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Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 31
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Communique de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 31 Communiqué de presse – N°31 Paris, le 30 mars 2026 Au trente-et-unième jour de l’agression militaire menée par les forces américaines et israéliennes, la section de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite porter à la connaissance des médias et de l’opinion publique les points suivants :     Vue d’ensemble des événements des dernières 24 heures : Au trentième jour de la guerre, l’annonce de la destruction d’un avion AWACS américain est devenue l’un des événements les plus importants de la guerre asymétrique menée par l’Iran pour aveugler le dispositif radar des États‑Unis. Par ailleurs, à la suite des attaques de la nuit dernière contre l’Iran, l’électricité a été coupée dans certains quartiers de Téhéran et de Karaj, avant d’être rétablie au bout de quelques heures grâce aux efforts des équipes d’urgence. Le quotidien espagnol El País a également fait état de la fermeture de l’espace aérien espagnol aux avions impliqués dans la guerre contre l’Iran, y compris les aéronefs américains.   Dernières déclarations des responsables iraniens Masoud Pezeshkian, Président de la République islamique d’Iran, sur le réseau X : « Que les experts en intelligence artificielle aux États Unis informent le Président Trump de la réalité de la présence du peuple de son pays dans les manifestations “Non au roi”. Le peuple américain est en colère contre le “Israel First”. Ils sont fatigués de voir des rois israéliens régner sur la démocratie américaine.   Mohammad Bagher Qalibaf, Président du Parlement, sur le réseau X : Hier, en dépit du bombardement sauvage de civils par Israël, les offices de la messe du Dimanche des Rameaux ont été célébrés à Téhéran, Tabriz et Ourmia. Avant 1948, les chrétiens représentaient 12,5% de la population des territoires occupés, mais ils n’en constituent plus aujourd’hui qu’1%. Le sionisme s’efforce d’effacer toute trace de l’islam et du christianisme. Mohammad Bagher Qalibaf, Président du Parlement, sur le réseau X : Avertissement : les “nouvelles” ou “vérités” diffusées avant l’ouverture du marché ne sont bien souvent qu’un prélude à la prise de bénéfices et au déchargement des positions ; en pratique, c’est un signal contraire. Faites l’inverse : s’ils font monter les prix, vendez à découvert ; s’ils les font baisser, ouvrez des positions longues. Si demain vous voyez quelque chose, vous saurez vous mêmes de quoi il retourne.   Seyyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères, sur le réseau X : Le régime israélien et son partenaire complice et criminel continuent de croire qu’il est possible d’anéantir le savoir par les bombardements. Cette illusion s’est déjà manifestée dans l’assassinat de scientifiques iraniens, les attaques contre les installations nucléaires de l’Iran, et se manifeste aujourd’hui encore dans le ciblage barbare des universités. Une réalité doit être acceptée : vos actions procèdent entièrement du désespoir et n’aboutiront à rien ; elles ne feront au contraire qu’exacerber encore la soif de connaissance et la détermination du peuple iranien à progresser sur le plan scientifique.   Seyyed Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères, sur le réseau X : Le soutien du gouvernement et du peuple de la République d’Arménie au peuple iranien, en particulier pour l’évacuation des ressortissants iraniens et l’apport d’une aide humanitaire, mérite une profonde gratitude. Les liens anciens entre l’Iran et l’Arménie ont, une fois de plus, démontré leur solidité dans ces moments difficiles, et ces gestes fraternels resteront gravés dans la mémoire de la nation iranienne.   Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, à propos du débat sur un retrait du Traité sur la non-prolifération (TNP) : Ce sujet a été annoncé au Parlement comme étant à l’étude. Notre opinion publique s’interroge sur l’utilité d’adhérer à un instrument dont les parties dominantes au niveau international, nous refusent le bénéfice des avantages et droits qui en découlent. Si l’adhésion au Traité de non-prolifération doit se réduire pour nous à un simple nom sur un morceau de papier, sans que nous puissions jouir des droits qu’il consacre, et tout en étant exposés à l’agression et à l’injustice, quel est l’intérêt de cette adhésion ? Nous restons pour l’heure partie audit Traité et, tant que nous en serons membres, nous respecterons assurément les obligations qui y sont inscrites. Fondamentalement, la République islamique d’Iran n’a jamais recherché, ni ne recherche, la possession d’armes nucléaires. Quant à la question de notre adhésion à cet instrument — indépendamment de notre position de principe qui proscrit toute arme de destruction massive — il s’agit d’un débat qui se pose dans notre opinion publique et au Parlement pour une raison évidente : l’attitude extrêmement irresponsable de l’Agence internationale de l’énergie atomique et le comportement très destructeur des États Unis et de certains États membres de l’Agence qui ont unilatéralement fait pression sur l’Iran dans le dossier nucléaire, porté atteinte à nos droits et aujourd’hui même, après les attaques contre nos installations nucléaires, n’ont adopté aucune position d’opposition ni de condamnation à l’égard de cet acte criminel.   Attaques délibérées contre les civils et les infrastructures iraniennes Le porte‑parole du gouvernement a indiqué : Nombre de femmes martyres : 246 Nombre de martyrs de moins de 18 ans : 216 Nombre de martyrs de moins de 5 ans : 17   Tabriz : La société pétrochimique de Tabriz a annoncé qu’aux premières heures de l’aube de ce matin, le 10 Farvardin 1405, une attaque aérienne a visé une partie des installations industrielles du complexe pétrochimique de Tabriz. Les équipes de sécurité, de lutte contre l’incendie, de secours et d’exploitation se sont immédiatement rendues sur place et ont mis en œuvre les mesures nécessaires de gestion de la situation d’urgence. La situation est actuellement entièrement sous contrôle et l’incendie a été maîtrisé ; les ingénieurs procèdent à une évaluation détaillée des aspects techniques et de l’ampleur des dégâts.   Zandjan : Le gouverneur de Zandjan a annoncé qu’aux environs de 4 heures du matin, une habitation a été ciblée dans la ville de Zandjan, ce qui a entraîné jusqu’à présent le martyre de 3 de nos compatriotes et blessé 7 autres civils.   Ispahan : Le vice‑gouverneur chargé de la sécurité de la province d’Ispahan a déclaré que ce matin des avions de chasse américano‑sionistes, en violant l’espace aérien d’Ispahan, ont pris pour cible le parc d’attractions « Shahr‑e Roya‑ha » (la « Ville des rêves »).   Téhéran : Le porte‑parole de l’industrie électrique de Téhéran a indiqué que le rétablissement des perturbations du réseau électrique de la ville de Téhéran, dues aux éclats d’obus et aux ondes de choc des explosions, a été achevé pour l’essentiel en moins de deux heures, et que l’électricité a été rétablie dans tous les quartiers de la capitale ayant subi des coupures.   Téhéran : Lors des attaques criminelles américano‑sionistes contre la ville de Téhéran, un centre de stockage de déchets dans le quartier de Kianchar à Téhéran, a été atteint par un missile. Cette attaque a provoqué des dégâts dans des ateliers et des habitations environnants. Quatre gardiens de cet entrepôt sont coincés sous les décombres et les équipes de secours poursuivent leurs efforts pour les sauver ou retrouver les dépouilles de martyrs éventuels.   Sanandaj : Le gouverneur de Sanandaj a annoncé que l’ennemi a attaqué l’un des quartiers de la ville vers 4 h 50, blessant huit citoyens. Selon une première évaluation, quelque 200 unités d’habitation et commerces ont été endommagés. Il a rappelé que jusqu’à présent 2 400 unités commerciales et résidentielles ont été touchées par les attaques ennemies.   Kouhdasht : Le gouverneur de Kouhdasht a indiqué qu’à ce jour cette ville a été visée 15 fois par les attaques sionisto‑américaines, et que 17 personnes y ont trouvé le martyre.   L’Agence internationale de l’énergie atomique a annoncé que sur la base de l’analyse indépendante d’images satellites et de sa connaissance des installations, elle confirme que l’usine de production d’eau lourde de Khondab, que l’Iran avait signalée comme ayant été attaquée le 27 mars (vendredi), a subi de graves dommages et n’est plus exploitable. L’Agence a précisé que cette installation ne contenait pas de matières nucléaires déclarées.   Le quotidien américain The New York Times, dans un reportage intitulé « New U.S. Missile Hit Iranian Sports Hall and School, Analysis Shows », publié le 29 mars 2026, indique, sur la base d’une analyse de vidéos, d’images satellites et de l’avis d’experts en armement, que le premier jour de la guerre, un nouveau missile balistique américain de type Precision Strike Missile (PrSM) a frappé un gymnase et une école primaire dans la ville de Lamerd dans la province de Fars. Selon le New York Times, cette attaque survenue le 28 février à proximité d’une base militaire, a vu l’explosion du missile à basse altitude au‑dessus du gymnase et de l’école, dispersant de fins éclats de tungstène dans l’environnement ; un schéma de destruction qui correspond aux caractéristiques techniques du missile PrSM. Le journal, se fondant sur les déclarations des autorités locales relayées par les médias iraniens, rapporte qu’à la suite de ces frappes à Lamerd « au moins 21 civils » ont perdu la vie. Les autorités de la République islamique d’Iran considèrent cette attaque contre un gymnase et une école comme une violation grave du droit international humanitaire et soulignent la nécessité d’un suivi et d’une reddition de comptes au niveau international face à cet acte.   Dernier état des dégâts infligés au patrimoine culturel et aux infrastructures touristiques au 29 mars 2026 : Nombre total de monuments historiques endommagés : 131 sites de niveau mondial et national Province de Téhéran : 61 sites Province d’Ispahan : 23 sites Province du Kurdistan : 12 sites Provinces du Lorestan et de Kermanshah : 4 sites chacune Autres provinces : 35 sites En termes de typologie fonctionnelle des dommages, 111 cas concernent des monuments historiques et des musées, 11 cas des ensembles bâtis de valeur dans la province de Téhéran et 9 cas le patrimoine de la Défense sacrée dans la province du Khouzestan. Par ailleurs, 50 musées du pays ont subi des dommages dont 14 musées du complexe de Saadabad et 7 musées du complexe du palais du Golestan. Le nombre de tissus urbains historiques touchés s’élève désormais à 7, les villes de Téhéran, Sanandaj, Ispahan, Kermanshah, Qom, Khansar et Tabriz ayant été affectées, Tabriz s’ajoutant à cette liste en tant que nouvel épicentre de dommages. Dans le secteur du tourisme, 64 établissements touristiques du pays, comprenant hôtels, complexes de services et de repos, agences de voyages et établissements de restauration, ont été endommagés dans 10 provinces.   Ripostes militaires de l’Iran Commandant de la force aérospatiale des Gardiens de la Révolution : La vengeance des atteintes aux infrastructures de l’Iran est en cours par la destruction des industries stratégiques liées à l’ennemi américano‑sioniste dans la région. Jusqu’à présent : les industries chimiques de Neot Hovav dans les territoires occupés, une raffinerie, deux complexes sidérurgiques et deux méga‑complexes d’aluminium.   Porte‑parole du quartier général central Khatam al‑Anbiyâ : Les lieux de résidence des commandants et responsables ennemis constituent des cibles légitimes pour l’Iran.     Direction des relations publiques des Gardiens de la Révolution islamique : « Lors de la 87e vague de l’opération “Promesse véridique 4”, dédiée au vaillant martyr l’amiral Tangsiri et aux martyrs de la marine du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, les centres de commandement et de contrôle, les hangars de drones, les dépôts logistiques d’armements ainsi que les lieux de dissimulation des militaires terroristes et des pilotes américaino‑sionistes ont été frappés efficacement par des missiles balistiques à carburant liquide et solide de type Emad, Qiam et Khorramshahr‑4, ainsi que par des drones kamikazes. Ces frappes ont visé plusieurs zones, dont cinq bases américaines dans la région, ainsi que des sites militaires au sud, au centre et au nord des territoires occupés de Palestine, incluant le golfe de Haïfa, Kiryat Shmona, Tel‑Aviv, Be’er Sheva, Dimona, Al‑Kharj, Jufair et Victoria. Cette opération combinée, prolongée et à plusieurs phases, a commencé dans la nuit dernière à l’aube et se poursuit toujours. L’attaque illégale de l’armée du régime sioniste contre les usines de dessalement d’eau au Koweït constitue un signe de la bassesse et de la vilenie des occupants sionistes. Le Corps des Gardiens condamne cet acte inhumain et déclare que les bases et militaires américains, ainsi que les centres militaires et sécuritaires du régime sioniste dans les territoires occupés de Palestine constituent des cibles de notre riposte puissante. Il est impératif que les pays de la région d’Asie occidentale se montrent vigilants face aux manœuvres de déstabilisation et de destruction de la région orchestrées par le courant américano‑sioniste.   Direction des relations publiques de l’armée : Depuis la nuit dernière jusqu’aux premières heures de ce matin, les drones d’attaque de l’Armée de la République islamique d’Iran ont pris pour cible les stations radar ennemies déployées aux Émirats arabes unis chargées de la détection et de l’interception des missiles et drones de combat. Dans cette vague d’attaques, les drones kamikazes de l’Armée ont également visé les lieux de stationnement des forces de l’armée terroriste américaine dans la région.   Corps des Gardiens de la Révolution islamique : L’amiral des Gardiens, martyr Alireza Tangsiri qui, après les coups sévères portés à l’ennemi, ayant conduit à la destruction d’importantes installations et infrastructures et à l’abattage d’un avion de chasse américain, s’employait à organiser et renforcer les forces et à consolider le bouclier défensif des îles et des côtes utilisées par les agresseurs, a succombé à la gravité de ses blessures et a rejoint la miséricorde divine. Situation du marché de l’énergie et effets de la crise dans la région du détroit d’Ormuz Dans un article intitulé « Christine Lagarde’s sober tone on the Gulf war energy shock », publié le 26 mars 2026, l’hebdomadaire The Economist rapporte les propos de Christine Lagarde présidente de la Banque centrale européenne, selon laquelle la guerre avec l’Iran a provoqué « un véritable choc » sur les marchés de l’énergie et l’économie mondiale, un choc qui, d’après elle, « dépasse probablement ce que nous sommes actuellement en mesure de pleinement appréhender » et dont les perturbations pourraient se prolonger « pendant des années ».   Le quotidien britannique Financial Times, dans un article intitulé « Trapped seafarers suffer as Iran war rages », publié le 30 mars 2026, écrit, en se fondant sur l’évaluation d’organisations maritimes internationales, qu’en raison de la guerre en cours avec l’Iran et des perturbations sévères du trafic via le détroit d’Ormuz, quelque 20 000 marins se trouvent bloqués à bord de navires de commerce et de pétroliers dans le golfe Persique, sans possibilité de quitter leurs bâtiments. L’article souligne que de nombreux navires sont à l’arrêt dans les eaux du golfe Persique et aux abords du détroit d’Ormuz, ou encore en file d’attente pour entrer dans les ports de la région, et que leurs équipages font face à de longues périodes d’attente, à des contraintes accrues sur les rotations et à une dégradation de leurs conditions psychologiques et de travail, situation qui, outre ses conséquences humaines, accroît les risques de perturbations supplémentaires dans les chaînes d’approvisionnement et le cours normal du commerce mondial.   L’agence Bloomberg, dans un rapport analytique publié le 29 mars 2026, en citant des responsables du gouvernement américain et des analystes de Wall Street, indique qu’en cas de poursuite de la guerre avec l’Iran et de fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, les marchés envisagent le scénario d’un bond sans précédent du prix du baril de pétrole jusqu’à 200 dollars ; un scénario dont la probabilité est évaluée à 40% dans un rapport de la banque Macquarie daté du 27 mars 2026. Dans le même sens, la banque Goldman Sachs, dans une note d’analyse consacrée aux conséquences de la crise du détroit d’Ormuz, publiée le 26 mars 2026, avertit que les perturbations du passage des navires dans ce couloir maritime pourraient provoquer un choc sur le marché mondial des engrais azotés, et, par ricochet, sur les prix des céréales. Ce rapport insiste sur le fait que plus d’un quart du commerce mondial d’engrais azotés et près de 20% des échanges mondiaux de GNL transitent par le détroit d’Ormuz, et que le prix de ces engrais a déjà augmenté d’environ 40% depuis le début des hostilités. Selon les données du site spécialisé GlobalPetrolPrices, qui a analysé les fluctuations des prix des carburants sur la période allant du 23 février au 23 mars 2026 et publié ses conclusions le 24 mars 2026, le prix du gazole a connu une hausse significative dans de nombreux pays. Ce rapport montre que, sur cette période, le prix du gazole a augmenté de 81,6% aux Philippines, de 78,3% au Nigéria, de 57,9% en Malaisie, de 41,2% aux États‑Unis et de 30,9% en Allemagne. À l’inverse, certains pays n’ont enregistré que des variations très limitées ; en Russie, par exemple, le prix du gazole n’a progressé que de 0,5%, tandis qu’en Inde et en Arabie saoudite, du fait des mécanismes de contrôle et de subvention, les prix sont restés quasiment inchangés.   Lors des échanges de ce lundi 30 mars 2026, le prix du Brent sur l’échéance la plus proche oscille autour de 116 à 117 dollars le baril, tandis que le brut américain (WTI) se traite dans une fourchette de 100 à 101 dollars le baril. Ces niveaux de prix traduisent une prime de risque très élevée liée à la guerre en Iran et à l’insécurité dans le détroit d’Ormuz, qui menace l’offre mondiale de pétrole. Sur le marché européen du gaz, le prix de référence au hub TTF, d’après les dernières données publiées à la fin du mois de mars, se situe autour de 54 à 55 euros par mégawattheure ; un niveau sensiblement supérieur à la moyenne d’avant-guerre, même s’il demeure en deçà des sommets atteints lors de la crise énergétique de 2022.   Le quotidien The New York Times, dans un article économique publié le 24 mars 2026, écrit, sur la base des données de l’association AAA, que le prix moyen d’un gallon d’essence aux États Unis a augmenté d’environ un dollar au cours du dernier mois, passant d’environ 3 dollars à près de 4 dollars, soit une hausse de l’ordre de 30 à 33%. Selon les experts, il s’agit du deuxième plus grand choc de prix sur le marché américain des carburants au cours des trois dernières décennies, directement lié aux perturbations du marché pétrolier mondial consécutives à la guerre avec l’Iran. Le New York Times souligne que cette flambée sans précédent du coût du carburant ne se limite pas aux stations-service : la hausse des coûts de transport se répercute le long des chaînes d’approvisionnement et entraîne une augmentation des prix d’un large éventail de biens et de services. Les estimations économiques montrent que, si la situation actuelle perdure, les ménages américains devront dépenser plusieurs centaines de dollars supplémentaires pour le carburant, ce qui exercera une pression directe sur leur budget courant et leur niveau de vie.   Propagande, désinformation, diversion de l’opinion publique et guerre psychologique Joe Kent, ancien directeur démissionnaire du « National Counterterrorism Center » des États Unis, qui a quitté ses fonctions le 17 mars 2026 pour protester contre la guerre menée à l’encontre l’Iran, lors de son premier entretien approfondi avec Tucker Carlson le 19 mars 2026, en critiquant les attaques des États Unis et du régime sioniste contre le territoire iranien, a affirmé : « Chaque fois que le président Trump déclare vouloir une forme de désescalade avec les Iraniens, Israël, en lançant des attaques massives contre les infrastructures énergétiques de l’Iran ou d’autres cibles clés de ce pays, anéantit de facto toute possibilité de réduction des tensions ».  Il ajoute ensuite : « Aucune négociation avec les Iraniens ne pourra réussir à moins qu’Israël ne soit contenu. Cela doit se faire en adressant à Israël ce message clair : nous vous aiderons dans le cadre de votre défense, mais nous ne mettrons pas à votre disposition la capacité de mener des opérations offensives ».   Le président des États Unis dans des propos contradictoires a déclaré que bien qu’il affirme que les négociations directes et indirectes avec l’Iran se déroulent très bien, il est possible qu’aucun accord avec l’Iran n’aboutisse. Lors d’un échange avec des journalistes à bord de son avion, alors même que l’Iran insiste sur le fait qu’aucune négociation n’a lieu avec les États Unis, Trump a soutenu qu’il est impossible de prévoir avec précision l’issue des discussions avec l’Iran. Le président américain s’est néanmoins dit optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord dans un avenir proche, voire peut être dès la semaine suivante.   Dans un message publié le lundi 30 mars 2026 sur le réseau social « Truth Social », le président américain a averti que si aucun accord n’était conclu à court terme pour « la réouverture immédiate » du détroit d’Ormuz et l’instauration de la paix, les États Unis « anéantiraient totalement toutes les centrales électriques, les puits de pétrole et l’île de Kharg en Iran », des objectifs qui, selon lui, n’auraient jusqu’ici pas été délibérément visés.   Le quotidien Financial Times, dans un compte rendu de son entretien avec Donald Trump publié le 29 mars 2026, écrit que le président américain a de nouveau prétendu que l’armée de son pays avait « entièrement supprimé les capacités militaires de l’Iran », une affirmation qui, ces dernières semaines, a été à maintes reprises mise en doute et tournée en dérision par les médias et cercles américains, notamment par le New York Times. Dans ce même entretien, Trump dévoile un autre objectif poursuivi par la poursuite de la guerre contre l’Iran et, en faisant référence directe aux ressources énergétiques de l’Iran, déclare : « Pour être honnête, ce que je préfère, c’est prendre le pétrole de l’Iran, mais quelques idiots en Amérique me disent : pourquoi fais-tu cela ? Ce sont des idiots. »   Le quotidien The New York Times, dans une analyse publiée le 29 mars 2026 sous le titre « A Toothless Iran? Missile and Drone Strikes Show It Can Still Inflict Pain », écrit que, contrairement aux affirmations répétées de Donald Trump selon lesquelles l’Iran serait devenu « édenté », les récentes attaques de missiles et de drones montrent que Téhéran reste capable d’infliger des dommages significatifs à ses ennemis. Dans cet article, Kelly Grieco, chercheuse principale au Stimson Center à Washington, souligne que la baisse apparente du nombre d’attaques ne signifie pas la disparition de la capacité offensive de l’Iran et que « des signes indiquent que nous n’avons pas affaire à un adversaire vaincu, mais à une partie qui est en train d’apprendre et de s’adapter, et qui inflige suffisamment de dégâts pour faire avancer sa stratégie ». Le New York Times ajoute, en s’appuyant sur des analystes militaires, que l’Iran conserve l’accès à des tunnels menant à des « villes souterraines de missiles » ainsi qu’à des dépôts de drones ou des bases secrètes en partie hors de portée des capacités de renseignement américaines et israéliennes, ce qui explique, selon ces experts, pourquoi la capacité de frappe de l’Iran, malgré un mois d’attaques intensives, n’a pas encore été entièrement neutralisée.   Le prestigieux think tank « Royal United Services Institute » (RUSI), à Londres, dans une étude analytique publiée le 23 mars 2026 sous le titre «Over 11,000 Munitions in 16 Days of the Iran War», met en garde, sur la base du suivi de la consommation de plus de 11 000 munitions de différents types lors des 16 premiers jours de la guerre, contre l’épuisement rapide des stocks d’armements des États Unis et du régime sioniste. Le rapport souligne que, dans les couches critiques de la défense aérienne, des systèmes comme Arrow 2/3 en Israël seront, d’ici la fin du mois de mars, pratiquement à bout de munitions, tandis que les stocks de missiles intercepteurs THAAD et Patriot atteindront, si le rythme actuel de tir se maintient, un niveau de « diminution critique » en l’espace de quelques semaines. RUSI montre également que, sur le plan offensif, les munitions à longue portée, telles que les missiles balistiques ATACMS/PrSM et divers missiles de croisière et air surface, sont consommées à un rythme tel que, si la tendance actuelle se poursuit, l’essentiel de ces arsenaux sera épuisé aux alentours du mois d’avril, alors même que les lignes de production de ces armes ne disposent pas de la capacité de compenser rapidement cette consommation. Bien que certaines munitions moins coûteuses ou dont les stocks sont plus importants (comme les JDAM et les bombes de petit diamètre) bénéficient d’une plus grande longévité, RUSI conclut que, dans un scénario de guerre d’usure, ce qui sera déterminant n’est pas uniquement la supériorité technologique, mais « la profondeur des stocks et la capacité industrielle de reconstitution ». Le rapport estime que la guerre en Iran, à l’instar du conflit en Ukraine, remet sérieusement en cause le récit d’une « supériorité absolue de l’armement occidental » et montre que des systèmes présentés pendant des années comme un « bouclier défensif impénétrable » disposent, face à une pression opérationnelle soutenue, d’une endurance très limitée.       Service de la diplomatie publique Ambassade de la République islamique d’Iran – Paris  
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