11 March 2026
2026/03/02 - 20:04
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Communiqué de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 3

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Le Service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite apporter les éléments d’information suivants :

  1. Poursuite des attaques contre des cibles civiles en Iran

Au troisième jour de l’agression militaire menée contre la République islamique d’Iran, les forces américaines et israéliennes continuent de frapper des cibles manifestement civiles à Téhéran et dans plusieurs autres villes du pays.

Ces attaques, dénuées de toute justification au regard du droit de la guerre et du droit international, constituent des violations graves susceptibles d’être qualifiées de crimes de guerre et font l’objet d’une documentation systématique par les autorités et organismes compétents iraniens.

  1. Bilan humain et ciblage de la population

Selon les informations préliminaires du Croissant-Rouge iranien pour les deux premiers jours de l’attaque combinée américano‑israélienne, plus de 555 civils iraniens ont perdu la vie, dont 159 jeunes écolières tombées martyrs lors d’une seule attaque.

Ce crime abject et impardonnable contre des enfants restera comme une tache indélébile dans la mémoire du peuple iranien, d’autant plus qu’aucun gouvernement occidental n’a jugé nécessaire d’adresser ne serait‑ce qu’une simple marque d’indignation, illustrant une fois encore la logique de « deux poids, deux mesures » que notre l’Histoire n’oubliera pas.

  1. Frappes récentes contre des sites civils

Dans la soirée d’hier (1 mars 2026), plusieurs sites civils majeurs ont été touchés, entre autres, à Téhéran et dans sa périphérie :

  • L’hôpital Gandhi, au nord de Téhéran, l’une des plus grandes cliniques du pays avec ses 17 étages, a été frappé, provoquant de graves destructions et des pertes parmi le personnel médical et les patients.
  • La place Niloofar à Téhéran a été visée, causant au moins une vingtaine de morts civils et de nombreux blessés parmi la population.
  • La place Narmak au cœur d’un quartier résidentiel densément peuplé, a également été prise pour cible, comme des dizaines d’autres zones civiles à travers le pays.
  • De plus, ce matin les urgences médicales centrales de Téhéran ont été frappées.

De tels bombardements, visant directement ou de manière indiscriminée des sites non militaires, relèvent d’une véritable campagne de terreur destinée à briser le moral de la société iranienne.

  1. Atteinte au patrimoine culturel : le palais du Golestan

Les attaques américano‑israéliennes ont même ciblé l’un des joyaux du patrimoine historique et culturel iranien : le palais du Golestan, dont les origines remontent au XVIᵉ siècle et qui est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2013 en raison de sa valeur historique, artistique et architecturale exceptionnelle.
Si les œuvres d’art inestimables qu’il abritait avaient heureusement été évacuées, le palais n’en a pas moins subi de lourds dégâts, révélant la volonté des agresseurs de s’en prendre non seulement au peuple, mais à l’essence même de l’Iran éternel, à son histoire et à sa civilisation.

  1. Silence hier sur la Palestine et aujourd’hui sur l’Iran

L’Iran constate avec douleur que ceux qui se proclament défenseurs des droits de l’homme et de l’ordre international se murent dans le silence dès lors qu’il s’agit des États‑Unis et d’Israël. Aucun haut responsable occidental n’a eu la décence de présenter ses condoléances aux familles des 169 écolières iraniennes qui ont péri dans le bombardement barbare des forces israélo-américaines.

Le peuple iranien n’a pas oublié le silence assourdissant de nombreux gouvernements face au massacre de 70 mille Palestiniens depuis 2023, et voit aujourd’hui la même omerta à l’œuvre lorsque des civils iraniens, y compris des enfants, sont tués dans leurs écoles, leurs hôpitaux et leurs quartiers.

  1. Violation flagrante de la Charte des Nations Unies et du droit international

Le samedi 1ᵉʳ mars, la République islamique d’Iran a été lâchement attaquée par les États‑Unis et Israël, sans déclaration de guerre, sans mandat du Conseil de sécurité, en violation manifeste de la Charte des Nations Unies et des principes fondamentaux du droit international.

La Charte interdit explicitement le recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État (article 2, paragraphe 4) et ne prévoit d’exception que dans le cadre de la légitime défense ou d’une décision du Conseil de sécurité ; aucune de ces conditions n’est remplie dans l’agression actuelle.

Il serait peut-être plus judicieux que certains dirigeants et homme politiques s’en souviennent avant de formuler des déclarations qui blanchissent l’agresseur au détriment de l’agressé.

  1. Négociations en cours et trahison de la bonne foi

Contrairement à certaines déclarations des tribunes officielles, au moment même où ces attaques étaient préparées, l’Iran était engagé dans des négociations avec les États‑Unis par l’entremise du Sultanat d’Oman, pays qui a toujours œuvré de manière exemplaire pour la stabilité et la paix régionales, et le directeur général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

Conformément aux déclarations des ministres omanais et iraniens des Affaires étrangères, les deux premières séances de négociations avaient enregistré des progrès spectaculaires ; il apparaît désormais, à la lumière des déclarations de hauts responsables américains, que la décision d’attaquer l’Iran avait été prise avant même l’ouverture de ces pourparlers, transformant ce processus en leurre diplomatique.

C’est la deuxième fois que l’Iran fait preuve de bonne foi et se voit trahi : lors de l’attaque israélienne du 13 juin 2025, l’agression avait déjà eu lieu à la veille de la sixième séance de négociations avec les États‑Unis.

  1. Base juridique des ripostes iraniennes contre les bases américaines

Face à cette agression caractérisée, l’Iran a rappelé à de nombreuses reprises, de manière claire et transparente, que toute attaque américaine contre son territoire entraînerait des mesures de légitime défense à l’encontre des bases américaines dans la région, strictement conformes au droit international.

En conséquence, les bases militaires américaines situées dans la région du Golfe Persique et au Moyen‑Orient, qui servent de plateformes de lancement, de soutien logistique ou de centres de renseignement pour les opérations dirigées contre l’Iran sont considérées comme des cibles légitimes au regard du droit de la légitime défense reconnue à tout État agressé.

L’Iran souligne que ses ripostes visent exclusivement ces installations militaires américaine et en aucun cas les pays hôtes eux‑mêmes, qui sont des voisins, des frères et des sœurs, et avec lesquels la République islamique d’Iran a toujours souhaité maintenir les meilleures relations possibles.

  1. Assassinat du Guide et continuité constitutionnelle

À la suite du martyre du Guide de la Révolution, tombé dans une attaque menée hors de tout cadre juridique international et sans déclaration de guerre, les auteurs de cet assassinat devront répondre de ce crime devant les instances compétentes.

Conformément à l’article 111 de la Constitution de la République islamique d’Iran, un Conseil intérimaire du Leadership est d’ores et déjà en place, et l’Assemblée des Experts a l’obligation de se réunir prochainement afin de procéder à l’élection du nouveau Guide.

Contrairement aux illusions de certains responsables américains et israéliens, la continuité institutionnelle de la République islamique est pleinement assurée : l’État iranien demeure stable, organisé et uni.

  1. L’Iran face aux agressions au long de son histoire

Tout au long de son histoire plusieurs fois millénaire, l’Iran a souvent dû affronter des invasions barbares visant à détruire sa souveraineté, sa culture et son identité. Au cours des trois derniers siècles, l’Iran n’a jamais agressé aucun pays, mais il a toujours défendu chaque centimètre carré de son territoire lorsque celui‑ci était menacé. Le peuple iranien, digne héritier de cette histoire, saura faire regretter cette agression militaire sauvage à ceux qui ont cru pouvoir attaquer impunément la terre d’Iran.

  1. Détermination de l’Iran et message au monde

La République islamique d’Iran réaffirme sa détermination indéfectible à défendre sa souveraineté, la sécurité de son peuple, l’intégrité de son territoire et la préservation de son patrimoine historique et culturel. L’Iran continuera d’agir dans le cadre du droit international et de la légitime défense, tout en gardant la main tendue aux peuples de la région et du monde qui aspirent à un ordre fondé sur la justice, la dignité et le respect égal des nations, loin de toute logique de domination, de sélectivité et de deux poids, deux mesures.

Service de la diplomatie publique
Ambassade de la République islamique d’Iran – Paris

2 mars 2026

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