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Communiqué de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 8
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Le Service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite apporter les éléments d’information suivants : 1 - Nouvelles frappes aveugles contre des civils et infrastructures vitales Les bombardements américano-israéliens se sont poursuivis au cours des dernières 24 heures contre plusieurs localités en Iran, visant indistinctement des secouristes, des civils, des écoles, des structures de santé et des installations essentielles à la vie quotidienne de la population : Dans la nuit de jeudi à vendredi un immense incendie s’est déclarée à l’aéroport de Mehrābād à Téhéran, après des frappes américano-israéliennes. L’ouest de Téhéran a été visé par de multiples attaques aériennes. À Téhéran, une attaque a touché le square dit du « quatrième rond-point » de Tehranpars, entraînant des victimes parmi les civils. Plusieurs établissements éducatifs et zones résidentielles ont été pris pour cible : À Téhéran, l’école Shahid Hamadani située sur la place Niloufar, a été endommagée par une frappe, illustrant une nouvelle fois le caractère indiscriminé de ces attaques. À Qazvin, un secteur proche d’une école a été touché, mettant directement en danger la vie d’enfants et d’enseignants. Selon les autorités locales, depuis le début de l’agression, 63 habitants de la province d’Ispahan sont tombés en martyrs du fait des bombardements. Les structures de santé continuent également d’être visées : À Zanganeh, dans le comté de Malayer (ouest de l’Iran), une clinique a été détruite à la suite de frappes de missiles du régime israélien. Dans la région de Téhéran plusieurs secouristes et civils ont ainsi été blessés lors d’une nouvelle frappe aérienne américaine-israélienne contre une base de secours d’urgence. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé que 13 centres médicaux iraniens ont été endommagés par les bombardements américains et israéliens. Des infrastructures vitales pour les populations civiles ont aussi été visées : Dans l’île de Qeshm, au sud du pays une usine de dessalement d’eau qui fournissait quotidiennement entre 12 000 et 15 000 litres d’eau potable à l’île et aux villages environnants, a été frappée par les forces américaines, endommageant également une partie des infrastructures d’eau et d’électricité. L’approvisionnement en eau de 30 villages des régions de Markazi, Harā et Shahab est désormais gravement perturbé. 2 - Clarification de la position iranienne envers les pays voisins Face aux inquiétudes exprimées dans la région, le Président de la République islamique d’Iran, M. Masoud Pezeshkian, a annoncé ce 7 mars que le Conseil intérimaire de guidance avait approuvé la décision de ne pas viser les pays voisins, sauf si des frappes étaient menées contre l’Iran depuis leur territoire. Cette décision s’inscrit dans la continuité d’une politique constante de respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États de la région. Le Commandement central des forces armées a précisé que, conformément aux orientations du Président, les forces armées respectent les intérêts et la souveraineté nationale des pays voisins et n’ont entrepris aucune action offensive contre eux. Cependant, en réponse à l’agression en cours, «toutes les bases militaires et tous les intérêts des États-Unis et du régime sioniste, sur terre, en mer et dans les airs, dans la région sont considérés comme des objectifs principaux et légitimes des frappes puissantes et continues des forces armées de la République islamique d’Iran». 3 - Représailles iraniennes et évolution des opérations militaires Dans l’exercice de son droit légitime à l’autodéfense, l’Iran poursuit des frappes ciblées contre des objectifs militaires liés aux opérations américaines et israéliennes en cours. Dans une déclaration, le Corps des gardiens de la Révolution (CGRI) a indiqué que l’attaque contre un site de forces américaines avait causé de nombreux morts et blessés parmi le personnel ennemi. Sur le plan technologique, les forces aérospatiales du CGRI ont annoncé avoir utilisé des missiles hypersoniques Fattah ainsi que des missiles Emad pour frapper des centres militaires et des installations de soutien de la coalition américano-israélienne, démontrant la capacité de l’Iran à atteindre des cibles stratégiques en profondeur. Selon le communiqué de l’armée iranienne, au cours des 24 dernières heures, 13 drones de type MQ‑9, Hermes et Orbiter ont été abattus dans le nord-ouest, l’ouest, le sud, ainsi que dans les régions d’Ispahan, Kerman et Téhéran, par les systèmes de défense aérienne de l’armée et du CGRI, sous le commandement du quartier général de défense aérienne intégré du pays. Le même communiqué précise que, depuis le début de l’agression américano-sioniste, le nombre total de drones abattus par les systèmes de défense iraniens s’élève désormais à 82. Les forces aérospatiales du CGRI ont par ailleurs annoncé la destruction de deux drones IAI Heron dans le ciel de la province d’Ispahan, ainsi que l’abattage d’un drone Hermes 900 dans la province d’Hormozgan. Selon des informations relayées par le média d’investigation Drop Site News, des images d’une base américaine montrent des batteries de défense aérienne Patriot endommagées par un missile balistique iranien. Des drones iraniens ont également détruit l’entreprise de logistique américaine « KBR », qui assurait un soutien aux opérations militaires dans la région. 4 - Ciblage de capacités stratégiques américaines et impact régional Les frappes iraniennes se sont concentrées sur des capacités stratégiques américaines à haute valeur ajoutée. Bloomberg, citant un responsable américain, rapporte que l’Iran a détruit un radar crucial d’une valeur estimée à 300 millions de dollars, essentiel au guidage des batteries antimissiles américaines dans le Golfe persique. Parallèlement, un radar AN/TPY‑2, élément du système de défense antimissile THAAD, a été endommagé sur une base aérienne américaine. Les autorités iraniennes ont également signalé la destruction ou l’endommagement de plusieurs autres radars de grande valeur liés aux forces américaines dans la région. Dans le Golfe persique, un pétrolier nommé Prima a été touché par un drone, après avoir ignoré les avertissements répétés au sujet de l’insécurité actuelle dans la zone. La marine de l’armée iranienne a indiqué par ailleurs qu’un système de missiles côtiers avait tiré un missile mer‑mer en direction du porte-avions américain USS Abraham Lincoln, confirmant la poursuite des tensions autour de ce groupe aéronaval. 5 - Rhétorique américaine et risque d’escalade Alors que la situation sur le terrain souligne l’échec de la stratégie de « guerre-éclair » initialement envisagée, la rhétorique de certains responsables américains demeure extrêmement agressive. Le Secrétaire à la Défense américaine, a ainsi déclaré lors d’un point de presse au Pentagone sur l’agression américano-israélienne que : « les deux forces aériennes les plus puissantes au monde » allaient contrôler complètement le ciel iranien, promettant « mort et destruction depuis le ciel toute la journée ». De plus, selon l’un des quotidiens israéliens, Washington a approuvé une transaction d’urgence de près de 150 millions de dollars pour la fourniture de 12000 bombes aériennes à Israël. Parallèlement, d’après NBC, qui cite quatre sources anonymes, le Président américain aurait manifesté de l’« intérêt » pour une opération terrestre limitée en Iran, tandis que le Washington Post évoque la possibilité d’un déploiement de l’82e bataillon de combat en Asie du Sud-Ouest. Apparemment, le président américain oublie que l’Iran est un pays de 90 millions d’habitants avec une superficie égale à près 1.6 millions de kilomètres carrés (3 fois la France). 6 - Coût croissant de la guerre pour les États-Unis et leurs alliés Plusieurs analyses mettent en évidence le coût financier et économique croissant de cette guerre pour les États-Unis et leurs partenaires. Une synthèse publiée par la chaîne Al Jazeera fait état d’estimations clés : près d’un milliard de dollars par jour pour le coût direct des opérations militaires, environ 630 millions de dollars pour le transfert de troupes et d’équipements vers la région, 13 millions de dollars par jour pour l’exploitation de chaque porte-avions déployé, jusqu’à 150 000 dollars par heure de vol pour un bombardier stratégique B‑2 Spirit, et 12,8 millions $ pour chaque missile du système THAAD. Les pertes matérielles sont également significatives : la valeur approximative de trois avions de chasse F‑15 abattus au Koweït est estimée à 300 millions de dollars, celle d’un radar américain AN/FPS‑132 endommagé à 1,1 milliard de dollars, et celle d’un radar AN/TPY‑2 à 500 millions $, tandis que l’on évoque 20 millions $ pour des stations de communication satellitaire ciblées. Les estimations globales avancent un coût direct des opérations entre 40 et 65 milliards de dollars, et un impact économique total pouvant dépasser 200 milliards de dollars si l’on intègre les effets sur les marchés de l’énergie et le commerce international. La situation sur les marchés financiers reflète cette dynamique : selon un graphique diffusé par Bloomberg, la hausse soudaine du prix du carburant pour l’aviation a coïncidé avec la chute des indices des compagnies aériennes américaines, en raison du poids du coût du carburant dans leurs charges d’exploitation. Depuis les réponses iraniennes, le prix moyen d’un gallon d’essence aux États-Unis a augmenté d’environ 14% en une semaine, atteignant 3,42 dollars. Sur les marchés de l’énergie, l’agence de presse d’Oman rapporte que le prix du baril de pétrole omanais pour livraison en mai a dépassé les 100 dollars, un niveau inédit depuis septembre 2022. Le prix du Brent est en voie de franchir également le seuil des 100 dollars dans les prochains jours, selon les observateurs des marchés. 7 - Mobilisation populaire et résilience de la société iranienne En dépit de l’intensification des bombardements, la population iranienne continue de témoigner de sa solidarité avec les forces armées et de son attachement à l’indépendance du pays. Des rassemblements nocturnes se sont tenus dans plusieurs villes, notamment à Téhéran, où des foules se sont réunies sur le boulevard Andarzgoo, et dans la ville de Qaemshahr, où l’on scandait : « ni compromis, ni capitulation, combat contre l’Amérique ».  Ces mobilisations, qui s’ajoutent à celles déjà observées les jours précédents dans de nombreuses provinces, confirment la cohésion de la société iranienne face à l’agression extérieure. Elles contredisent les narratifs cherchant à présenter le peuple iranien comme démoralisé ou divisé et prêt à trahir sa patrie face à l’invasion étrangère ; rappellent la profondeur du sentiment patriotique forgé au cours de l’histoire contemporaine de l’Iran.   Service de la diplomatie publique Ambassade de la République islamique d’Iran - Paris 7 Mars 2026  
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