Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 43
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Communiqué de presse
Paris, le 16 avril 2026
Huitième jour du cessez-le-feu de deux semaines, après trente-neuf jours d’agression illégale et illégitime des États‑Unis et du régime israélien, la section de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les éléments suivants :
Aperçu général des événements des dernières 24 heures
À la fin de la première semaine du cessez-le-feu, et après trente-neuf jours d’agression armée illégale et illégitime menée par les États-Unis et le régime sioniste, la situation dans le golfe Persique — en particulier dans le détroit d’Ormuz — demeure tendue ; le risque d’un retour à une confrontation militaire à grande échelle reste élevé.
Les États-Unis, en maintenant la présence de leurs navires de guerre dans la mer d’Oman et en prétendant imposer un blocus maritime contre les navires liés à l’Iran, se sont rendus coupables d’une violation manifeste du cessez-le-feu et d’une atteinte au principe fondamental de la liberté de navigation.
Parallèlement, le régime sioniste, malgré la clause du cessez-le-feu exigeant l’arrêt des attaques contre le Liban, poursuit ses agressions contre ce pays. Les pressions américaines visant à une désescalade n’ont pour l’heure produit aucun résultat concret sur le terrain.
La République islamique d’Iran a une nouvelle fois réaffirmé que sa ligne rouge demeure la préservation de ses intérêts nationaux, la défense des droits du peuple iranien et la garantie de la sécurité de la navigation, notamment dans le détroit d’Ormuz.
Sur le plan juridique, l’Iran, rappelant qu’il n’est pas partie à la Convention des Nations Unies de 1982 sur le droit de la mer, insiste sur les droits de l’État côtier à « gérer le passage » dans le détroit d’Ormuz en fonction des menaces existantes.
Le marché mondial de l’énergie demeure fortement influencé par les risques géopolitiques dans le golfe Persique. Le prix du Brent, après une flambée historique, s’est stabilisé à un niveau élevé, tandis que l’indice européen du gaz (TTF) reste soumis à une forte volatilité.
Dans ce contexte, les institutions financières et les organismes internationaux ont révisé leurs scénarios de prix pour l’année 2026, prenant pour hypothèse la poursuite d’une « hausse des cours liée au risque géopolitique dans la région du golfe Persique », et les ont ajustés à des niveaux supérieurs.
À l’intérieur du pays, la République islamique s’efforce d’atténuer les effets économiques de la guerre imposée en accélérant la reconstruction des infrastructures stratégiques endommagées — notamment les ponts, les voies ferrées, les unités industrielles et les sites historiques.
Parallèlement, une intense activité diplomatique est en cours : les entretiens téléphoniques du docteur Pezeshkian, avec ses homologues français et russe, ainsi que les consultations continues du ministre iranien des Affaires étrangères avec ses homologues de Russie, de Chine, de France, d’Oman, du Qatar, d’Arabie saoudite, d’Égypte, du Japon et de Turquie, se poursuivent activement.
Dans ces échanges, Téhéran réaffirme son attachement au droit international, sa disponibilité en vue d’un accord équilibré, et la nécessité pour les États-Unis de renoncer à leurs approches unilatérales et à leurs doubles standards, tout en respectant leurs engagements.
Enfin, l’élan exceptionnel de solidarité populaire observé dans de nombreux pays, conjugué à la mobilisation massive du peuple iranien, constitue un appui fondamental pour la résistance du pays et la poursuite résolue de la voie diplomatique par l’Iran.
1. Dernières déclarations des responsables iraniens
Message du Dr Pezeshkian Président de la République islamique d’Iran concernant les États‑Unis :
Si le gouvernement américain renonce à son hégémonie et respecte les droits de la nation iranienne, il sera certainement possible de trouver des voies pour parvenir à un accord. J’adresse mes remerciements et mes encouragements aux membres de la délégation de négociation, en particulier à mon cher frère, le Dr Ghalibaf.
Analyse du Dr Pezeshkian sur les positions anti‑guerre de certains pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique :
L’authenticité des civilisations se révèle dans les moments critiques de l’histoire. Les positions de l’Espagne, de la Chine, de la Russie, de la Turquie, de l’Italie et de l’Égypte, qui s’opposent au bellicisme et aux crimes du régime sioniste, trouvent leur source dans leur héritage culturel et historique.
Message du de remerciement Dr Pezeshkian au pape Léon XIV : Votre Sainteté le pape Léon XIV (@Pontifex), au nom de la grande nation iranienne, je condamne l’insulte qui vous a été adressée. Je déclare également que le manque de respect envers Jésus‑Christ (psl), messager de paix et de compassion, est inacceptable pour tout être humain épris de liberté. Je souhaite pour vous santé et succès auprès d’Allah.
Le premier vice-président de la République a appelé le monde à un «dialogue mondial pour l’éthique et la paix»: Depuis des années, l’Iran est l’objet des sanctions pour le “crime” d’avoir défendu la justice, l’humanité et la liberté. Aujourd’hui aussi il est la cible d’une agression directe et injuste des États‑Unis et d’Israël. Votre Sainteté, nous vous remercions pour vos positions de principe condamnant cette barbarie ; nos souffrances témoignent de notre fidélité aux valeurs humaines. L’Iran appelle le monde à une “action collective pour la justice et la compassion”, afin que, au‑delà des politiques de destruction, nous défendions une paix durable.
Remerciements de Ghalibaf Président du Parlement pour la résistance courageuse du pape Léon face aux crimes de guerre des États‑Unis et du régime israélien :
En reconnaissance de la résistance intrépide du pape Léon ! En condamnant les crimes de guerre d’Israël et des États‑Unis, son slogan “Je n’ai aucune peur” résonne avec force. Ce slogan éclaire la voie pour tous ceux qui refusent le silence et le déni face au massacre d’innocents. Votre leadership est une source d’inspiration pour des millions de personnes – nous vous remercions pour cette lumière.
Ghalibaf Président du Parlement : les États‑Unis doivent respecter l’accord
La consolidation et la stabilisation d’un cessez‑le‑feu global au Liban sera le fruit de la résistance et du combat héroïque du cher Hezbollah, ainsi que de l’unité de l’axe de la Résistance. Les États‑Unis doivent respecter l’accord. La Résistance et l’Iran ne font qu’une seule âme, tant dans la guerre que dans le cessez‑le‑feu. Les États‑Unis doivent renoncer à l’erreur du “Israël d’abord.
Baghaei Porte-Parole du ministère des Affaires étrangères: les positions nucléaires de l’Iran sont immuables
Les points de vue exprimés par les États‑Unis au sujet des propositions de l’Iran sont déraisonnables et éloignés de la réalité. La République islamique d’Iran rejette cette approche et a immédiatement présenté ses observations correctrices. Ces éléments portent principalement sur les questions nucléaires, et les États‑Unis connaissaient déjà parfaitement les positions de principe et immuables de l’Iran dans ces domaines.
L’Iran a toujours été le garant de la sécurité et de la stabilité de cette voie d’eau stratégique, et les perturbations de sa sécurité au cours des 40 derniers jours ne résultent que de la guerre imposée par les États‑Unis et le régime sioniste. Toute intervention extrarégionale ne ferait que complexifier la situation ; c’est pourquoi la décision de nombreux pays européens d’éviter de tomber dans les pièges militaires américains est considérée comme un choix judicieux. L’Iran, en coopération avec les États riverains, dispose de la pleine capacité de garantir la sécurité de la région, à condition que les interventions militaires et la guerre fomentée par les États‑Unis prennent fin.
Baghaei Porte-Parole du ministère des Affaires étrangères : L’arrêt de la guerre au Liban, condition d’un accord
Tout en saluant la résistance légitime du peuple libanais, la République islamique d’Iran a toujours souligné l’interdépendance des fronts de la Résistance. Dans le mémorandum de cessez‑le‑feu récent, “l’arrêt de la guerre au Liban” constituait un pilier essentiel, explicitement mentionné par les médiateurs. La mauvaise foi et la violation des dispositions de ce mémorandum par l’ennemi ne signifient en rien un recul de l’Iran par rapport à ses positions de principe ; au contraire, conformément aux règles diplomatiques, en cas de poursuite de la non‑exécution des engagements par la partie adverse, l’Iran se réserve le droit de réduire proportionnellement ses propres engagements. La propagande mensongère affirmant que l’Iran négligerait les autres fronts est dépourvue de toute réalité ; la défense de tous les éléments de l’axe de la Résistance fait partie intégrante de la stratégie diplomatique et opérationnelle de Téhéran dans les négociations d’Islamabad.
Avertissement d’Ali Abdollahi commandant du Quartier général central des forces armées iraniennes aux États‑Unis
Si les États‑Unis, agresseurs et terroristes, persistent dans leur action illégale de blocus naval dans la région et créent de l’insécurité pour les navires commerciaux et les pétroliers iraniens, cette action américaine constituera un prélude à la violation du cessez‑le‑feu, et les forces armées puissantes de l’Iran n’autoriseront pas la poursuite d’aucune exportation ni importation dans la région du golfe Persique, de la mer d’Oman et de la mer Rouge. L’Iran agira avec fermeté pour défendre sa souveraineté nationale et ses intérêts.
2. Les dégâts de la guerre imposée américano‑sioniste
Dégâts causés par l’agression des États‑Unis et du régime sioniste contre l’entreprise Tofigh Darou
«Tofigh Darou», l’un des principaux producteurs de matières premières pour des médicaments spécialisés, notamment des anticancéreux et des anesthésiques, a été la cible d’attaques directes américano‑sionistes le 30 mars (11 Farvardin) et entièrement détruit.
Israël a même attaqué une synagogue juive en Iran
Dans le prolongement des frappes aériennes menées par les États‑Unis et le régime sioniste contre l’Iran, la synagogue de la communauté juive de Téhéran, avec ses objets historiques et ses livres sacrés, a été prise pour cible. Et ce, alors même que le régime sioniste se prétend protecteur des juifs, puisqu’il a visé le bâtiment de cette ancienne synagogue.
64 écoles endommagées dans la province d’Hormozgan par les attaques de l’ennemi américano‑sioniste
Le directeur général de l’éducation de la province d’Hormozgan : Lors de la troisième guerre imposée, 419 milliards de tomans de dégâts ont été infligés aux écoles d’Hormozgan, et 64 établissements scolaires des villes de Jask, Minab, Roudan, Bandar‑Khamir, Boumoussa, du district de Shibkûh à Bandar‑Lengheh et de Shahaab à Qeshm ont été endommagés.
3. Aspects juridiques
La position de la République islamique d’Iran sur le détroit d’Ormuz
Le régime de passage dans le détroit d’Ormuz doit être interprété et appliqué à la lumière des conditions réelles de sécurité, et sur la base des droits et prérogatives de l’État côtier. Compte tenu du changement fondamental de la situation, résultant des actions militaires répétées et de la violation du principe de l’interdiction du recours à la force – énoncé à l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies –, les conditions nécessaires à l’application normale du régime de passage dans les détroits ne sont plus réunies.
Dans ce cadre, l’Iran, en tant qu’État côtier, est en droit d’adopter les mesures réglementaires et opérationnelles nécessaires à la gestion du trafic maritime et à la garantie de la sécurité de la navigation. Ces mesures ne signifient pas la fermeture du détroit, mais constituent une forme de « gestion du passage » dans un contexte d’instabilité sécuritaire.
L’Iran n’a pas adhéré à la Convention de 1982 sur le droit de la mer (CNUDM/UNCLOS) et ne se considère lié que par les règles qui ont acquis un caractère coutumier. Le régime de « passage en transit » ne s’est pas encore transformé en une norme coutumière impérative du droit international. L’Iran, en tant qu’« objecteur persistant » (persistent objector), s’y est opposé dès l’origine et n’y est donc pas tenu. En outre, en se fondant sur la doctrine de l’« estoppel », il soutient que des États comme les États-Unis, qui ne sont eux-mêmes pas parties à la CNUDM, ne sauraient exiger de l’Iran l’application de ce régime.
En contrepartie, l’Iran accepte le régime du « passage inoffensif » (innocent passage) comme cadre juridique applicable, à condition que les exigences de sécurité soient respectées, notamment la coordination préalable avec les autorités iraniennes et la possibilité d’imposer des restrictions en cas de passage non inoffensif.
4. Actions génératrices de tensions
Blocus militaire en mer d’Oman
En dépit de l’annonce d’un cessez‑le‑feu de deux semaines, le président américain a déclaré qu’il entendait, par le déploiement de sa flotte en mer d’Oman, empêcher la circulation des navires se rendant en Iran ou en provenant d’Iran. Par la suite, les États‑Unis ont publié des rapports officiels faisant état d’un blocus militaire en mer d’Oman. De l’avis de nombreux observateurs, cette action provocatrice de Washington constitue l’un des cas manifestes de violation du cessez‑le‑feu.
Attaques contre le Liban
Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran, dans lequel la cessation des attaques brutales du régime sioniste contre le Liban figurait parmi les conditions posées par l’Iran et acceptées par les États-Unis, le régime sioniste a poursuivi ses frappes contre le Liban.
À partir de la soirée de mercredi, il est apparu au grand jour que, sous la pression de l’Iran, les États-Unis avaient exercé des pressions sur Israël afin de rendre effectif le cessez-le-feu au Liban. Néanmoins, Benyamin Netanyahou, le Premier ministre du régime sioniste, a déclaré mercredi soir qu’il poursuivrait la guerre au Liban. Les médias de ce régime ont également indiqué que, même si l’intensité des attaques devait être réduite, Israël ne souhaitait pas, à ce stade, annoncer officiellement un cessez-le-feu.
Déclarations provocatrices du Premier ministre
En dépit de l’instauration d’un cessez-le-feu de deux semaines, dont les conditions préalables fixées par l’Iran avaient été acceptées par les États-Unis, le premier ministre du régime sioniste, s’est opposé dès le départ, par de multiples déclarations, à l’application de ce cessez-le-feu au Liban. Il a ensuite affirmé à plusieurs reprises dans ses interviews que ce régime ne se considérait pas lié par le cessez-le-feu et que son « programme » de guerre n’était pas encore achevé. Du point de vue des observateurs politiques, la rhétorique hostile du Premier ministre du régime sioniste, conjuguée à la poursuite des attaques répétées de l’armée israélienne contre le Liban après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu convenu, constitue, au cours des derniers jours, un cas manifeste de violation de ce cessez-le-feu.
5. Dégâts de l’agression et efforts de reconstruction des infrastructures détruites
Réponse à 162000 appels de la population pendant les jours de guerre
Le traitement de plus de 162 000 appels et la délivrance de plus de 13 000 heures de conseils spécialisés témoignent de l’efficacité du dispositif téléphonique de la Société du Croissant Rouge pour garantir un accès rapide, simple et équitable de la population aux services axés sur la santé. La plateforme 4030 a réussi, en fournissant des conseils scientifiques et en temps utile, à jouer un rôle significatif dans la réduction de l’anxiété et du stress individuels et, partant, dans la prévention de l’apparition de troubles psychiques.
Retour des trains de Tabriz sur les rails : les tronçons endommagés ont été réparés
Le directeur général des chemins de fer de la région d’Azerbaïdjan a annoncé la reprise de la circulation des trains Tabriz–Téhéran et Tabriz–Machhad après la reconstruction des sections endommagées, en précisant que ces trains ont été remis en service après une interruption d’environ quatre à cinq jours. Le train Tabriz–Téhéran est parti de la gare de Tabriz à 11 h 15, le lundi 13 avril, tandis que le train Tabriz–Machhad est également prêt à être expédié pour reprendre ses services. Le train Téhéran–Tabriz–Van a, pour sa part, quitté Téhéran à destination de Van en Turquie dans la soirée du dimanche 12 avril, empruntant les tronçons de voie ferrée reconstruits.
Remerciements des habitants de Zandjan aux ingénieurs et ouvriers ayant reconstruit en 4 jours le pont ferroviaire
Les habitants de Zandjan se sont rassemblés près du pont ferroviaire d’Amin‑Abad, sur la ligne du Nord‑Ouest, pour remercier les ingénieurs et les ouvriers qui ont réparé ce pont en quatre jours, et exprimer leur indignation à l’égard de l’ennemi sionisto‑américain.
La reconstruction en quatre jours du pont ferroviaire d’Aminâbâd, dans la province de Zandjan, et les hommages de la population
Les habitants du village d’Aminâbâd, dans la province de Zandjan, se sont rassemblés le mardi 25 farvardin 1405 sur le site du pont ferroviaire d’Aminâbâd, situé sur l’axe de la ligne Nord‑Ouest, pour exprimer leur gratitude aux ingénieurs et aux ouvriers qui ont remis en état ce pont en l’espace de quatre jours, et pour manifester leur indignation à l’égard de l’ennemi sioniste et américain.
Le ministre du Patrimoine culturel, du Tourisme et de l’Artisanat : Le patrimoine culturel endommagé sera restauré selon une approche scientifique
Soleimani-Amiri, rappelant que près de 140 sites et monuments historiques ont été endommagés dans 20 provinces du pays, pour un préjudice initialement estimé à environ 7 500 milliards de tomans, a indiqué que la reconstruction et la restauration de ces éléments du patrimoine sont inscrites à l’ordre du jour, selon une approche scientifique et spécialisée, conforme aux standards internationaux.
Un geste remarquable d’un entrepreneur
Un entrepreneur a pris en charge l’intégralité des frais de reconstruction et de réhabilitation de l’Institut Pasteur. L’Institut Pasteur d’Iran est l’un des plus anciens centres de recherche et de santé du pays et du Moyen-Orient : il a été fondé en 1920 (1299 du calendrier iranien) sur la base d’un accord entre l’Institut Pasteur de Paris et le gouvernement iranien, avec pour objectif d’assurer la santé publique en Iran, et compte à son actif des actions majeures au service de la population, telles que la création du village pour les lépreux, la désinfection de l’eau de la ville de Téhéran et le contrôle des maladies infectieuses. L’Institut Pasteur d’Iran a été touché à trois reprises au cours de la guerre de quarante jours américano-israéliennes, la dernière frappe datant du 23 mars.
Le gouverneur de Téhéran : nous sommes prêts à organiser des élections entièrement électroniques le 1er mai
Gouverneur de Téhéran a déclaré que la province de Téhéran, avec plus de 7 000 bureaux de vote et 8 458 candidats dont la qualification a été validée, compte le plus grand nombre de circonscriptions électorales du pays.
Il a ajouté qu’en dépit du contexte de guerre et du cessez-le-feu temporaire, l’ensemble des infrastructures techniques et de communication nécessaire à l’organisation du premier scrutin entièrement électronique et proportionnel des conseils à Téhéran est prêt, et que, si la décision finale confirme la tenue du vote à la date prévue, les citoyens seront aux urnes le 30 avril.
Une campagne de plantation d’arbres en mémoire des écolières martyres de Minab sera organisée dans les complexes sportifs Azadi et Enqelab.
La campagne de plantation « Sarv-e Iran, à la mémoire des filles martyres de Minab » se tiendra le samedi 18 avril 2026, à la veille de la naissance de sainte Fatemeh Ma‘soumeh (p) et au début de la Décade de la Dignité, à l’initiative de la Société pour le développement et l’entretien des installations sportives du pays, dans les complexes sportifs Azadi et Enqelab.
Dans la première étape de cette campagne, il est prévu de planter 10 000 jeunes plants autour du lac du complexe sportif Azadi et 450 jeunes plants sur le flanc ouest du complexe sportif Enqelab, à la mémoire des filles martyres de Minab lors de la guerre de Ramadan, le même nombre de plants devant être mis en terre chaque mois lors des phases suivantes.
Pour cette cérémonie, à laquelle sont conviés des responsables du ministère des Sports et de la Jeunesse, les comités nationaux olympique et paralympique ainsi que les présidents de fédérations sportives, les plantations débuteront le samedi 18 avril 2026 à 9h30 au complexe sportif Azadi, puis à 10h30 au complexe culturel et sportif Enqelab.
6. Lutte contre la propagande, la guerre psychologique, les mensonges et les tentatives de manipulation de l’opinion publique
Le regard des médias internationaux sur la réalité de l’agression, ses dimensions possibles et ses conséquences régionales et mondiales
La revue Foreign Policy, dans un article daté du 14 avril 2026 intitulé « Iran Hostage Crisis Brought Ronald Reagan to Power », explique que le rôle de l’Iran dans la politique intérieure américaine s’inscrit dans une longue histoire et que la crise des otages de 1979 à Téhéran fut l’un des facteurs clés de la victoire de Ronald Reagan à l’élection présidentielle de 1980, dans la mesure où cette crise a contribué à affaiblir l’administration américaine de l’époque et à la formation d’une coalition politique républicaine.
L’auteur établit ensuite un parallèle entre cette expérience historique et la situation actuelle, en soutenant qu’une nouvelle guerre ou confrontation avec l’Iran pourrait avoir des effets politiques analogues, mais inverses : de la même manière que l’Iran avait autrefois favorisé l’accession au pouvoir du courant conservateur, il pourrait aujourd’hui devenir un facteur de division et de fragilisation de la coalition MAGA.
Selon cette analyse, un conflit prolongé ou coûteux avec l’Iran, en particulier s’il débouche sur une crise économique ou un mécontentement intérieur aux États‑Unis, serait susceptible d’éroder la base sociale de Donald Trump et d’exacerber les dissensions au sein du Parti républicain.
En définitive, l’article avertit que l’Iran n’est pas seulement un défi de politique étrangère pour Washington, mais aussi un facteur structurant des rapports de force dans la politique intérieure américaine.
La tentative des États-Unis d’imposer un blocus dans le détroit d’Ormuz n’aboutira pas
La revue Bloomberg, dans une tribune datée du 13 avril 2026 signée Mark Champbon et intitulée « Un blocus d’Ormuz est une confrontation que l’Amérique ne peut pas gagner », soutient que l’effort américain pour instaurer un blocus dans le détroit d’Ormuz n’aura vraisemblablement pas les résultats escomptés et pourrait au contraire entraîner les États-Unis dans une guerre longue et coûteuse.
L’article souligne que, ces dernières années, l’Iran a acquis un levier considérable sur ce passage stratégique et qu’à rebours des perceptions de Washington, il dispose désormais de la capacité d’influer sur le trafic maritime et le commerce de l’énergie.
L’auteur rappelle que les « blocus énergétiques » constituent en pratique une forme d’acte de guerre et met en garde contre le fait qu’un tel instrument, par nature long et complexe, tend davantage à aggraver les conflits qu’à pousser l’adversaire à reculer.
Il insiste en outre sur le fait qu’une telle politique risque d’affaiblir un cessez-le-feu déjà fragile et de plonger davantage encore les États-Unis dans un conflit politique et militaire d’usure, sans offrir de perspective de résultat net et rapide.
Modification sensible du schéma du commerce mondial de l’énergie à la suite de l’aggravation des tensions au Moyen‑Orient et des perturbations de l’offre de pétrole
Selon les analyses publiées par le Financial Times à la mi‑avril 2026 (The US is at risk of an oil shock too), le durcissement des tensions au Moyen‑Orient et les difficultés d’approvisionnement en brut se traduisent par une modification nette des flux énergétiques mondiaux. Les raffineries asiatiques, afin de compenser la baisse d’accès au pétrole du Moyen‑Orient, se tournent de plus en plus vers les ressources de la zone atlantique (notamment le pétrole des États‑Unis et de la mer du Nord), ce qui accentue la concurrence pour l’achat de brut à l’échelle internationale. Ce report de la demande exerce des pressions supplémentaires sur les raffineries européennes et certaines unités de raffinage des marchés occidentaux, en renchérissant leur coût d’approvisionnement en pétrole. Cette situation alimente également la volatilité des prix et l’instabilité sur le marché mondial de l’énergie, et montre que même des pays comme les États‑Unis, malgré leur statut de producteurs, ne sont pas à l’abri des répercussions des chocs sur les marchés mondiaux. Dans l’ensemble, le rapport souligne que la montée de la concurrence pour des sources alternatives de pétrole est de nature à mettre sous tension, à court terme, l’équilibre du marché mondial de l’énergie.
7. Situation du marché de l’énergie et effets de la crise dans la région
Crise du détroit d’Ormuz et évolutions du marché de l’énergie
Ces derniers jours, le prix du Brent, après des envolées inédites liées à l’aggravation de la crise dans le détroit d’Ormuz, a corrigé une partie de sa hausse, mais se négocie toujours à des niveaux très supérieurs à ceux du début d’année.
À la suite de la fermeture ou de la restriction du passage des pétroliers par ce corridor stratégique, le Brent, qui avait franchi le seuil de 120 à 130 dollars le baril au plus fort des tensions, est revenu vers une zone de l’ordre de 90 à 95 dollars après l’annonce de certains accords ponctuels de désescalade et de cessez‑le‑feu limité.
Néanmoins, la forte volatilité quotidienne et le maintien des cours à proximité de 100 dollars montrent que la « prime de prix liée aux risques géopolitiques dans le détroit d’Ormuz » reste bien présente sur le marché.
Les analyses disponibles indiquent que cette hausse provient principalement du «risque d’offre»: la diminution du trafic de pétroliers dans le détroit, les dommages infligés à certaines installations pétrolières de la région du golfe Persique et l’incertitude entourant les routes alternatives d’exportation plongent le marché dans un état d’alerte permanente.
Au‑delà des réalités de terrain, les déclarations politiques des principaux acteurs – notamment les prises de position du président des États‑Unis sur le déploiement naval et les projets de «restriction» voire de «blocus» des flux liés à l’Iran – ont entraîné une envolée des coûts d’assurance, des frets maritimes et des anticipations de rupture des chaînes d’approvisionnement.
Dans ce contexte, les institutions internationales et les grandes banques d’investissement ont revu à la hausse leurs scénarios de prix pour 2026, et de nombreux analystes estiment que tant que la navigation dans le détroit d’Ormuz ne sera pas réellement normalisée et sécurisée, le prix moyen annuel du Brent restera durablement ancré au‑delà de 100 dollars le baril.
Sur le marché physique, le coût effectif des cargaisons, gonflé par les « surcoûts de guerre » – doublement des primes d’assurance, allongement des trajets et des temps d’escale des navires – dépasse les cotations de référence boursières, ce qui renchérit directement les coûts des raffineurs européens et asiatiques et accentue la pression sur les économies importatrices.
En Europe, l’indice de référence du gaz en gros (TTF) a enregistré, après le déclenchement des hostilités et la perturbation d’une partie des exportations régionales de gaz naturel liquéfié (GNL), une flambée marquée, de l’ordre de 50 à 60% en quelques semaines selon les estimations publiées.
Si ces niveaux demeurent inférieurs aux pics de la crise de 2022, ils restent sensiblement au‑dessus des cours observés avant le nouvel épisode de tension et se montrent extrêmement sensibles aux nouvelles relatives à la sécurité des approvisionnements en provenance du golfe Persique, du détroit d’Ormuz et de l’état des infrastructures de GNL de la région.
Les études disponibles indiquent qu’un choc supplémentaire sur l’offre de GNL ou le transport maritime dans le golfe Persique se répercuterait rapidement sur les prix spot du gaz en Europe et, avec plusieurs mois de décalage, sur les factures d’énergie des ménages et des industries du continent.
Autres vecteurs énergétiques et matières premières : Le détroit d’Ormuz est également la voie de passage d’un volume important d’exportations d’urée et d’ammoniac, de soufre, de méthanol, du GNL qatari, ainsi que d’une partie des métaux de base, notamment l’aluminium.
En conséquence, toute perturbation ou menace sérieuse dans le golfe Persique peut, par effet domino, affecter les marchés des engrais et des produits agricoles, de la pétrochimie, de l’électricité et des matières premières industrielles, entraînant une hausse des coûts de production et de l’inflation dans de nombreux pays.
Dans ce contexte, même les évaluations publiées par les médias et instituts d’analyse occidentaux reconnaissent implicitement que la position géographique de l’Iran, sa maîtrise des côtes du détroit d’Ormuz et son rôle dans la normalisation ou la prolongation des restrictions de passage lui confèrent un levier stratégique dans l’architecture de la sécurité énergétique mondiale.
Tant que la situation sécuritaire du golfe Persique et les mécanismes de coordination militaire des puissances extérieures dans la région resteront marqués par l’incertitude et l’instabilité, et que des signaux contradictoires – mêlant menaces et appels au dialogue – continueront d’émaner de certaines capitales occidentales, le scénario le plus probable pour le marché mondial de l’énergie demeure celui d’une forte volatilité persistante des prix du pétrole et du gaz, alimentée par les risques politiques et sécuritaires liés au détroit d’Ormuz et au golfe Persique. La maîtrise et l’atténuation de ce facteur dépendront largement, à terme, d’interactions régionales structurées avec Téhéran et de la mise en place d’arrangements durables de sécurité collective autour de cette voie d’eau vitale.
8. Solidarité des peuples de la région avec l’Iran
Chaîne humaine d’un groupe d’activistes civils turcs autour de la centrale de Tabriz
Un groupe d’activistes de la société civile et de personnalités médiatiques turques, venus en Iran pour soutenir la résistance iranienne durant la guerre de quarante jours, ont formé une chaîne humaine symbolique autour de la centrale thermique de Tabriz.
Visite de représentants des médias turcs sur les lieux des frappes aériennes à Tabriz
Un groupe d’activistes des médias, de la société civile et du milieu associatif turcs, en visite en Iran, se sont rendus le mercredi 15 avril 2026 au troisième jour de leur déplacement, dans l’une des habitations résidentielles du quartier de Zafaraniyeh à Tabriz, ciblée par les frappes des États‑Unis et du régime sioniste. Ils ont condamné ces frappes criminelles au cours desquelles rien que dans cette seule habitation Habib, Mahan et Mahour Alizadeh, trois memebres d’une meme famll sont tombés en martyr.
Hommage à la solidarité et au soutien des hommes et des femmes épris de liberté dans le monde envers l’Iran face à l’agression barbare américano‑israélienne contre l’Iran
Esmaïl Baqaï, porte‑parole du ministère des Affaires étrangères sur le réseau X : « L’un des éléments les plus importants et les plus historiques de ces deux derniers mois a été la solidarité exceptionnelle des musulmans et des hommes et des femmes épris de liberté dans la région et dans le monde entier avec la défense héroïque des Iraniens face à l’offensive sauvage américano‑israélienne contre la nation et la civilisation iraniennes.
Le peuple iranien n’oubliera jamais la présence massive des musulmans et des hommes et des femmes libres du monde dans les rues et sur les places, ni les expressions de soutien des élites et des esprits indépendants aux quatre coins du monde, en particulier en Irak, au Yémen, au Liban, en Turquie, en Palestine, au Pakistan, en Afghanistan, en Inde, en République du Tadjikistan, en République d’Azerbaïdjan, au Japon, en France, en Angleterre, à Cuba, au Brésil, au Mexique, dans les pays africains, en Afrique du Nord et au Maghreb arabe, et même à l’intérieur même des États‑Unis ».
9. Efforts diplomatiques
Entretien téléphonique entre les présidents iranien et français
Lors de l’entretien téléphonique entre Dr Massoud Pezeshkian, et Emmanuel Macron, président de la République française, aya eu lieu le lundi 13 avril 2026, les dernières évolutions régionales, le processus des négociations d’Islamabad et la question du cessez‑le‑feu ont été examinés et discutés.
Dans cet entretien, le président, en évoquant le processus des négociations menées à Islamabad, a souligné le sérieux et la bonne foi de la délégation de la République islamique d’Iran pour parvenir à un accord durable et a déclaré : malgré les convergences techniques obtenues entre les parties, les exigences maximalistes et l’absence de volonté politique des hauts responsables américains ont empêché la finalisation de l’accord.
Dr Pezeshkian en insistant sur la nécessité de respecter les principes et règles du droit international, a précisé que la République islamique d’Iran n’est prête à poursuivre les discussions que dans le cadre des lois et règlements internationaux et dans le but de préserver les droits du peuple iranien, et que l’Europe peut, en jouant un rôle constructif, encourager l’Amérique à respecter ces cadres.
Le président, rappelant que la politique de principe de l’Iran repose sur le renforcement de la paix, de la stabilité et de la sécurité régionales, ainsi que sur le développement d’interactions constructives avec les pays voisins, a ajouté : les approches fondées sur la menace, la pression et l’action militaire ne sont pas de nature à ouvrir des perspectives, mais ajoutent à la complexité des problèmes et aggravent les difficultés auto‑infligées de la partie américaine. La République islamique d’Iran considère la diplomatie comme la voie adéquate pour le règlement des différends et, tout en préservant sa dignité et sa puissance nationales, réaffirme sa disponibilité à dialoguer dans des cadres juridiques.
Dr Pezeshkian, faisant également référence à la récente menace du président américain concernant le détroit d’Ormuz, a souligné que la République islamique d’Iran a toujours cherché à assurer une sécurité durable pour le passage des navires dans ce corridor stratégique et que toute menace contre la sécurité de cette zone entraînera de larges répercussions pour le commerce mondial.
Il a ajouté que, parallèlement, l’Iran est pleinement préparé à faire face à tout scénario, dans le cadre de ses intérêts nationaux.
Le président, dans une autre partie de ses propos, faisant référence à la question du cessez‑le‑feu et à la violation des engagements par l’autre partie dans l’accord initial, a déclaré : les conditions posées par la République islamique d’Iran dans ce domaine ont été énoncées de manière transparente et, contrairement à certaines affirmations, c’est l’Iran qui a insisté sur la mise en œuvre précise des engagements ; une réalité à laquelle les responsables pakistanais eux‑mêmes ont aussi reconnu.
Concernant le dossier nucléaire, Dr Pezeshkian a précisé que la République islamique d’Iran avait déjà conclu des accords précis avec les pays européens et que leurs cadres sont parfaitement clairs.
Il a souligné que l’Iran n’a jamais cherché à agir en dehors des règlements internationaux et qu’il reste disposé à poursuivre les négociations dans ce même cadre.
Le président, réaffirmant le rejet par l’Iran de toute forme de double standard dans le traitement des questions internationales, a demandé que les dossiers soient réglés sur la base de la justice et de règles universellement reconnues et a jugé nécessaire une implication plus active de l’Europe sur cette voie.
Dans cet entretien, le président français a, pour sa part, en faisant référence à ses consultations avec le président américain, insisté sur la nécessité d’inclure la question du Liban dans le cadre de l’accord initial de cessez‑le‑feu et a exposé ses vues sur le dossier nucléaire iranien, ainsi que sur les évolutions liées au régime juridique du détroit d’Ormuz.
Entretien téléphonique entre les Présidents de la République islamique d’Iran et de la Fédération de Russie
Dr Massoud Pezeshkian et M. Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique qui a eu lieu le dimanche 12 avril 2026, ont échangé leurs vues au sujet des évolutions régionales consécutives à l’agression de l’Amérique et du régime sioniste contre l’Iran, de l’annonce du cessez‑le‑feu en cours et de la tenue des négociations Iran–Etats Unis à Islamabad, au Pakistan.
Dans cet entretien, le président, tout en présentant ses félicitations pour la fête de Pâques des chrétiens au président de la Russie, a remercié ce dernier pour les messages de sympathie et les déclarations de solidarité du président, du gouvernement et du peuple russes avec l’Iran durant l’agression militaire de l’Amérique et du régime sioniste contre notre pays, et a qualifié de mesure précieuse, pour la prévention d’une escalade des tensions dans la région, les soutiens et les positions de principe de la Russie en faveur de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de l’Iran, en particulier la décision responsable de ce pays de s’opposer à la résolution anti‑iranienne au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies.
Dr Pezeshkian a ensuite informé son homologue russe des négociations menées entre l’Iran et l’Amérique sous la médiation du gouvernement pakistanais et a considéré comme le plus grand obstacle à la conclusion d’un accord juste l’existence de doubles standards et les tendances hégémoniques de la partie américaine.
Le président a souligné que la République islamique d’Iran est pleinement prête à parvenir à un accord équilibré et équitable qui garantirait la paix et la sécurité durables dans la région.
Dr Pezeshkian, en déclarant que notre ligne rouge est constituée par les intérêts nationaux et les droits du peuple iranien, a ajouté : « Si l’Amérique respecte les cadres juridiques internationaux, parvenir à un accord n’est pas hors de portée. »
Le président de la République, poursuivant ses propos, a qualifié les pays riverains du golfe Persique de frères de l’Iran et, tout en exprimant son regret de voir l’Amérique utiliser les bases et centres militaires situés sur le territoire de ces pays pour mener une agression militaire contre l’Iran, a souligné : « La République islamique d’Iran est prête à participer et à coopérer avec ses voisins en vue d’atteindre une paix et une sécurité endogènes dans la région, sans présence ni ingérence de pays extra‑régionaux. »
Le président de la Russie, pour sa part, tout en remerciant Dr Pezeshkian et en transmettant un message de solidarité, d’accompagnement et de soutien de la Russie à l’égard du Guide suprême, du gouvernement et du peuple iraniens, a insisté sur le soutien de la Russie aux processus diplomatiques visant à un règlement politique de la crise actuelle et a annoncé la disponibilité de son pays à mobiliser ses capacités et à poursuivre son aide à la recherche d’une solution politique et diplomatique en vue du règlement de la tension, ainsi qu’à maintenir des contacts et des consultations actives.
Vladimir Poutine, en formulant de vives critiques à l’égard des positions et des doubles standards des parties occidentales, a souligné la nécessité du respect du droit à la souveraineté nationale et à l’intégrité territoriale de l’Iran et a insisté sur le bien‑fondé des positions de la partie iranienne, notamment en ce qui concerne la compensation des dommages subis lors de l’agression militaire contre l’Iran et l’obtention de garanties de sécurité de longue durée pour prévenir la répétition de cette agression.
Le président de la Russie, évoquant les relations amicales et fraternelles entre la Russie et l’Iran, a insisté sur le développement de diverses coopérations dans le cadre du traité global stratégique et sur la poursuite d’une coopération étroite entre les deux pays au sein des instances internationales.
S’agissant des relations bilatérales, les deux parties ont réaffirmé leur détermination réciproque à renforcer une coopération tous azimuts fondée sur le bon voisinage entre la Russie et l’Iran.
Entretiens téléphoniques entre Sheikh Mansour ben Zayed Al Nahyane et Dr Mohammad Bagher Ghalibaf au sujet des évolutions régionales
Dr Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement s’est entretenu par téléphone avec le vice‑président de l’État et vice‑premier ministre des Émirats arabes unis au sujet des évolutions en cours dans la région et des relations bilatérales.
Au cours de cet entretien, Dr Ghalibaf et le cheikh Mansour ont passé en revue la situation actuelle des développements dans la région du golfe Persique et les questions en suspens entre l’Iran et les Émirats, et ont échangé leurs points de vue sur la réduction des tensions dans la région ainsi que sur les perspectives de développement des relations bilatérales dans les domaines de la sécurité et de l’économie.
Entretiens téléphoniques entre ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Russie
Seyed Abbas Aragchi et Sergueï Lavrov se sont entretenus par téléphone lundi soir.
Le ministre des Affaires étrangères en exposant les derniers développements régionaux après l’annonce du cessez‑le‑feu et des négociations entre l’Iran et l’Amérique à Islamabad, a mis en garde contre les conséquences dangereuses des actions provocatrices de l’Amérique dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz pour la paix et la sécurité dans la région et dans le monde.
Le ministre des Affaires étrangères de la Russie en soulignant la position de principe de son pays quant à la condamnation de l’agression militaire de l’Amérique et du régime sioniste contre l’Iran, a demandé que l’Amérique fasse preuve de sérieux dans la conduite du processus diplomatique visant à rétablir la paix et la sécurité dans la région. Les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Russie ont insisté sur la poursuite des consultations bilatérales et multilatérales et sur l’utilisation des capacités diplomatiques en vue d’instaurer la paix et la stabilité dans la région.
Entretiens téléphoniques entre ministres des Affaires étrangères de l’Iran et d’Oman :
Seyed Abbas Aragchi, se sont entretenus lundi par téléphone au sujet des évolutions régionales.
Le ministre des Affaires étrangères a informé son homologue omanais des développements liés au cessez‑le‑feu et aux négociations entre l’Iran et l’Amérique visant à mettre fin à la guerre dans la région.
Aragchi, tout en remerciant Oman pour ses positions responsables et de principe face aux évolutions régionales, en particulier s’agissant de l’agression militaire de l’Amérique et d’Israël contre l’Iran, a souligné le souci de la République islamique d’Iran de préserver la paix et la stabilité dans la région, grâce à la coopération et à la participation de l’ensemble des pays de la région et à l’abri des ingérences destructrices de l’Amérique. Le ministre des Affaires étrangères du sultanat d’Oman, saluant l’approche responsable de l’Iran dans l’acceptation de la prolongation du cessez‑le‑feu et son entrée dans un processus diplomatique, a exprimé l’espoir que la paix et la stabilité reviendront dans la région le plus rapidement possible.
Entretiens téléphoniques entre ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la France
Seyed Abbas Aragchi et Jean‑Noël Barrot se sont entretenus par téléphone dimanche soir.
Le ministre des Affaires étrangères a informé son homologue français des négociations intensives entre l’Iran et l’Amérique à Islamabad, au Pakistan, et a déclaré : La République islamique d’Iran, malgré une absence totale de confiance envers la partie américaine, est entrée dans les négociations avec une approche responsable et de bonne foi, et bien que des progrès aient été réalisés dans le processus de négociation sur de nombreux sujets, c’est en raison de l’attitude maximaliste et de la modification constante des demandes que l’accord n’a pas pu être conclu.
Le ministre français des Affaires étrangères, en soulignant la position de son pays en faveur du soutien à une approche diplomatique pour mettre fin à la guerre, a exprimé l’espoir que la poursuite des discussions permettra d’aboutir à un accord final. Les deux ministres ont insisté sur la poursuite des consultations et des échanges bilatéraux, ainsi que sur les contacts avec les autres parties régionales.
Entretiens téléphoniques entre ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de l‘Arabie Saoudite
Seyed Abbas Aragchi a eu lundi un entretien téléphonique avec Fayçal ben Farhan, son homologue saoudien.
Le ministre des Affaires étrangères de notre pays, en exposant les derniers développements régionaux après l’annonce du cessez‑le‑feu et les risques découlant des actions provocatrices des États‑Unis, a informé le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite du cours des négociations entre l’Iran et l’Amérique à Islamabad. Aragchi, tout en insistant sur l’approche responsable et empreinte de bonne foi de l’Iran dans l’acceptation du cessez‑le‑feu et l’entrée en négociation, a déclaré : “Malheureusement, nous avons été témoins de la poursuite des exigences excessives de la partie américaine dans les négociations, et c’est précisément cela qui a empêché l’obtention d’un résultat.
Entretiens téléphoniques entre ministres des Affaires étrangères de l’Iran et du Qatar
Seyed Abbas Araghchi et Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, se sont entretenus lundi après‑midi par téléphone. Le ministre iranien a exposé les dernières évolutions régionales, notamment les négociations Iran–États‑Unis à Islamabad et la poursuite des violations du cessez‑le‑feu par le régime sioniste au Liban. Araghchi a souligné que comme la République islamique d’Iran a agi avec fermeté pour défendre sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale, elle est entrée dans le processus diplomatique avec une approche responsable pour défendre ses intérêts nationaux et protéger la paix et la sécurité régionales. Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar a réaffirmé le soutien de son pays aux efforts de médiation visant à mettre fin à la guerre.
Entretiens téléphoniques entre ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Turquie
Seyed Abbas Araqchi, et Hakan Fidan ont eu un entretien téléphonique au sujet des dernières évolutions régionales et des négociations entre l’Iran et l’Amérique à Islamabad.
Au cours de cet entretien téléphonique, le ministre des Affaires étrangères de notre pays a informé son homologue turc des développements liés au cessez‑le‑feu et aux négociations entre l’Iran et l’Amérique en vue de mettre fin à la guerre dans la région. Il a qualifié l’agression militaire de l’Amérique et du régime sioniste contre l’Iran de crime flagrant contre la paix et la sécurité mondiales et a insisté sur la responsabilité de tous les gouvernements et de l’Organisation des Nations unies pour amener les agresseurs à rendre des comptes et pour poursuivre et punir les auteurs et les commanditaires des crimes commis. Faisant également référence à l’intensification de l’agression militaire du régime sioniste contre le Liban, il a souligné le soutien résolu de la République islamique d’Iran à la résistance légitime du peuple libanais face aux agresseurs occupants.
Le ministre des Affaires étrangères de la Turquie a rappelé le soutien de son pays aux initiatives existantes visant à mettre fin à la guerre dans l’ensemble de la région. Il a également appelé à la vigilance de toutes les parties face aux machinations du régime sioniste visant à perpétuer l’insécurité et à banaliser la violation du droit et les crimes dans la région.
Entretiens téléphoniques entre ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de l’Egypte
Seyed Abbas Aragchi, ministre iranien des Affaires étrangères et son homologue égyptien Badr Abdelatty se sont entretenus par téléphone lundi soir et ont échangé leurs vues.
Lors de cet entretien téléphonique, les évolutions régionales, notamment la poursuite des actions provocatrices et illégales de l’Amérique dans le golfe Persique et la mer d’Oman, ainsi que la continuation des crimes du régime sioniste en Palestine occupée et au Liban, ont été examinées et discutées.
Entretiens téléphoniques entre ministres des Affaires étrangères de l’Iran et du Japon
Seyed Abbas Araqchi et sonhomolpgue japonais, Toshimitsu Motegi se sont entretenus par téléphone mercredi au sujet des évolutions régionales et des relations bilatérales.
Lors de cet entretien téléphonique, les conséquences sécuritaires et économiques de l’agression militaire de l’Amérique et du régime sioniste contre l’Iran, y compris les perturbations de la navigation dans le détroit d’Ormuz, ont été examinées et discutées. En soulignant le fait que l’insécurité créée dans le détroit d’Ormuz est la conséquence directe de la guerre imposée par l’Amérique et le régime sioniste contre l’Iran, il a insisté sur la nécessité pour tous les gouvernements d’adopter une approche responsable afin d’éviter une complexification accrue de la situation existante.
Le ministre des Affaires étrangères du Japon, exprimant sa préoccupation face à la situation actuelle, a annoncé la disponibilité de son pays à contribuer à la réduction des tensions.
Entretiens téléphoniques entre ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Chine
Seyed Abbas Aragchi et Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères se sont entretenus par téléphone mercredi.
Dr Araghchi en exposant les derniers développements régionaux après l’instauration du cessez‑le‑feu, a mis en garde contre les conséquences dangereuses des positions et des actions provocatrices de l’Amérique dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz, qui conduiront à une complexification accrue de la situation dans cette région.
Tout en remerciant la Chine et la Russie pour leur décision responsable de s’opposer au projet de résolution illogique et unilatérale présenté par l’Amérique au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies concernant les évolutions régionales, Aragchi a estimé que cette démarche avait été efficace pour empêcher une escalade des tensions.
Le ministre des Affaires étrangères de la Chine, saluant la résistance et la confiance en soi du peuple iranien durant la récente période de guerre, a souligné que Pékin était prêt à contribuer à la promotion de la diplomatie et à la fin de la guerre
Le commandant en chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir est arrivé à Téhéran
Le général Asim Munir est entré à Téhéran à la tête d’une délégation politico‑sécuritaire de haut rang, afin de procéder à la planification du second cycle de pourparlers.
Auparavant, des sources informées au Pakistan avaient indiqué qu’une délégation politico‑sécuritaire de haut niveau, composée de personnalités importantes pakistanaises, avait quitté Islamabad il y a quelques instants à destination de Téhéran.
Il est dit que cette délégation de haut rang est porteuse d’un nouveau message de Washington à l’adresse de Téhéran et qu’elle doit, lors d’une réunion avec des responsables iraniens, examiner la question des futures négociations.
Ces déclarations interviennent alors que les spéculations se multiplient au sujet de la tenue d’un second cycle de négociations entre Téhéran et Washington à Islamabad.
Parallèlement, des sources pakistanaises, se référant à des médias occidentaux, ont affirmé qu’il existe une probabilité de tenue de ces négociations dans les prochains jours à Islamabad.
Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran en France