce faisant, ils rendent le monde, y compris l’Allemagne, plus sûr ! ».

 

5. Lutte contre la propagande, la guerre psychologique, les mensonges et les tentatives de manipulation de l’opinion publique

 

Robert Pape, professeur renommé à l’université de Chicago 

« Trump a annoncé qu’en réponse aux menaces de l’Iran, les États‑Unis escorteraient les navires à travers Ormuz. Cette tactique est appelée “saucissonnage” (tactique de la saucisse tranchée) et transfère l’initiative à l’Iran, qui peut alors couler les navires et leurs escortes américaines. La grande question est la suivante : les pétroliers accepteront‑ils de courir ce risque ? ».

 

Aaron David Miller, ancien négociateur en chef américain 

« Pour conduire les navires hors du détroit, les bâtiments de la marine américaine doivent être physiquement présents dans le détroit d’Ormuz. Cela signifie qu’ils s’exposent aux attaques de l’Iran, à ses drones et à ses mines. Allons‑nous déployer des Marines à bord de navires non américains pour contrer les drones ? Allons‑nous engager six destroyers pour escorter plusieurs pétroliers tout en assurant une couverture aérienne ? »

 

Le Wall Street Journal, citant un responsable américain 

« Le plan de Trump prévoit un mécanisme permettant aux États, aux compagnies d’assurance et aux compagnies maritimes de coordonner la navigation dans le détroit d’Ormuz. À ce stade, ce plan n’inclut pas l’escorte des navires commerciaux par des bâtiments de guerre américains lors de leur passage dans le détroit. »

 

Donald Trump 

« Les États‑Unis ont totalement paralysé les capacités militaires de l’Iran. La force aérienne iranienne est complètement hors service, la marine de ce pays, autrefois la plus puissante de la région, a été entièrement anéantie et 159 navires iraniens reposent au fond de la mer. Le détroit d’Ormuz, qui pendant des années a été utilisé comme une “arme” par l’Iran, est désormais fermé à ce même Iran. Nous ne permettrons pas à l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, car une telle arme pourrait être utilisée contre Israël, l’Europe ou même les États‑Unis ».

 

Mike Franken, ancien amiral de la marine américaine

« On nous avait dit que la marine iranienne avait été coulée, que sa force aérienne avait été détruite, que ses matières fissiles avaient explosé et que ses dirigeants avaient été tués. Pourtant, comme par enchantement, ils ont arraisonné deux pétroliers dès ce matin. Mensonges sur toute la ligne ».

 

Protestation de Marjorie Taylor Greene, ancienne membre de la Chambre des représentants, ex‑soutien de Trump 

« Trump vient d’adresser une lettre au Congrès pour annoncer que la guerre en Iran est terminée, au motif que 60 jours se sont écoulés depuis le début du conflit, alors que, pour que le président puisse poursuivre la guerre, la Constitution exige un vote du Congrès. Mais la guerre n’est en réalité pas terminée.

Trump ne fait que remettre le compteur à zéro pour échapper à un vote du Congrès qui pourrait limiter ses pouvoirs en matière de guerre contre l’Iran, alors que le conflit n’a en aucune façon pris fin, même en raison du cessez‑le‑feu. De plus, Trump reprendra bientôt ses opérations militaires. La guerre n’a jamais cessé. Cette démarche est contraire à la Constitution, et le Congrès doit reprendre les prérogatives que lui confère la Constitution ».

 

Magazine The Atlantic 

« Les conséquences de la guerre contre l’Iran ne font que commencer. Si les objectifs poursuivis par les États‑Unis dans cette guerre n’ont pas été atteints, les répercussions de ce conflit entraîneront des perturbations durables. La guerre contre l’Iran a provoqué des changements structurels dans les équations régionales et internationales.

En particulier, le contrôle effectif exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz est devenu l’un des principaux résultats de la guerre et pourrait transformer, pour des années, les voies du commerce mondial de l’énergie. Ce conflit a également provoqué de violents chocs économiques à l’échelle mondiale, de sorte que les perturbations du passage du pétrole par le détroit ont entraîné une flambée des prix de l’énergie et une instabilité des marchés.

Alors qu’un cessez‑le‑feu fragile est en place, l’impasse politique et militaire se poursuit, et l’Iran utilise son levier de pression sur ce passage vital pour exercer une influence économique et géopolitique ».

 

6. Situation du marché de l’énergie et effets de la crise dans la région

 

« Au cours des dernières 24 heures, l’escalade des tensions dans le détroit d’Ormuz – notamment l’annonce par le président américain d’un projet d’escorte militaire des navires et l’avertissement iranien selon lequel toute action unilatérale serait considérée comme une violation du cessez‑le‑feu – est devenue l’un des principaux sujets de préoccupation du marché mondial de l’énergie. Dans le même temps, la sortie des Émirats arabes unis de l’OPEP et de l’OPEP Plus, dans le prolongement de divergences sur les quotas de production, est interprétée par de nombreux analystes comme un signe de baisse de la cohésion au sein de cette organisation et accentue la sensibilité du marché quant aux perspectives d’offre.

Dans ce climat, le prix du Brent pour les contrats proches a oscillé ces derniers jours dans une fourchette de 108 à environ 110 dollars le baril, et, après avoir atteint un pic hebdomadaire supérieur à 124 dollars, est entré dans une phase de correction. Le prix du brut de référence américain et d’autres indices pétroliers se situent également à des niveaux proches de 100 à environ 105 dollars le baril, tandis que, sur le marché au comptant et pour les livraisons immédiates, en raison de la prime de risque liée au passage par Ormuz et aux inquiétudes concernant des perturbations du trafic maritime, les prix sont généralement enregistrés à un niveau légèrement supérieur.

 

Les reportages médiatiques et bulletins d’analyse insistent sur le fait que l’ensemble des développements concernant le détroit d’Ormuz, la décision des Émirats et la persistance de l’incertitude dans les relations entre l’Iran et les États‑Unis maintiennent une prime géopolitique élevée dans les prix du pétrole et rendent le marché extrêmement sensible à toute nouvelle information.

 

En contrepoint, des facteurs fondamentaux tels que le ralentissement relatif de la croissance de la demande mondiale, les politiques de transition énergétique et la multiplication des efforts visant à diversifier les sources d’approvisionnement contribuent partiellement à atténuer la pression haussière sur les prix, même si le niveau global reste sensiblement supérieur à la moyenne de l’an passé.

 

Certaines institutions de prévision mettent en garde : si les tensions à Ormuz se prolongent ou si un nouvel incident touche la navigation, les prix au comptant et à terme pourraient à nouveau repartir à la hausse et accroître la volatilité du marché.

Sur le plan structurel, la sortie des Émirats de l’OPEP et la possibilité d’une hausse autonome de leur production pourraient, à moyen terme, affecter la stabilité des cadres de gestion de l’offre sur le marché mondial du pétrole et aboutir à une redistribution des parts de marché entre grands producteurs.

 

Pour de nombreux acteurs et observateurs internationaux, la stabilité et la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz demeurent la condition essentielle pour réduire le coût du risque et permettre au marché de revenir progressivement vers un équilibre plus durable. »

 

TankerTrackers

« Un navire transportant du gaz liquéfié iranien a quitté sans encombre la zone contrôlée par la marine américaine. Le navire “XAVIA” avait été observé il y a quelques semaines en cours de chargement à Assalouyeh, en Iran, et est apparu il y a deux jours au large de Sohar, sur la côte omanaise. »

  

7. Protestation contre la guerre et solidarité des peuples de la région avec l’Iran

 

Des citoyens de France, du Royaume‑Uni, de Suède, d’Allemagne et des Pays‑Bas se sont rassemblés à Bruxelles, capitale de la Belgique, pour protester contre les agressions israélo‑américaines en Iran, au Liban et en Palestine.

 

 

Foreign Affairs 

Comment la guerre a‑t‑elle contribué à préserver le système politique iranien ? La conséquence inattendue de l’offensive conjointe des États‑Unis et d’Israël a été de consolider le régime iranien au cœur de la tempête. Les stratèges de Washington et de Tel‑Aviv pensaient qu’une pression militaire pousserait la population à se soulever contre le pouvoir. Mais cette attaque a réveillé le nationalisme iranien. Aujourd’hui, même les critiques internes se rangent aux côtés de l’État pour défendre le territoire et l’intégrité du pays. Les frappes américaines et israéliennes ont poussé le réseau des alliés régionaux de l’Iran (l’axe de la résistance) à s’engager avec une motivation décuplée.

Cette guerre a transformé le lien entre Téhéran et ses alliés, d’une simple relation politique en une “communauté de destin scellée par le sang”, qui garantit l’influence de l’Iran sur le long terme. Malgré l’intensité des attaques, la machine de guerre iranienne reste opérationnelle et a même été capable d’infliger des dommages se chiffrant en milliards de dollars à des bases américaines. Cela a conduit les alliés de Washington dans la région à douter de la capacité de dissuasion du tandem États‑Unis–Israël.

 

Bernie Sanders 

La guerre en Irak : 1 200 milliards de $.

La guerre en Afghanistan : 3 200 milliards de $.

La guerre en Iran : 1 000 milliards de $ estimés.

Il y a toujours de l’argent pour la guerre, mais jamais de budget suffisant pour le logement, l’éducation ou les besoins des travailleurs. Nous devons, et nous pourrons, changer nos priorités nationales.

 

Think tank Quincy Institute 

« L’Iran a brisé l’illusion américaine de supériorité militaire sur la Chine. Le conflit en cours n’a pas seulement exacerbé les pénuries, il a aussi montré à quel point les États‑Unis sont peu préparés pour une guerre réelle entre grandes puissances. Cette guerre révèle que la dépendance américaine à la force militaire ne garantit nullement une supériorité durable et peut même épuiser ses ressources dans la compétition plus large avec la Chine. »

 

The Daily Beast 

Selon les résultats d’un nouveau sondage Gallup, 55% des Américains déclarent que leur situation financière s’est détériorée. Cette tendance est en hausse depuis cinq années consécutives. La hausse du coût de la vie, en particulier les prix de l’énergie, constitue le principal facteur de ce mécontentement et pourrait devenir un risque politique majeur pour Trump et les républicains.

 

The Washington Post 

Les résultats d’un sondage conjoint Washington Post–ABC–Ipsos montrent qu’une majorité d’Américains considèrent l’intervention militaire comme une erreur, même si les républicains y restent largement favorables. 61% des Américains – dont 91% des démocrates et 71% des indépendants – jugent la guerre erronée. Ce chiffre n’est que de 19% parmi les républicains. Beaucoup craignent également que ce conflit ne débouche sur une récession économique.

 

Paul Ramsey, analyste américain 

La meilleure décision serait de se retirer et de lâcher prise. Toutefois, il s’agit là d’une défaite humiliante pour les États‑Unis. La République islamique demeure en place, l’Iran a conservé ses missiles et ses drones, il contrôle désormais le détroit d’Ormuz (alors qu’avant la guerre ce n’était pas le cas), les bases américaines ont été rasées et il n’existe aucun accord nucléaire.

 

Journal The Hill 

Les résultats d’un sondage conjoint Washington Post–ABC News–Ipsos indiquent que 61% des Américains estiment que la guerre avec l’Iran était une erreur. Selon les analystes, ce niveau d’opposition est comparable aux pics de contestation observés durant les guerres du Vietnam et d’Irak.

 

Journal Il Manifesto 

Trump continue d’affirmer qu’il a gagné la guerre et que l’Iran serait à la recherche désespérée de la paix. Pourtant, tous les éléments factuels racontent une autre histoire : le détroit d’Ormuz est toujours fermé et Téhéran a maintenu sa capacité de lancer des missiles et des drones.

Le cœur de la stratégie de l’Iran, c’est le temps. Il s’agit d’un affrontement d’usure dans lequel chaque jour qui passe équivaut à une victoire.

 

8. Efforts diplomatiques

 

Entretiens téléphoniques du ministre iranien des Affaires étrangères avec les ministres des Affaires étrangères des pays de la région :

Seyed Abbas Araghchi, lors de discussions téléphoniques séparées avec ses homologues de Turquie, du Qatar, d’Arabie saoudite, d’Égypte, d’Irak et de la République d’Azerbaïdjan, les a informés des dernières positions et initiatives de la République islamique d’Iran pour mettre fin à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran et pour instaurer la paix dans la région. Araghchi a souligné que l’Iran, animé de bonne foi et d’un sens des responsabilités, et dans le but de mettre un terme définitif à la guerre – malgré une défiance totale à l’égard de la partie américaine au vu de ses violations répétées –, est entré dans un nouveau cycle de négociations sous la médiation du Pakistan. Il a insisté sur le fait que la République islamique d’Iran n’est pas à l’origine de cette guerre imposée et que, tout en se déclarant prête à poursuivre la voie diplomatique si la partie américaine revient sur ses revendications excessives, ses discours menaçants et ses actions provocatrices, les forces armées iraniennes demeurent pleinement vigilantes et prêtes à défendre de manière résolue et globale la nation contre toute menace ou acte malveillant.

Les ministres des Affaires étrangères des pays de la région, en exposant leurs propres points de vue et positions en faveur de la diplomatie et de solutions pacifiques pour mettre un terme à la guerre et résoudre les différends, ont exprimé leur disponibilité à toute forme d’appui à ce processus.

 

Entretien téléphonique entre Araghchi et le président du Parlement libanais 

Au cours d’un entretien téléphonique, le ministre iranien des Affaires étrangères et Nabih Berri, président du Parlement libanais, ont condamné avec force les actions agressives du régime sioniste à l’encontre des pays de la région, notamment le Liban, et ont souligné la nécessité d’un mouvement de la communauté internationale pour mettre fin à ces actions barbares dans le sud du Liban. Ils sont convenus de poursuivre leurs consultations et coordinations communes. Araghchi a salué la résistance exemplaire du peuple libanais face aux attaques sauvages du régime sioniste et a réaffirmé le soutien ferme de l’Iran au peuple du Liban. Il a précisé que l’arrêt des agressions du régime sioniste contre le Liban fait partie intégrante de l’accord de cessez‑le‑feu entre l’Iran et les États‑Unis et que cette question restera une priorité pour la République islamique d’Iran dans tout processus futur.

Le président du Parlement libanais a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’accroître la pression internationale et de prendre les mesures nécessaires pour contraindre ce régime à répondre de ses actes. Il a aussi remercié l’Iran pour ses efforts visant à soutenir les positions légitimes du Liban.

 

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et italien 

Seyed Abbas Araghchi a informé son homologue italien des dernières évolutions liées au cessez‑le‑feu et aux efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre imposée, et a souligné l’importance d’un rôle responsable des pays européens dans ce processus. Exprimant ses regrets quant à l’attitude non constructive et irresponsable de certains pays européens qui persistent à répéter des clichés erronés au sujet du programme nucléaire iranien, il a rappelé que ce programme est entièrement pacifique et que ces pays devraient, au lieu de s’en tenir à de telles positions, condamner clairement l’agression militaire des États‑Unis et du régime sioniste contre l’Iran et les tenir pour responsables de leurs violations flagrantes du droit international humanitaire.

 

Entretien téléphonique du ministre iranien des Affaires étrangères avec la responsable de la politique étrangère de l’Union européenne 

Seyed Abbas Araghchi a, par téléphone, informé Mme Kaja Kallas, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, des dernières positions et initiatives de la République islamique d’Iran pour mettre fin à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran et instaurer la paix dans la région. Mme Kallas, exprimant ses préoccupations face aux conséquences sécuritaires et économiques de la poursuite des tensions dans la région, a réaffirmé la position de principe de l’Union en faveur de la diplomatie pour établir une paix et une sécurité durables.

 

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et français 

Seyed Abbas Araghchi s’est entretenu avec Jean‑Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, et a exposé à son homologue les positions et initiatives de la République islamique d’Iran pour mettre fin à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran. Le ministre français des Affaires étrangères, rappelant la position de son pays en faveur de la poursuite des initiatives diplomatiques, a exprimé l’espoir que la continuation des discussions permettra d’établir une paix et une sécurité durables dans la région.

 

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et russe 

Seyed Abbas Araghchi a informé Sergueï Lavrov des positions et initiatives de la République islamique d’Iran pour mettre fin à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran et instaurer la paix dans la région. Le ministre russe des Affaires étrangères, rappelant la position de principe de son pays dans la condamnation de l’agression militaire contre l’Iran, a réaffirmé la disponibilité de Moscou à fournir toute assistance permettant de mettre un terme à cette guerre imposée et d’établir la paix dans la région.

 

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et sud‑coréen 

Seyed Abbas Araghchi a informé Cho Hyun, son homologue sud‑coréen, des dernières évolutions liées au processus diplomatique visant à mettre fin à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste.

 

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et japonais 

Seyed Abbas Araghchi a, lors d’un entretien téléphonique, informé Toshimitsu Motegi, ministre japonais des Affaires étrangères, des dernières évolutions liées au processus diplomatique et des efforts et initiatives en cours pour mettre fin à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre la République islamique d’Iran.

  

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et omanais 

Seyed Abbas Araghchi s’est entretenu avec Sayyid Badr al‑Busaïdi, ministre des Affaires étrangères du sultanat d’Oman, et l’a informé des dernières initiatives diplomatiques de la République islamique d’Iran visant à mettre fin à la guerre imposée et à l’escalade provoquée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran, et à instaurer la paix dans la région.

 

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et allemand 

Seyed Abbas Araghchi a exposé à son homologue allemand les dernières positions, vues et initiatives diplomatiques de la République islamique d’Iran et l’a informé des efforts actifs de Téhéran pour mettre fin à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran.

 

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et espagnol 

Seyed Abbas Araghchi et José Manuel Albares se sont entretenus dimanche par téléphone au sujet des développements régionaux et internationaux récents, ainsi que des relations bilatérales.

Araghchi, soulignant l’approche responsable de la République islamique d’Iran pour préserver une stabilité et une sécurité durables dans la région, a détaillé les efforts et initiatives diplomatiques de son pays pour mettre fin à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran.

 

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et pakistanais 

Seyed Abbas Araghchi s’est entretenu avec son homologue pakistanais, Muhammad Ishaq Dar, pour le remercier du rôle constructif du Pakistan en tant que médiateur dans les échanges entre l’Iran et les États‑Unis, et pour évoquer les développements régionaux récents et les efforts diplomatiques en cours afin de mettre un terme à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran et instaurer la paix dans la région.

 

Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères iranien et brésilien 

Seyed Abbas Araghchi a informé Mauro Vieira, ministre des Affaires étrangères de la République fédérative du Brésil, des dernières évolutions en Asie occidentale, des initiatives diplomatiques de la République islamique d’Iran visant à instaurer la paix dans la région et à mettre fin à la guerre imposée par les États‑Unis et le régime israélien contre l’Iran.

 

Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran en France

Attachments

متن دیدگاه
نظرات کاربران
تاکنون نظری ثبت نشده است