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L'entretien de l'Ambassadeur de la R. I. d'Iran avec Thinkerview
L’ambassadeur d’Iran en France : L’attaque à la veille des négociations, l’assassinat du Guide et le massacre d’enfants montrent que l’objectif était un changement de régime en Iran
Paris – Lors de son entretien avec la chaine ThinkerView, l'ambassadeur de la République islamique d’Iran en France, revenant sur les récentes attaques menées par les États-Unis et le régime sioniste contre l’Iran, a déclaré que l’objectif de ces actions n’était pas le programme nucléaire, mais bien un changement du système politique iranien. Il a souligné que ces attaques ont été lancées alors que Téhéran se trouvait à la veille d’un nouveau cycle de négociations. Évoquant le processus des négociations nucléaires, il a précisé que l’Iran, après cinq cycles de pourparlers et alors qu’il ne restait que deux jours avant le sixième round, a été la cible d’une attaque. Selon lui, ce scénario s’est répété après la reprise des négociations, ce qui démontre que la partie adverse ne recherchait pas une solution diplomatique. Mohammad Amin-Nejad, évoquant l’attaque directe contre la résidence du Guide suprême de l’Iran, a indiqué que, lors de cette agression, le Guide de la Révolution a été tué avec des membres de sa famille, un événement qui, selon lui, révèle la la nature barbare de ces attaques. L’ambassadeur d’Iran a insisté sur le fait que Téhéran n’était pas à l’origine de la guerre, ajoutant que la République islamique d’Iran a réagi dès les premières heures de l’agression dans le cadre de son droit inhérent à la légitime défense. Il a également souligné que les règles du droit international doivent être respectées et que l’agresseur doit être tenu responsable, et non la victime. Il a affirmé que Téhéran n’a aucune intention de porter atteinte aux pays de la région et considère ses voisins comme « ses frères ». Toutefois, il a précisé que les bases et les intérêts américains dans la région, impliqués dans les opérations contre l’Iran, constituent des cibles légitimes, ajoutant que la présence américaine est la principale source d’instabilité régionale. L’ambassadeur a également rejeté les accusations concernant des frappes contre des bases de pays tiers, notamment françaises, affirmant que l’Iran n’a jamais visé des pays qui n’ont pas agi contre lui et qu’il se limite aux installations américaines impliquées dans les attaques. Il a par ailleurs dénoncé ce qu’il a qualifié de « campagne médiatique organisée » contre l’Iran, estimant qu’avant toute action militaire, des récits exagérés et inexacts sur la situation intérieure du pays ont été diffusés afin de préparer l’opinion publique et de justifier l’attaque. L’ambassadeur d’Iran en France a également rejeté les accusations occidentales concernant l’existence de « forces par procuration », déclarant qu’un tel concept n’existe pas dans la vision iranienne. Il a affirmé que des groupes tels que le Hamas et le Hezbollah sont des mouvements indépendants que l’Iran soutient uniquement sur le plan politique. Ancien ambassadeur d’Iran en Côte d’Ivoire, il a rappelé les antécédents historiques des relations irano-américaines, évoquant le coup d’État de 1953 contre le gouvernement de Mossadegh comme un exemple des ingérences répétées de Washington dans les affaires intérieures iraniennes. Il a ajouté que des responsables américains ont explicitement évoqué un changement de régime en Iran et se sont même exprimés sur la désignation de futurs dirigeants, ce qui constitue une violation flagrante des principes du droit international. Répondant à une question sur le dossier nucléaire, Mohammad Amin-Nejad a réaffirmé l’attachement de Téhéran au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), soulignant que l’arme nucléaire n’a pas sa place dans la doctrine de défense de l’Iran, tout en indiquant que des ajustements pourraient être envisagés dans les outils de défense en fonction des circonstances. Il a également rejeté les accusations selon lesquelles l’Iran chercherait à déstabiliser les marchés énergétiques ou à fermer le détroit d’Ormuz, affirmant que l’Iran a toujours été l’un des principaux garants de la sécurité de cette voie stratégique et qu’il n’a aucun intérêt à perturber le commerce mondial. En conclusion, l’ambassadeur a souligné que « la clé de la résolution de la crise ne se trouve pas entre les mains de l’Iran », ajoutant que la République islamique d’Iran a, depuis plus de deux décennies, pris l’initiative du dialogue, mais que l’imposition de la guerre et les tentatives de changement du système politique d’un État souverain ne constituent pas une solution et ne feront qu’aggraver l’instabilité régionale et internationale.  
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