11 March 2026
2026/03/05 - 16:06
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Communiqué de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 5

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Le Service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite apporter les éléments d’information suivants :

 

1-Echec des tentatives pour justifier une agression illégale

Au cinquième jour de l’agression militaire sauvage israélo‑américaine contre l’Iran, les dirigeants américains ne parviennent toujours pas à en expliquer les motifs de manière cohérente. Les changements successifs et désespérés de discours concernant les objectifs de cette agression en sont la preuve. Les responsables américains peinent à convaincre leur propre opinion publique, ainsi que leur propre Congrès, sans parler de l’opinion publique internationale, et ne savent plus comment mettre fin à cette guerre qu’ils ont eux‑mêmes déclenchée conjointement avec Israël.

2-Poursuite des attaques aveugles contre des civils en Iran

Les bombardements aveugles visant les populations civiles continuent de s’intensifier. Les forces américano‑israéliennes ne cherchent désormais même plus à dissimuler qu’elles frappent, de manière décomplexée, des cibles clairement civiles : quartiers purement résidentiels, squares au cœur des villes, hôpitaux et centres de soins, écoles, infrastructures et avions de transport civil, ports de pêche, entre autres. Cette stratégie a entraîné une hausse continue et dramatique du nombre de victimes civiles qui selon le croissant rouge iranien dépasserait plus de 1000 civils tombés martyr et plusieurs milliers de blessés.

Il ne fait dès lors plus aucun doute que des frappes antérieures, que certains observateurs et politiciens ont pu qualifier de tragiques « erreurs de tir » ou de « dommages collatéraux », étaient en réalité pleinement intentionnelles. Le caractère systématique et répété de ces attaques contre des objectifs non militaires démontre une volonté délibérée de cibler des civils et de semer la terreur au sein de la population.

Parmi les attaques les plus récentes, on peut citer notamment :

  • À Téhéran, plusieurs quartiers résidentiels, notamment dans l’est et le nord‑est de la capitale, ont été lourdement bombardés, faisant un nombre très élevé de victimes civiles, tandis que les opérations de secours se poursuivent dans des conditions particulièrement difficiles.
  • Sur la grande place Azadi, lieu emblématique au centre de Téhéran, de très nombreux passants et automobilistes ont été tués ou blessés à la suite de frappes délibérées sur cette zone très fréquentée.
  • Les installations sportives de l’Université Payam‑e Noor à Téhéran ont été touchées, entraînant la mort de plusieurs étudiants.
  • La base d’aide médicale et de soins routiers de Zalian, située entre Khorram‑Abad et Boroujerd, 2 villes principales à l’ouest de l’Iran, a été visée : au moins trois aides‑soignants y ont trouvé la mort.
  • Dans la ville de Kuhdasht, au moins huit civils ont été tués lors de bombardements sur des zones résidentielles.
  • La ville de Karaj, au nord‑ouest de Téhéran, a vu plusieurs de ses quartiers résidentiels lourdement bombardés, le nombre de morts et de blessés restant encore indéterminé.
  • La ville d’Ispahan ainsi que plusieurs localités périphériques (Najafabad, Faridan, Shahreza, ...) ont été la cible de nouvelles frappes ce matin, faisant plusieurs morts et de très nombreux blessés.
  • D’autres villes comme Kermanshah et Shiraz, ont subi d’importants dégâts, certains immeubles d’habitation ayant été entièrement détruits, tandis que les équipes de secours fouillent encore les décombres à la recherche de survivants.

Ces bombardements et attaques répétés, aveugles et systématiques, contre des cibles clairement civiles, relèvent manifestement du crime de guerre. Leur réitération ne laisse aucun doute sur l’intention de terroriser la population civile afin de la briser psychologiquement, ce qui n’est pas sans rappeler les bombardements criminels contre les populations civiles de Londres durant la Seconde Guerre mondiale.

3-Poursuite de la campagne de désinformation

Parallèlement à l’offensive militaire, une vaste campagne de désinformation, orchestrée par les autorités israéliennes et relayée par leurs réseaux, continue de prendre de l’ampleur. Cette campagne vise à semer la panique et la confusion parmi la population iranienne, mais aussi à intoxiquer l’opinion publique internationale.

Sur les réseaux sociaux, des comptes liés à des milieux pro‑israéliens diffusent des informations manifestement mensongères, par exemple :

  • l’annonce imaginaire d’attaques massives israélo-américaines contre des villes de la province du Mazandaran, au bord de la mer Caspienne, alors qu’aucune frappe n’y a été recensée ;
  • la prétendue attaque d’ampleur contre la ville de Zahedan, totalement démentie par les autorités locales ;
  • des rumeurs mensongères sur l’évacuation de plusieurs villes frontalières telles que Mehran ou Mariva à l’ouest du pays au Kurdistan iranien.
  • des rumeurs infondées sur le rappel massif de soldats dans l’île de Qeshm afin de parer à une prétendue invasion imminente, information immédiatement démentie par les autorités iraniennes.

Dans plusieurs pays, des activistes pro‑israéliens, déjà épinglés par des services de fact‑checking de médias reconnus, ont tenté de maquiller la réalité en diffusant des images fabriquées par intelligence artificielle ou des informations totalement fausses, comme de prétendues « preuves » fabriquées pour justifier le massacre de 175 écolières iraniennes.

Par ailleurs, il est particulièrement choquant, pour ne pas dire abjecte, de constater l’article paru dans un média écrit cherchant à démontrer que l’agression américano‑israélienne contre l’Iran serait juridiquement légitime, alors même que la très grande majorité des États à travers le monde – à l’exception des pays agresseurs et de quelques alliés – reconnaissent clairement l’illégalité et le caractère illégitime de cette agression. En 2026, il est consternant de voir certains continuer de mettre en pratique l’adage : « Plus le mensonge est gros, plus il passe. »

4-Réactions internationales et indignation timide

Face à la multiplication des frappes contre des civils et des infrastructures médicales, plusieurs responsables d’organisations internationales ont exprimé leur inquiétude et leur indignation, même si la fermeté de ces réactions reste, pour l’instant, très en deçà de la gravité de la situation.

Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé a ainsi rappelé, sur la base d’informations reçues du terrain, que le grand hôpital Motahari de Téhéran avait été endommagé par des explosions, en soulignant que, « en situation de crise, les hôpitaux et les centres de soin sont plus que jamais essentiels » et doivent être strictement protégés en vertu du droit international humanitaire. D’autres voix au sein du système des Nations unies, d’ONG internationales et de plusieurs gouvernements ont condamné les attaques contre des cibles médicales, éducatives et humanitaires, mais ces condamnations restent encore trop souvent prudentes et dépourvues de mesures concrètes.

5-Réaction et ripostes des forces armées iraniennes

Face à ces attaques visant le territoire iranien et sa population, les forces armées iraniennes poursuivent leurs opérations de riposte, dans le cadre du droit légitime à la défense. Des frappes par drones, missiles balistiques et missiles de croisière ont été menées contre des cibles strictement militaires des agresseurs américano‑israéliens : bases et dépôts logistiques, stations de radar, centres de renseignements, infrastructures portuaires et navales, ainsi que certains navires déployés dans la région.

Des images et analyses satellitaires indiquent la destruction, par les forces iraniennes, de plusieurs systèmes de radars THAAD déployés sur des bases américaines situées dans différents pays de la région, réduisant la capacité d’interception des missiles iraniens et ouvrant la voie à des frappes balistiques plus nombreuses et plus précises.

Dans le même temps, des responsables américains – bientôt suivis par quelques personnalités occidentales – n’ont pas hésité à railler publiquement la défense héroïque des forces armées iraniennes, tout en promettant d’« escorter » par des navires de guerre les bâtiments souhaitant traverser le détroit d’Ormuz. Cette rhétorique belliqueuse contraste avec la réalité opérationnelle : les porte‑avions et bâtiments majeurs de la flotte américaine se maintiennent actuellement à près de 1 000 km des côtes iraniennes par crainte des missiles antinavires, des missiles de croisière et des drones iraniens. Promettre des escortes navales à quelques kilomètres des côtes iraniennes relève donc d’une fanfaronnade dépourvue de crédibilité.

Les forces armées iraniennes, quant à elles, continuent de combattre avec courage et détermination contre des agresseurs infiniment mieux dotés en moyens militaires. Aux dirigeants israélo‑américains qui semblent ignorer la force d’un peuple défendant sa souveraineté, il serait utile de rappeler le récit du combat de David contre Goliath, évoqué à la fois dans le verset 251 de la sourate 2 du Saint Coran et dans le Premier livre de Samuel (chapitre 17, versets 1 à 58).

6-Élection du nouveau Guide de la Révolution

Hier, à Qom, un bâtiment annexe de l’Assemblée des experts (Majles‑e Khobregan) – organe constitutionnel composé de docteurs en religion, élus au suffrage universel pour huit ans et chargé de nommer, superviser et, le cas échéant, révoquer le Guide de la Révolution – a été la cible de bombardements israélo‑américains. Cette attaque visait manifestement à perturber le processus de vote de l’Assemblée des experts et à semer le chaos au sommet de l’État iranien.

En dépit de cette agression, les membres de l’Assemblée ont pu poursuivre leurs travaux et se réunir par visioconférence afin de garantir la continuité des institutions. La nomination du nouveau Guide de la Révolution devrait intervenir dans les prochaines heures ou, au plus tard, dans les tout prochains jours.

Les menaces explicites proférées par certains responsables israélo‑américains d’« éliminer » le futur Guide illustrent une nouvelle fois le caractère ouvertement criminel de cette agression et le mépris total de ses instigateurs pour les principes les plus élémentaires du droit international, y compris l’interdiction absolue d’attenter à la vie de dirigeants politiques et religieux.

7-Funérailles du Guide martyr et mobilisation populaire

D'ici quelques jours et pour une durée de trois jours, le corps du Guide martyr sera exposé au Mosalla‑ye Emâm Khomeini, immense complexe religieux et culturel de Téhéran d’environ 50 hectares, afin de permettre à la population de lui rendre un dernier hommage. Plusieurs dizaines de millions d’Iraniens sont attendus pour participer à cette veillée funèbre et à ce dernier hommage populaire, avant l’inhumation qui doit avoir lieu à Mashhad, dans l’enceinte du grand mausolée de l’Imam Reza, huitième Imam chiite.

Depuis hier soir, d’immenses rassemblements populaires se tiennent à travers l’Iran, et de grandes manifestations de solidarité ont également lieu dans plusieurs pays de la région, notamment en Irak : à Bassorah, Najaf et dans d’autres villes. Malgré les bombardements, les menaces et la campagne de désinformation, le peuple iranien manifeste massivement son unité, sa résilience et sa détermination à défendre sa souveraineté, ses institutions et ses symboles.

 

Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran – Paris

4 mars 2026

 

 

 

 

 

 

 

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