13 May 2026
2026/05/12 - 12:49

Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 53

.

PDF Version

Au soixante-treizième jour depuis le début de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste contre la République islamique d’Iran, le service de la diplomatie publique de l’ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les éléments suivants :

 

 

Aperçu général des événements des derniers jours

 

Selon les rapports et les analyses publiés dans les médias, la République islamique d’Iran a récemment, dans le cadre d’une « dissuasion responsable » et en s’appuyant sur ses droits légitimes dans ses eaux territoriales et dans le détroit d’Ormuz, présenté une réponse globale et argumentée à la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre. Cette réponse insiste sur l’arrêt total des agressions, la levée du blocus des ports iraniens, des garanties sécuritaires claires et la définition d’un mécanisme durable pour la sécurité du détroit d’Ormuz et de l’ensemble de la région du Golfe persique. Cette initiative démontre une nouvelle fois la volonté de l’Iran d’aboutir à une paix juste fondée sur le respect mutuel, tout en soulignant que la normalisation du blocus économique et des menaces militaires contre le peuple iranien est inacceptable.

De son côté, le président américain a qualifié la réponse reçue de « inacceptable » lors d’une prise de position hier soir. Cette décision, selon les observateurs, accompagnée d’une intensification de la rhétorique menaçante de Washington, a accru les inquiétudes quant à l’avenir du fragile cessez-le-feu et à un possible retour à un affrontement direct dans le Golfe persique.

Sur le plan géopolitique, le détroit d’Ormuz est devenu un point central de redéfinition de l’équilibre des forces dans le Golfe persique et un symbole du lien entre la sécurité régionale et la sécurité énergétique mondiale. Toute restriction du passage des pétroliers et des méthaniers se répercute immédiatement sur les marchés mondiaux, montrant que les comportements contraires aux normes internationales des puissances extérieures à la région se traduisent inévitablement par une pression maximale sur l’économie mondiale.

Au niveau régional, la crise d’Ormuz et la guerre contre l’Iran sont liées au « front complémentaire » libanais, où, malgré un cessez-le-feu annoncé, les affrontements se poursuivent, maintenant le pays dans une situation de « ni guerre ni paix » fortement instable.

Sur le plan diplomatique, la médiation de certains pays régionaux, notamment le Pakistan, vise à rapprocher les positions, mais les prises de position soudaines du président américain ont renforcé la méfiance. L’Iran souligne qu’une solution durable doit inclure : la fin des agressions militaires, la levée progressive du blocus et des sanctions, des arrangements sécuritaires régionaux dans le détroit d’Ormuz, et des garanties juridiques claires.

Certains estiment que la visite prochaine du président américain en Chine pourrait constituer un tournant, entre tentative américaine d’alignement de Pékin et préoccupations chinoises liées à la sécurité énergétique.

Si Washington persiste à rejeter les propositions iraniennes, le risque d’escalade vers une situation plus dangereuse augmentera, avec des conséquences économiques et politiques globales. À l’inverse, un cadre accepté par toutes les parties pourrait ouvrir la voie à un système de sécurité régional durable.

 

1. Dernières déclarations des responsables iraniens

 

Dr Massoud Pezeshkian, Président de la République islamique d’Iran

La politique constante de la République islamique d’Iran consiste à développer des relations amicales fondées sur le respect mutuel et les intérêts communs.

Les politiques de colonisation et d’exploitation n’ont pas leur place dans le monde de demain. Autant la tolérance est enracinée dans la culture de notre peuple, autant la lutte contre l’injustice est inscrite dans l’histoire de cette terre. Cette identité continuera à porter l’élévation du nom de l’Iran.

 

Dr Massoud Pezeshkian

Nous ne plierons jamais face à l’ennemi. Lorsque nous parlons de dialogue ou de négociation, cela ne signifie ni capitulation ni recul, mais la défense des droits du peuple iranien et la protection résolue des intérêts nationaux.

 

Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères

Les Iraniens, au fil de l’histoire, ont résisté non seulement à une puissance, mais aussi aux « puissances » et aux légions, et en sont toujours sortis la tête haute. A cette pareille date de l’an 53 avant J.-C., lors de la bataille de Carrhes, le grand général iranien Suréna, avec des effectifs et des moyens inférieurs, infligea une défaite écrasante aux légions romaines pourtant lourdement équipées dans une guerre asymétrique. Crassus, l’un des hommes les plus puissants de Rome, y trouva la mort, le mythe de l’invincibilité romaine vola en éclats et le rêve d’expansion de Rome vers l’Orient s’effondra.

L’histoire finit toujours par se répéter pour ceux qui ne la lisent pas et refusent d’en tirer les leçons.

 

Esmaeil Baghaei

(En réponse à une question selon laquelle le président américain a qualifié la réponse iranienne d’« insuffisante et inacceptable », et demandant quelles concessions l’Iran avait réclamées dans sa réponse à la proposition américaine, concessions auxquelles les Américains se sont opposés.): Nous n’avons demandé aucune concession ; nous avons seulement revendiqué les droits légitimes de l’Iran. Garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz est-il une exigence excessive ? Assurer la paix et la sécurité dans toute la région est-il irresponsable ? Nos propositions étaient raisonnables, responsables et même généreuses, dans l’intérêt de la stabilité régionale.

 

Kazem Gharibabadi, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales

La France a annoncé avoir déployé le porte-avions « Charles de Gaulle » en direction de la mer Rouge et du golfe d’Aden afin de préparer une future mission de coopération conjointe entre Paris et Londres, visant à renforcer la liberté de navigation dans la région du détroit d’Ormuz. Parallèlement, le gouvernement britannique a également déclaré qu’il enverrait, en coordination avec la France, l’un de ses navires de guerre en mer Rouge.

Tout déploiement et toute présence de bâtiments de guerre extra-régionaux aux abords du détroit d’Ormuz, sous prétexte de « protection de la navigation », ne constituent rien d’autre qu’une aggravation de la crise, une militarisation d’une voie maritime vitale et une tentative de dissimuler les véritables causes de l’insécurité dans la région. La sécurité maritime ne saurait être assurée par des démonstrations de puissance militaire, en particulier de la part d’acteurs qui, par leur soutien, leur participation ou leur silence face à l’agression et au blocus, font eux-mêmes partie du problème.

L’origine de l’insécurité dans la région réside dans le recours illégal à la force, les menaces persistantes contre les États riverains, le blocus maritime et le mépris de la Charte des Nations unies. Le détroit d’Ormuz n’est pas un bien commun des puissances extra-régionales ; il s’agit d’une voie maritime sensible située à proximité des États riverains. L’exercice de la souveraineté de la République islamique d’Iran sur ce détroit ainsi que la définition de son cadre juridique relèvent du droit de l’Iran en tant qu’État côtier.

Les autorités françaises ont indiqué que le navire déployé aurait pour mission le déminage et l’escorte des navires une fois le calme rétabli. Nous leur rappelons que, tant en temps de guerre qu’en temps de paix, seule la République islamique d’Iran est en mesure d’assurer la sécurité dans ce détroit et qu’elle n’autorisera aucun pays à intervenir dans ce domaine. En conséquence, il est souligné que la présence de navires français, britanniques ou de tout autre pays en vue d’accompagner d’éventuelles actions illégales et contraires au droit international des États-Unis dans le détroit d’Ormuz se heurtera à une réponse ferme et immédiate des forces armées de la République islamique d’Iran. Il leur est donc instamment recommandé de ne pas aggraver davantage la situation.

 

Amir Saeid Iravani, ambassadeur et représentant permanent de la République islamique d’Iran auprès de l’ONU à New York

Les nouvelles actions militaires des États-Unis contre deux pétroliers iraniens à proximité du port de Jask et du détroit d’Ormuz, ainsi que les frappes menées contre plusieurs points dans les zones côtières iraniennes surplombant le détroit, constituent une violation manifeste du cessez-le-feu du 8 avril 2026 et une violation flagrante du paragraphe 4 de l’article 2 de la Charte des Nations unies.

 

2.       Crise dans le détroit d’Ormuz

 

Bureau des relations publiques de l’armée

Un drone de reconnaissance appartenant à l’ennemi agresseur a été détruit dans la région du sud-ouest par les systèmes du réseau intégré de défense, placés sous le commandement du quartier général conjoint de la défense aérienne du pays.

 

Commandement de la marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique

Les missiles et drones de la force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution islamique sont verrouillés sur des cibles américaines dans la région et nous attendons l’ordre d’ouverture du feu.

 

Commandement de la marine du Corps des Gardiens de la révolution islamique

Avertissement ! Toute atteinte aux pétroliers et navires commerciaux de la République islamique d’Iran entraînera une attaque massive contre l’un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis.

 

Président de l’Association du transport maritime

En utilisant l’ensemble des corridors logistiques et de communication existants via les douze pays ayant des frontières terrestres et maritimes avec l’Iran, nous sommes en mesure de satisfaire tous les besoins essentiels et d’assurer les exportations nécessaires vers les pays de destination. Il est certain que les restrictions envisagées par les États-Unis hostiles, ainsi que les pressions économiques qu’ils cherchent à imposer par le biais d’un blocus maritime, seront réduites au minimum possible.

 

3. Actions provocatrices

 

Patricia Marines, analyste militaire

Les États-Unis intensifient les tensions contre l’Iran. Au cours des dernières heures, ils ont non seulement bombardé des positions iraniennes, mais ont également ciblé des superpétroliers afin d’entraver la capacité de l’Iran à stocker du pétrole sur le long terme. Selon un rapport de Fox News, un responsable américain a déclaré que le retour d’un grand nombre de ces navires vides vers le Golfe (persique) avait été empêché et que plusieurs d’entre eux avaient même été bombardés.

Trump a compris que le blocus n’était pas efficace et que cette stratégie exerçait une pression sur les États-Unis bien plus rapidement qu’elle ne nuisait à l’économie iranienne. Dès lors, l’escalade des tensions est apparue comme une réaction naturelle et inévitable. Dans ce jeu, l’Iran a agi avec faiblesse et, comme je l’ai déjà indiqué, il en paiera le prix fort.

 

Compte X de CENTCOM  

Le 8 mai, les forces américaines ont neutralisé les navires M/T Sea Star III et M/T Sevda avant l’entrée des deux bâtiments dans un port iranien situé dans le golfe d’Oman, au motif d’une violation du blocus continu imposé par les États-Unis.

Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a mené des opérations de blocus contre deux pétroliers iraniens à vide qui tentaient d’accéder à un port iranien dans le golfe d’Oman. Un chasseur F/A-18 Super Hornet de l’US Navy, déployé depuis le porte-avions USS George H.W. Bush (CVN-77), a neutralisé les deux pétroliers en tirant des munitions de précision sur leurs cheminées, empêchant ainsi les navires considérés comme contrevenants d’entrer en Iran.

 

Le Premier ministre du régime sioniste, dans une interview accordée à CBS

Je pense que la guerre contre l’Iran a produit de nombreux résultats, mais elle n’est pas encore terminée, car il subsiste encore des matières nucléaires (uranium enrichi) qui doivent être retirées d’Iran. Il existe encore des installations d’enrichissement qui doivent être démantelées. Il reste encore des forces supplétives que l’Iran soutient. Il existe encore des missiles balistiques que l’Iran cherche à produire. Nous avons affaibli une grande partie de leurs capacités, mais tous ces éléments subsistent encore et il reste beaucoup à faire.

 

Marco Rubio a annoncé, dans un communiqué, l’imposition de sanctions contre 11 entreprises et 3 individus basés en Iran, en Chine, en Biélorussie et aux Émirats arabes unis. Cette déclaration du secrétaire d’État américain est intervenue quelques heures après celle du département du Trésor, qui avait ajouté les noms de 3 individus et de 9 entreprises à la liste des sanctions liées à l’Iran. Selon le département du Trésor, les personnes sanctionnées sont des ressortissants iraniens, chinois et biélorusses, tandis que les entreprises visées sont établies en Chine et en Biélorussie. Ces individus et entités sont accusés d’avoir apporté un soutien au secteur de l’armement iranien.

 

4. Pertes humaines et dégâts matériels de la guerre

 

Le vice-président aux affaires étudiantes de l’université Shahid Beheshti

Lors des attaques récentes, six blocs de résidences étudiantes, représentant une surface bâtie d’environ 55 000 mètres carrés, ont été entièrement retirés du circuit d’hébergement, entraînant la perte d’environ 2 000 lits. La reconstruction complète de cet ensemble nécessitera un budget d’environ 5 milliards d’euros. Dans ces événements, cinq étudiants et deux anciens diplômés de l’université sont tombés en martyr.

 

Communiqué du Haut conseil des droits de l’Homme, condamnant l’attaque militaire du sous-marin américain contre la frégate Dena

Ce navire n’avait aucun rôle opérationnel sur les fronts de combat. Il ne se trouvait pas dans, ni à proximité immédiate, de zones de combats actifs, et l’un des rescapés de cet incident a souligné dans son témoignage : « Ce n’était pas une zone de guerre et nous n’avons reçu aucun avertissement. »

Le Haut conseil des droits de l’Homme, en se fondant sur les règles coutumières reflétées à l’article 8 du Statut de Rome (paragraphe 2 – crimes de guerre) ainsi que sur d’autres normes coutumières du droit international, tient les États-Unis et les responsables militaires et politiques concernés directement pour responsables de ce crime de guerre. Il demande au Conseil des droits de l’Homme et au Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies de condamner officiellement l’attaque contre la frégate Dena et le martyre de ses 104 membres d’équipage en tant que crime de guerre.

 

Avant et après l’attaque au missile contre le complexe pétrochimique Amir Kabir, au port de Mahshahr

  

5. Lutte contre la propagande, la guerre psychologique, les mensonges et les tentatives de manipulation de l’opinion publique

 

· Farid Zakaria, présentateur et théoricien politique américain de renom sur la chaîne CNN

En pratique, une forme d’impasse s’est créée : l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz et Trump, en annonçant une sorte de blocus réciproque, a tenté, par une pression économique maximale, de pousser Téhéran à accorder rapidement des concessions. Mais cette approche n’a, jusqu’à présent, donné aucun résultat et la Maison-Blanche teste différents scénarios pour accentuer la pression, tandis que l’Iran est prêt à supporter une partie des coûts, pour autant qu’ils soient répartis entre l’ensemble des acteurs.

  

· Douglas Macgregor, colonel à la retraite de l’armée américaine, analyste militaire et ancien conseiller au Pentagone
Question : Qui contrôle le détroit d’Ormuz ?
Réponse : L’Iran.
Question : Qui est déployé à l’extérieur du Golfe persique ?
Réponse : La puissance militaire américaine.
Question : Entre les deux, qui détient l’initiative stratégique ?
Réponse : L’Iran.


La transformation de « Project Freedom » – une opération conçue pour escorter les navires commerciaux à travers le détroit d’Ormuz – en un « projet de nulle part » est désormais achevée.

 

 

· Tucker Carlson, célèbre présentateur américain

Netanyahou et plusieurs figures influentes liées au lobby pro-israélien ont été les principaux artisans du basculement de Trump dans la guerre avec l’Iran.
Je l’ai personnellement averti que nombre de ceux qui le poussaient vers la guerre avec l’Iran – parmi lesquels Netanyahou, Rupert Murdoch, Mark Levin, Ben Shapiro et Marc Thiessen, soit ne l’appréciaient pas, soit souhaitaient détruire sa présidence. Je lui ai dit directement que ces personnes défendaient des politiques qui correspondaient davantage aux intérêts d’Israël qu’aux siens ou à ceux des États-Unis, et Trump a confirmé ce point en répondant: « Oui, je le sais. »

 

· Max Blumenthal, journaliste américain

Plus d’un mois s’est écoulé et le Pentagone n’a toujours publié ni photos, ni noms, ni aucune donnée d’identification concernant les deux pilotes américains qui auraient été secourus près d’Ispahan. Il n’est donc pas surprenant que beaucoup pensent que cette opération de « sauvetage » a en réalité servi de couverture à une tentative avortée des États-Unis de s’emparer des stocks d’uranium de l’Iran.

 

· The Atlantic

Dans un article intitulé « Échec et mat en Iran », il est affirmé que l’échec actuel des États-Unis face à l’Iran revêt un caractère irréversible, contrairement aux revers précédemment subis par Washington. Selon cette analyse, des échecs tels que le Vietnam, l’Afghanistan ou l’Irak ont finalement été contenus et n’ont pas durablement mis fin à la suprématie mondiale américaine. En revanche, la crise iranienne constituerait un point de non-retour, rendant impossible tout retour à la situation antérieure. L’auteur estime que les États-Unis ne sont ni capables d’imposer une victoire décisive ni en mesure de contrôler les conséquences de la guerre, tandis que l’Iran est parvenu à consolider sa position en tant qu’acteur déterminant au niveau régional et sur le marché mondial de l’énergie.

L’article souligne que malgré 37 jours de frappes conjointes américaines et israéliennes et les lourdes pertes infligées à la structure militaire iranienne, Téhéran n’a accepté ni concessions ni recul. L’espoir de contraindre l’Iran par un blocus économique est également jugé peu crédible, le pouvoir iranien étant prêt à supporter des coûts internes considérables. À l’inverse, toute nouvelle escalade pourrait conduire à des frappes iraniennes contre les infrastructures énergétiques du Golfe et provoquer une crise prolongée de l’économie mondiale. Selon l’auteur, cette perspective constitue l’un des principaux facteurs ayant poussé Donald Trump à privilégier un cessez-le-feu et, potentiellement, à « déclarer la victoire puis quitter la scène ». Dans ce contexte, le principal acquis stratégique de l’Iran résiderait dans le maintien de son contrôle effectif sur le détroit d’Ormuz. Téhéran pourrait utiliser ce levier pour exercer une pression sur le marché énergétique mondial, accorder des avantages à ses partenaires et pénaliser ses adversaires. L’auteur conclut que cette capacité offre à l’Iran un instrument de pression encore plus efficace qu’un éventuel programme nucléaire, au point d’amener les États du Golfe et même Israël à considérer que les États-Unis ne sont plus capables de garantir la sécurité régionale ni de contenir l’Iran.

 

· Middle East Eye

La guerre contre l’Iran a engendré une crise majeure de confiance dans le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et conduit de nombreux États à douter de l’efficacité de ce régime. Le recours à la force militaire contre un pays pourtant partie à ce traité renforce l’idée que les garanties de sécurité qui y sont associées ne sont plus fiables. Une telle situation peut inciter certains États à rechercher leurs propres options nucléaires, car lorsque les mécanismes internationaux ne sont plus en mesure d’assurer la sécurité, la motivation pour disposer d’une capacité de dissuasion autonome augmente, exposant l’ensemble du régime de non-prolifération au risque de désintégration.

 

6. Situation du marché de l’énergie et effets de la crise

 

· Sur la base des dernières données publiées par les plateformes spécialisées dans le secteur de l’énergie, le marché mondial du pétrole demeure directement influencé par les évolutions géopolitiques au Moyen-Orient, et en particulier par la crise du détroit d’Ormuz, et la volatilité des prix reste à un niveau élevé. Dans les échanges du jour, le prix de référence du Brent se situe dans une fourchette d’environ 100 à 102 dollars le baril, tandis que certains panneaux d’affichage en temps réel indiquent un cours de 104 dollars, ce qui témoigne d’une stabilisation des prix à des niveaux à trois chiffres. Parallèlement, le brut d’Oman – qui constitue l’un des principaux indices pétroliers du Moyen-Orient et l’un des rares pétroles exportés en dehors de la voie du détroit d’Ormuz – continue de se négocier avec une prime significative par rapport au Brent. Les rapports récents montrent que, après avoir atteint un record historique de 150 dollars le baril au cours des dernières semaines, le prix au comptant du pétrole d’Oman a reflué vers des niveaux plus bas, mais demeure élevé et oscille en moyenne plusieurs dizaines de dollars au-dessus du Brent. Ce record de 150 dollars, également confirmé par les analyses régionales, reflète le niveau élevé des risques commerciaux et assurantiels pesant sur le pétrole du Moyen-Orient dans un contexte de guerre et de menaces sur les routes maritimes.

Les analyses montrent que les niveaux actuels des prix sont moins le reflet d’une hausse de la demande réelle que le produit d’un faisceau de facteurs combinant risque d’interruption de l’offre, opérations spéculatives et anticipations du marché quant à l’issue des négociations politiques. D’un côté, la guerre au Moyen-Orient et les perturbations des exportations via le détroit d’Ormuz ont provoqué le plus important choc d’offre pétrolière de l’histoire récente, entraînant la réduction ou l’arrêt de la quasi-totalité des flux de pétrole brut et de gaz naturel liquéfié transitant par cette voie, ce qui maintient naturellement le Brent et les indices régionaux à des niveaux élevés. De l’autre, la diffusion d’informations relatives aux projets de cessez-le-feu, aux médiations engagées par certains pays et à la perspective d’une réouverture progressive des voies de navigation a, à plusieurs reprises, provoqué des replis de court terme des prix et enfermé le marché dans une « large fourchette de fluctuations ».

Les experts du marché de l’énergie estiment que tant que les perspectives politiques au Moyen-Orient resteront incertaines et que les risques pesant sur le détroit d’Ormuz ne seront pas durablement réduits, la tendance générale du marché pétrolier demeurera « fortement volatile, avec un biais haussier », chaque nouvelle négative sur le plan sécuritaire se répercutant rapidement sur les prix du Brent et des indices régionaux. Dans le même temps, si dans les prochains mois une partie des capacités d’exportation actuellement interrompues revenait sur le marché et si les stocks commerciaux des grands pays consommateurs se maintenaient à des niveaux gérables, l’hypothèse d’une phase corrective et d’un ajustement progressif des prix ne saurait être écartée ; mais, globalement, le marché de l’énergie en 2026 restera placé sous l’ombre portée des variables géopolitiques et des décisions stratégiques des principaux pays producteurs, suivant une trajectoire incertaine et hautement volatile.

 

· Le Washington Post      

La tactique de l’Iran pour contourner le blocus imposé par Trump consiste en des transferts de cargaison, de navire à navire en haute mer. Alors même que les États-Unis assiègent l’Iran, le pétrole iranien continue de circuler dans les océans par ce biais. Des experts expliquent que ces transferts discrets en mer servent à dissimuler l’origine du pétrole parti des ports iraniens et du golfe d’Oman avant la mise en place du blocus. Un vaste réseau de pétroliers, recourant à des méthodes sophistiquées telles que la désactivation des systèmes de localisation et les opérations de transbordement en mer dans des zones éloignées, est parvenu à déjouer les mécanismes de surveillance maritime renforcée. Les images satellitaires et les données de suivi montrent que des dizaines de navires opèrent dans les océans Indien et Pacifique pour transférer des cargaisons de carburant de manière à rendre impossible l’identification de la provenance réelle des cargaisons.

 

· Al Mayadeen

La guerre contre l’Iran et la hausse du prix du carburant d’aviation ont conduit à la suppression de deux millions de sièges de la capacité des compagnies aériennes à l’échelle mondiale. Depuis le déclenchement de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le prix du kérosène a plus que doublé. Les données de l’industrie aéronautique indiquent qu’environ 13 000 vols ont été retirés des programmes, et que des compagnies telles que Lufthansa, Turkish Airlines et plusieurs transporteurs américains ont réduit leur capacité.

 

· Bloomberg  

Sonnette d’alarme sur le niveau le plus bas des stocks mondiaux de pétrole depuis 2018 : entre le 29 février et le 8 mai, les réserves mondiales de pétrole ont diminué d’environ 4,8 millions de barils par jour. Il est désormais estimé que le volume de ces stocks correspond à environ 101 jours de demande mondiale et, si les perturbations de l’offre se poursuivent, ce niveau pourrait tomber à près de 98 jours d’ici la fin du mois.

 

· Organisation iranienne de protection de l’environnement  

La source de la pollution observée provient du rejet d’eaux de ballast contaminées par des hydrocarbures, déversées par un pétrolier qui avait été endommagé auparavant à proximité du détroit d’Ormuz. Le déversement de ces eaux de ballast polluées a entraîné l’apparition d’une contamination au large de l’île de Kharg. Aucun déversement d’hydrocarbures en provenance de conduites, d’installations portuaires pétrolières ou de plates-formes appartenant à la compagnie Iranian Offshore Oil Company n’a été observé ni signalé dans cette zone. L’Organisation suit la situation de la pollution en continu, 24 heures sur 24, au moyen d’images satellitaires et de missions régulières d’inspection sur le terrain.

 

7. Efforts diplomatiques

 

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Turquie

-          Seyed Abbas Araghchi et Hakan Fidan se sont entretenus par téléphone au sujet des principaux développements régionaux. Au cours de cet échange, M. Araghchi a informé son homologue turc des dernières évolutions liées aux efforts et initiatives diplomatiques de la République islamique d’Iran visant à mettre un terme définitif à la guerre imposée.

Faisant référence aux récentes initiatives aventureuses des États-Unis dans le golfe Persique ainsi qu’à certaines déclarations grossières et offensantes de hauts responsables américains, il a ajouté que les récentes provocations des forces américaines dans le golfe Persique et leurs multiples violations du cessez-le-feu avaient renforcé les doutes quant à la volonté et au sérieux de la partie américaine sur la voie diplomatique.

Il a estimé que l’approche destructrice des États-Unis affaiblissait le processus diplomatique et approfondissait la méfiance du peuple iranien à l’égard des intentions américaines, soulignant que l’arrêt des agressions illégales ainsi que des attitudes excessives et déraisonnables de la partie adverse constituait une condition nécessaire à l’avancement du processus diplomatique en cours.

-          Le ministre turc des Affaires étrangères a, pour sa part, rappelé la nécessité de poursuivre les efforts diplomatiques afin de mettre fin à la guerre et a réaffirmé le soutien de la Turquie au processus diplomatique en cours dans ce domaine.

               

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et du Royaume-Uni

Seyed Abbas Araghchi et Yvette Cooper, ministre britannique des Affaires étrangères, ont échangé par téléphone leurs points de vue sur les derniers développements régionaux.

  

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et du Qatar

Seyed Abbas Araghchi et le cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani ont échangé leurs points de vue sur les derniers développements régionaux et les processus diplomatiques en cours.

  

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et des Pays-Bas

Seyed Abbas Araghchi et Tom Brandsen ont discuté des questions relatives aux relations bilatérales ainsi que des derniers développements régionaux et diplomatiques en cours.

  

Entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de l’Égypte

Seyed Abbas Araghchi et Badr Abdelatty se sont entretenus par téléphone au sujet des derniers développements régionaux ainsi que des questions liées aux processus diplomatiques en cours entre l’Iran et les États-Unis sous médiation pakistanaise.

  

Consultation téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de l’Arabie saoudite 

Seyed Abbas Araghchi et Faisal ben Farhane se sont entretenus par téléphone lundi midi au sujet des dernières évolutions liées aux processus diplomatiques en cours entre l’Iran et les États-Unis sous médiation du Pakistan.

Je préfère cette réponse

 

 

Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran en France

Attachments

متن دیدگاه
نظرات کاربران
تاکنون نظری ثبت نشده است