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Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 51
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PDF Version   Au soixante-huitième jour depuis le début de l’agression militaire des États-Unis et du régime sioniste, le service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les éléments suivants :    Aperçu général des événements des derniers jours   Au cours des dernières quarante-huit heures, les évolutions relatives aux relations entre la l’Iran et les États-Unis d’Amérique se sont poursuivies dans le cadre d’une « tension maîtrisée », Téhéran ayant, dans ses positions officielles, une nouvelle fois rejeté toute menace et toute forme de pression.   Les responsables iraniens, notamment au sein du ministère des Affaires étrangères, qualifient les sanctions unilatérales et la politique de « pression maximale » menée par Washington de « terrorisme économique » et soulignent que cette approche constitue le principal obstacle à toute initiative diplomatique sérieuse. Dans ce contexte, le récent déplacement du ministre des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran à Pékin s’inscrivait dans la continuité de la politique de « regard vers l’Est » et visait à consolider le partenariat stratégique avec la Chine. Outre les relations bilatérales, cette visite a permis d’examiner les évolutions régionales, les négociations indirectes avec les États-Unis, ainsi que les moyens de neutraliser les sanctions et de renforcer les coopérations économiques et financières.   L’Iran souligne que la stabilité durable dans le détroit d’Hormuz ne pourra être garantie que dans la mesure où les droits légitimes du peuple iranien dans les domaines de l’énergie, de la navigation maritime et de la sécurité nationale seront respectés, et où la présence militaire extrarégionale sera réduite.   Sur le plan politique et diplomatique, l’Iran, tout en rejetant toute « négociation sous pression », a déclaré que les contacts indirects avec les États-Unis ne pourraient être poursuivis que dans le cadre de la mise en œuvre des engagements antérieurs et d’une levée effective des sanctions. Elle considère également que toute menace militaire constitue une violation du droit international et de la Charte des Nations Unies.   Les informations relatives au prochain déplacement du président américain Donald Trump en Chine, ainsi qu’aux consultations menées par des responsables de son administration avec certains États arabes du Golfe, sont perçues par l’Iran comme une tentative de renforcer un front anti-iranien et d’obtenir un soutien accru à la poursuite de la politique de pression maximale. La République islamique d’Iran tient les États-Unis et leurs soutiens pour responsables de toute aggravation de la crise dans le Golfe persique et le détroit d’Hormuz et continuera de s’appuyer sur ses capacités de dissuasion défensive afin de protéger les intérêts du peuple iranien.    1. Dernières déclarations des responsables iraniens   Dr Massoud Pezeshkian, Président de la République islamique d’Iran Nous, les musulmans, nous nous sommes déjà soumis à Dieu, et personne d’autre ne peut nous soumettre. Lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre irakien, j’ai souligné qu’il conviendrait de recommander aux responsables américains de retirer les menaces militaires de notre région ; car les adeptes de l’école chiite ne peuvent être contraints à la soumission, même par le langage de la force.   Dr Massoud Pezeshkian Si la politique se réduit à la seule puissance, elle produit le monde que nous expérimentons aujourd’hui : chaos, oppression, injustice, piraterie. Dans la tradition nationale iranienne et dans notre cadre de pensée religieuse, la puissance sans éthique est dépourvue de sens. L’Iran représente une puissance éthique et responsable, tandis que ses adversaires incarnent une puissance déchainée et irréfléchie.   Mohammad-Bagher Ghalibaf, Président du Parlement Une nouvelle équation dans le détroit d’Hormuz est en train de se consolider. La sécurité de la navigation et du transit énergétique a été mise en péril par les États-Unis et leurs alliés, à travers la violation du cessez-le-feu et l’imposition d’un blocus ; toutefois, leurs méfaits seront réduits. Nous savons parfaitement que la poursuite de la situation actuelle est insoutenable pour les États-Unis, alors même que nous n’avons même pas encore réellement commencé.   Seyed Abbas Araghchi, Ministre des Affaires étrangères Les évolutions dans le détroit d’Hormuz montrent clairement qu’une crise politique n’a pas de solution militaire. Alors que, grâce aux efforts du Pakistan, les négociations progressent, les États-Unis doivent rester vigilants afin de ne pas être à nouveau entraînés dans un bourbier par des acteurs malveillants ; il en va de même pour les Émirats arabes unis. Le « projet de liberté » est un « projet d’impasse ».   Seyed Abbas Araghchi J’ai eu une rencontre constructive à Pékin avec Son Excellence Wang Yi, ministre des Affaires étrangères de la Chine. Les deux parties ont de nouveau souligné le droit de l’Iran à exercer sa souveraineté et sa dignité nationale. La partie iranienne a salué la proposition chinoise en quatre points visant à préserver et renforcer la paix et la stabilité dans la région. L’Iran fait confiance à la Chine et espère que ce pays continuera de jouer un rôle actif dans la promotion de la paix, la fin du conflit et le soutien à la mise en place d’un nouveau cadre pour l’après-guerre dans la région, capable d’assurer un équilibre entre développement et sécurité. Communiqué du Ministère des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran Le ministère des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, tout en condamnant les actions déstabilisatrices des dirigeants d’Abou Dhabi en collusion avec des parties hostiles contre la République islamique d’Iran y compris la poursuite de l’accueil de leurs bases et équipements militaires met en garde contre les conséquences dangereuses de cette situation pour la paix et la stabilité régionales. Au cours des deux derniers jours, parallèlement à l’intensification des actions illégales et provocatrices des forces militaires terroristes américaines dans la région et à leurs mouvements maritimes sous le prétexte trompeur de « protection de la sécurité maritime », les autorités d’Abou Dhabi ont également, dans une approche contraire au principe de bon voisinage et en violation des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, engagé des coopérations suspectes avec la partie américaine agresseuse, menaçant la sécurité et les intérêts nationaux de l’Iran ; néanmoins, la République islamique d’Iran a fait preuve du maximum de retenue, dans une approche responsable et dans le respect de l’intérêt collectif régional et de la communauté islamique. Le ministère rejetant les accusations infondées d’Abou Dhabi concernant des tirs de missiles et de drones depuis l’Iran vers les Émirats, précise que les actions défensives des forces armées de la République islamique d’Iran ont, à ce stade, été exclusivement dirigées vers la neutralisation des agressions américaines. Le ministère tout en réaffirmant l’attachement de la République islamique d’Iran aux principes de la Charte des Nations unies, aux règles fondamentales du droit international et au principe de bon voisinage dans ses relations avec tous les pays de la région, souligne que les autorités d’Abou Dhabi doivent cesser toute collusion et participation avec des parties hostiles (les États-Unis et le régime sioniste) dans la commission d’actes contraires aux normes du droit international contre l’Iran. Il est évident que la République islamique d’Iran ne négligera aucune mesure nécessaire et appropriée pour défendre ses intérêts et sa sécurité nationale.   2.       Crise dans le détroit d’Ormuz   Porte-parole du Quartier Général des forces armées Les forces armées de la République islamique d’Iran n’ont mené aucune opération de missile ou de drone contre les Émirats au cours des derniers jours, et si une action avait été menée, nous l’aurions annoncée de manière ferme et explicite. Par conséquent, le rapport du ministère de la Défense de ce pays est absolument mensonger et totalement contraire à la réalité.   Commandement de la Force navale des Gardiens de la Révolution Nous mettons en garde tous les navires qui envisagent de traverser le détroit d’Hormuz : le seul passage sûr pour franchir le détroit d’Hormuz est le couloir qui a été préalablement annoncé par l’Iran, et tout dévoiement des navires vers d’autres routes est non sécurisé et se heurtera à la réaction ferme de la Force navale du Sepah. Commandement de la Force navale des Gardiens de la Révolution Nous remercions les capitaines et les propriétaires des navires stationnés dans le golfe Persique et la mer d’Oman pour leur circulation à travers le détroit d’Hormuz conformément aux règles de l’Iran et pour la coopération satisfaisante des bâtiments dans la sécurité de la navigation dans la région. Avec la fin des menaces des agresseurs et à la faveur des nouvelles procédures, la possibilité d’un passage sûr et durable par le détroit sera assurée.   3. Lutte contre la propagande, la guerre psychologique, les mensonges et les tentatives de manipulation de l’opinion publique   Donald Trump, président des États-Unis À la demande du Pakistan et d’autres pays, compte tenu de l’immense succès militaire que nous avons remporté au cours de la campagne contre l’Iran, et étant donné également les progrès considérables réalisés vers un accord complet et final avec les représentants de l’Iran, nous avons convenu réciproquement que, tandis que le blocus se poursuivra de manière totale et efficace, le «projet Liberté» (le mouvement des navires à travers le détroit d’Hormuz) sera suspendu pour une courte période, afin de déterminer si cet accord peut être finalisé et signé ou non.   Robert Malley, ancien envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran La traduction [des propos de Trump], c’est : je recule parce que je suis en train de gagner de façon écrasante. Si ce retrait est la seule manière de réduire les tensions et d’engager un effort sérieux pour parvenir à un accord, alors pourquoi pas….   Axios (6 mai 2026) Selon des responsables américains et des sources informées, Washington et Téhéran se rapprochent d’un « mémorandum d’entente » d’une page visant à mettre fin à la guerre en cours et à ouvrir la voie à des négociations plus détaillées sur le programme nucléaire et les sanctions. Ce document en 14 points, en cours de discussion entre les émissaires de Donald Trump, dont Steve Witkoff et Jared Kushner, et des responsables iraniens, prévoit une déclaration officielle de fin des hostilités, l’ouverture d’une période de 30 jours de discussions techniques, ainsi que l’instauration d’un arrêt ou de restrictions sur certaines activités sensibles du programme nucléaire iranien en échange d’une réduction progressive des sanctions américaines et de la libération de plusieurs milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés. Dans ce cadre, une levée graduelle des restrictions sur la navigation dans le détroit d’Hormuz, actuellement affectée par les actions des deux parties, est également envisagée. L’Iran s’engagerait à ne pas chercher à acquérir l’arme nucléaire, à renoncer aux activités liées à la militarisation de son programme nucléaire et à accepter un régime d’inspections renforcé par des instances internationales, tandis que les États-Unis réduiraient progressivement les sanctions et ajusteraient leur posture militaire dans la région. Des options concernant le sort des stocks d’uranium hautement enrichi en Iran, y compris la possibilité de transférer une partie de ces matières à l’étranger, sont à l’étude ; des scénarios qui restent sensibles et politiquement controversés à Téhéran. Bien que certaines sources décrivent ce cadre initial comme le point le plus proche d’un compromis depuis le début de la guerre, des responsables américains, dont Marco Rubio, secrétaire d’État, soulignent que de nombreuses questions techniques et politiques restent non résolues et qu’aucune garantie n’existe quant à l’acceptation finale de ce cadre par la direction iranienne.   The Guardian (3 mai 2026) Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a limogé ou poussé à la retraite forcée 24 généraux et commandants de haut rang sans présenter de motifs clairs liés à leurs performances. Une part importante des officiers évincés sont des femmes ou des Afro-Américains ; certains y voient une forme d’« épuration » idéologique alignée sur la campagne du gouvernement contre les politiques de diversité et contre les officiers dits « woke ». Parmi les figures de proue écartées figurent le général C.Q. Brown, chef d’état-major interarmées, l’amirale Lisa Franchetti et le général Randy George, chef d’état-major de l’armée de terre ; des développements comparés aux purges des généraux de l’Armée rouge sous Staline, qui alimentent les craintes quant à la capacité de l’armée américaine à préserver sa cohésion, sa compétence et sa culture professionnelle en pleine guerre avec l’Iran. L’article insiste sur l’isolement croissant de Hegseth au sein du Pentagone : il est désormais entouré d’un cercle restreint de proches, dont son épouse Jennifer, son frère Phil, son avocat Tim Parlatore, ainsi que Steve Feinberg, milliardaire et propriétaire d’une société d’investissement qui, en tant que vice-secrétaire à la Défense, assure de facto la gestion quotidienne de l’appareil. Des officiers retraités et des analystes de sécurité interrogés par le Guardian estiment que ces purges, conjuguées au ton agressif de Trump et de Hegseth à l’égard de la guerre avec l’Iran et aux informations sur l’examen de l’option nucléaire, ont gravement affaibli la relation entre direction civile et militaire et érodé la capacité des plus hauts niveaux de l’armée à résister à des ordres illégaux ou à des aventures dangereuses. Certains d’entre eux, dont le général à la retraite Paul Eaton et l’ancien colonel Kevin Carroll, considèrent ce processus comme une tentative de façonner une armée idéologiquement plus docile et davantage loyale à la personne du président qu’à la Constitution, au point de mettre en cause l’un des derniers garde-fous traditionnels face au pouvoir quasi illimité du président d’ordonner une frappe nucléaire.   Pat Ryan, membre du Congrès Plus de 50 000 soldats sur le terrain. Des milliards de dollars d’actifs engagés, et le prix de l’essence qui explose. Trump peut dire tout ce qu’il veut sur la « fin » de la guerre. Mais cela ne change rien à cette réalité et nous continuons à en payer le prix.   Mike Nellis, stratège démocrate C’est à la fois étrange et insensé que le Département d’État reconnaisse sur son propre site internet que nous sommes entrés en guerre avec l’Iran à la demande d’Israël.    Joe Kent, ancien directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme des États-Unis Plus vite nous accepterons cette dure réalité qu’il n’existe aucune solution militaire au conflit avec l’Iran, mieux ce sera pour les États-Unis. La seule puissance militaire ne peut pas rouvrir le détroit d’Hormuz sans entraîner une escalade de la guerre et nous plonger dans un nouveau bourbier sanglant et sans fin, qui n’apporterait aucun bénéfice à notre population. Nous ne pouvons pas renverser un gouvernement à Téhéran qui en est sorti plus hardi, quel que soit le nombre de dirigeants que nous tuons ; si nous essayons, nous finirons par faire face à un régime ou à un État failli, pire que la situation actuelle. La réalité inévitable est la suivante : nous serons obligés de parvenir à un accord avec l’Iran. Nous pouvons être pragmatiques et le faire dès maintenant à nos conditions, ou bien continuer à écouter les mêmes néoconservateurs et le gouvernement israélien qui nous ont conduits à cette situation, pour finir par accepter le même accord après avoir encore davantage perdu. Reconnaître que nous avons atteint le point des rendements décroissants et qu’il est temps maintenant de reculer n’est pas un signe de faiblesse. C’est un signe de force, et c’est ce qui est juste pour le peuple américain.   4. Situation du marché de l’énergie et effets de la crise   Les tensions actuelles dans le golfe Persique et autour du détroit d’Hormuz ont conduit à un marché de l’énergie extrêmement volatil. Sur ce marché, le niveau des prix du pétrole demeure durablement élevé, tandis que le prix du gaz a nettement augmenté ces dernières semaines. Pétrole : Les contrats à terme sur le Brent, au début du mois de mai 2026, évoluent dans une fourchette de 108 à 109 dollars le baril, après avoir récemment franchi le seuil des 110 dollars et connu de fortes fluctuations ces derniers jours. Le prix du Brent a reflué aux alentours de 107,5 dollars le 5 mai, mais reste nettement supérieur à son niveau d’il y a un an, ce qui témoigne d’une « prime de risque géopolitique » liée au conflit dans le golfe Persique et aux tensions autour du détroit d’Hormuz. Les analyses de marché soulignent que les attaques récentes contre des pétroliers, la hausse des coûts d’assurance et de transport maritime, ainsi que la file de dizaines de navires à l’entrée du détroit, ont renforcé la perception d’un risque structurel pesant sur l’offre mondiale. Étant donné qu’environ 20% des flux pétroliers mondiaux et une part importante des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) transitent par le détroit d’Hormuz, toute menace visant ce passage se répercute immédiatement sur les prix et sur les anticipations des grands importateurs asiatiques et européens. Gaz et autres matières premières : Sur le marché européen, le prix de gros du gaz (indice TTF) a récemment connu un bond spectaculaire, atteignant à certains moments plus de 65 à 70 euros par mégawattheure, avant de se stabiliser dans une fourchette de 45 à 50 euros. Cette évolution est directement liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux inquiétudes concernant la sécurité des routes maritimes. En France, le prix de référence du gaz pour les consommateurs pour le mois de mai 2026 a été annoncé en forte hausse (de l’ordre de 15 à 20% par rapport à avril), les fournisseurs l’expliquant explicitement par la flambée des marchés de gros et par les incertitudes géopolitiques. À l’échelle mondiale, le prix du gaz naturel sur les marchés américains se situe, au début mai, autour de 2,8 à 2,9 dollars par MMBtu ; ce niveau est légèrement supérieur à celui du mois précédent, mais reste sensiblement inférieur à celui de l’an dernier, ce qui traduit une certaine divergence entre les dynamiques des marchés gaziers régionaux.   New York Times Les experts pétroliers estiment qu’il reste à l’Iran au moins quelques semaines avant d’être contraint d’interrompre sa production de pétrole. L’Iran, qui exportait environ 1,81 million de barils par jour en avril, peut réduire sa production tout en stockant le brut sur des pétroliers vides ou anciens, dont chacun peut contenir près de deux millions de barils, et en acheminant une partie des volumes par route et par rail vers le Pakistan.   Washington Post Trump dispose de moins en moins d’options pour contenir les réactions face à la hausse du prix de l’essence. L’augmentation du coût du pétrole, alors que la guerre contre l’Iran se poursuit, est devenue une préoccupation politique majeure pour la Maison-Blanche.   Institut Windward (spécialisé dans la veille maritime) Avec le lancement de « Project Freedom », par lequel les États-Unis escortent des navires neutres et civils à travers le détroit d’Hormuz, la « flotte de l’ombre » (dark fleet) adapte ses tactiques afin de maintenir les flux d’exportation. Les images récentes montrent que l’île de Kharg opère dans un état de quasi-obscurité complète, avec la désactivation de la plupart des signaux d’identification. On observe également un changement stratégique des routes : le brut iranien abandonne progressivement le détroit de Malacca, fortement surveillé, pour emprunter le détroit de Lombok en Indonésie.    5. Protestation contre la guerre et solidarité des peuples de la région avec l’Iran   Rassemblement massif des partisans de la résistance à Karachi, au Pakistan, à l’occasion du quarantième jour de deuil de l’Imam martyr de la Oumma.    6. Efforts diplomatiques   Principaux axes de l’entretien téléphonique du Président avec le Premier ministre désigné d’Irak pour la formation du gouvernement Dr Massoud Pezeshkian, lors d’un entretien téléphonique avec M. Ali Faleh al-Zaidi, Premier ministre désigné pour former le gouvernement irakien, lui a présenté ses félicitations pour sa nomination et lui a souhaité plein succès dans ses nouvelles fonctions. Il a déclaré que la République islamique d’Iran considère le gouvernement et le peuple irakiens comme ses frères, au-delà d’une simple relation de voisinage, et qu’elle soutient toute initiative visant à renforcer la coordination, à consolider la coopération et à développer des relations globales entre les deux pays. Poursuivant ses propos, Dr Pezeshkian a salué la vision soucieuse et l’engagement du nouveau Premier ministre irakien en faveur du règlement des problèmes régionaux, en précisant que l’une des questions fondamentales de la région aujourd’hui est la nécessité de mettre fin aux guerres d’agression et aux pressions exercées par les États-Unis contre la République islamique d’Iran et les autres pays de la région. Le Président a, en évoquant l’attitude contradictoire des Américains, déclaré : « Notre problème est que les États-Unis, d’un côté, poursuivent une politique de pression maximale contre notre pays et, de l’autre, s’attendent à ce que la République islamique d’Iran s’asseye à la table des négociations et finisse par se soumettre à leurs exigences unilatérales ; alors qu’une telle équation est impossible et irréalisable ». Dr Pezeshkian a ajouté : « Jusqu’à présent, la République islamique d’Iran a été la cible d’attaques à deux reprises en pleine phase de négociations, et cette fois encore, alors même que la voie du dialogue est ouverte, nous sommes une nouvelle fois confrontés à des déploiements militaires et à des menaces armées ». Le Président a souligné que la République islamique d’Iran est prête à tout type de dialogue dans le cadre des lois internationales, mais qu’en vertu de sa foi, de ses convictions et de ses principes, elle n’a jamais cédé et ne cédera jamais à la force. « Si l’on s’adresse à nous avec la logique, le dialogue est possible, mais le langage de la menace et de l’intimidation ne mène nulle part ». Insistant sur le fait que la République islamique d’Iran ne considère fondamentalement ni la guerre ni l’insécurité comme des options souhaitables, il a déclaré : « Conformément à notre approche de principe, nous restons pleinement disposés à parvenir à un entendement avec les pays islamiques de la région, à établir des règles communes et à régler par le dialogue tous les différends, que ce soit dans le golfe Persique ou dans d’autres domaines régionaux, afin d’éliminer la guerre et l’instabilité». « Nous ne souhaitons aucun différend avec nos frères de la région ; mais la réalité est que, depuis des bases américaines situées sur le territoire de certains pays de la région et en utilisant leur espace et leurs infrastructures, des écoles, des hôpitaux et des installations de notre pays ont été bombardés ».   Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de l’Algérie Les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de l’Algérie ont eu un entretien téléphonique au cours duquel ils ont discuté des relations bilatérales et des derniers développements régionaux.   Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères de l’Iran et du Turkménistan Seyed Abbas Araghchi et Rachid Meredov, ministre des Affaires étrangères du Turkménistan, ont examiné les évolutions les plus récentes du processus diplomatique ainsi que les efforts et initiatives en cours pour mettre fin à la guerre imposée par les États-Unis et le régime sioniste contre la République islamique d’Iran.   Rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Chine Seyed Abbas Araghchi, lors de sa rencontre à Pékin avec Wang Yi, secrétaire de la Commission des relations extérieures du parti et ministre des Affaires étrangères de la Chine, a passé en revue les divers aspects des relations bilatérales et de la coopération entre les deux pays dans différents domaines, notamment économiques et commerciaux, ainsi que l’état d’avancement de la mise en œuvre des accords conclus. Le ministre iranien des Affaires étrangères, rappelant les liens anciens entre les deux grandes civilisations iranienne et chinoise, a qualifié la Chine d’ami proche et de partenaire stratégique de l’Iran, et a réaffirmé la volonté ferme et résolue du gouvernement de la République islamique d’Iran d’élever à tous les niveaux les relations stratégiques et amicales entre les deux pays dans le cadre du partenariat stratégique global Iran–Chine, sur la base du respect et de la confiance mutuels. Il a souligné : « Nous sommes convaincus que la coopération et le partenariat stratégique entre les deux pays se poursuivront dans les nouvelles circonstances de manière plus forte que par le passé ». Il a remercié la Chine pour sa position de principe condamnant les violations des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies par les États-Unis et Israël, ainsi que pour son approche responsable face à l’usage abusif par les États-Unis du Conseil de sécurité de l’ONU, et a exprimé l’espoir qu’avec le début de la présidence tournante de la Chine au Conseil de sécurité et la poursuite du rôle actif de Pékin, on assiste à des évolutions constructives visant à empêcher la poursuite des violations du droit et des atteintes à la paix et à la sécurité internationales. Le ministre iranien a également informé son homologue chinois des dernières évolutions du processus diplomatique et des efforts et initiatives en cours pour mettre fin à la guerre imposée par les États-Unis et le régime sioniste contre la République islamique d’Iran, y compris le processus de négociations Iran–États-Unis menées avec la médiation du Pakistan, en précisant : « L’Iran, tout comme il s’est montré déterminé et puissant sur le terrain pour défendre sa cause et reste pleinement prêt à faire face à toute agression, est également sérieux et constant sur le front diplomatique ». Le ministre chinois des Affaires étrangères, saluant la résistance et la fermeté du peuple iranien face aux agresseurs ainsi que la bonne volonté et l’approche responsable de l’Iran, en particulier les efforts de son homologue iranien dans la conduite du processus diplomatique et la prévention de l’escalade des tensions dans la région, a réaffirmé la position ferme de la Chine consistant à soutenir l’intégrité territoriale, la souveraineté et la sécurité nationale de l’Iran. Il a précisé que la position de principe de la Chine est l’opposition au recours à la force et à la poursuite de cette guerre illégale, dont les conséquences néfastes se retournent non seulement contre l’Iran, mais également contre l’ensemble des pays et des peuples de la région et du monde. Évoquant le plan en quatre points présenté par le président chinois pour mettre fin de manière immédiate et définitive à la guerre et instaurer une paix et une sécurité durables dans la région, il a réaffirmé le soutien résolu de la Chine à la diplomatie et au dialogue pour le règlement des différends. Au cours de cette rencontre, les ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de la Chine ont passé en revue la situation la plus récente de la mise en œuvre des accords et projets de coopération dans divers domaines économiques et commerciaux, ont échangé sur les opportunités et capacités de développement accru des relations, et sont convenus de poursuivre les visites et consultations entre hauts responsables des deux pays.   Entretien téléphonique des ministres des Affaires étrangères de l’Iran et de l’Arabie saoudite Seyed Abbas Araghchi s’est entretenu par téléphone avec Fayçal ben Farhane, ministre des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite. Les deux parties ont, au cours de cette conversation, examiné les dernières évolutions régionales et ont insisté sur la poursuite de la voie diplomatique et de la coopération entre les pays de la région afin de prévenir l’apparition et l’aggravation de nouvelles tensions.   Service de la diplomatie publique Ambassade de la République islamique d’Iran en France
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