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Communiqué de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 4
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Le Service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite apporter les éléments d’information suivants : 1-Guerre d’information En ce 4ᵉ jour de l’agression, la République islamique d’Iran continue à être confrontée à une guerre d’information d’une intensité extrême. Malgré l’existence de services de fact‑checking dans certains médias, un grand nombre de chaînes et plateformes se laisse involontairement entrainer par la propagande mensongère diffusée directement ou indirectement par les États‑Unis et l’Israël. Il suffit de rappeler que certains médias d’information continue, en accordant sans cesse la parole à des invités « pseudo experts », ont laissé entendre que le Guide de la Révolution se trouvait dans des bunkers très profonds, ou dans des pays étrangers, alors qu’il a été assassiné dans son propre bureau, à Téhéran en compagnie de sa famille (l’épouse, la fille, deux belles-filles, le gendre, et trois petits enfantas, qui ont tous été assassinés). Ce type d’amalgame relève d’une stratégie de désinformation visant à noircir l’image de l’Iran, à discréditer les sources officielles iraniennes et à préparer l’opinion publique à accepter des guerres et des sanctions supplémentaires. 2-Mensonges sur les négociations nucléaires Face à la montée spectaculaire de la désinformation, il est indispensable de rappeler quelques faits clés sur le dossier nucléaire. Depuis les années 1990, les dirigeants israéliens prétendent systématiquement que l’Iran disposera de l’arme nucléaire « dans six mois », affirmation qui se répète depuis près de trente ans sans jamais être confirmée par les rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En juillet 2015, l’Iran a signé l’accord de Vienne (JCPOA) avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne, afin de prouver la nature pacifique de son programme nucléaire et mettre fin aux sanctions économiques pesant sur le peuple iranien et normaliser progressivement ses relations avec l’Occident. Jusqu’en 2018, date du retrait unilatéral des États‑Unis sous l’administration Trump, l’AIEA a publié quinze rapports attestant que l’Iran respectait scrupuleusement les engagements pris. En juin 2025, au moment de la première attaque illégale et illégitime américano‑israélienne contre l’Iran, des négociations étaient déjà en cours entre les délégations iranienne et américaine. Là encore, le samedi 1ᵉʳ mars 2026, l’Iran était en pourparlers avec les États‑Unis alors même qu’il était frappé par une nouvelle offensive conjointe. Aussi, quand un certain nombre de personnalités politiques affirment que Téhéran n’a jamais voulu négocier, qu’il a violé un accord signé ou qu’il serait à l’origine du conflit actuel, il ne s’agit que d’un mensonge éhonté, grossier, délibéré et profondément dangereux. 3-Poursuite du bombardement des cibles civiles en Iran Les autorités américaines et israéliennes ont poursuivi, dans la nuit et dans la journée, des attaques massives sur des zones résidentielles, des infrastructures publiques et des institutions nationales, ce qui relève clairement de la violation des lois de la guerre. Des quartiers de Téhéran, Oroumieh, Ispahan, Kermanshah, Hamedan, Qom, ainsi que le port de Jask et d’autres localités ont été touchés par des bombardements aériens, causant des dégâts matériels considérables et des pertes humaines parmi les civils. Les attaques se sont également abattues sur des commissariats de police de quartier, des hôpitaux, des établissements de santé et des infrastructures de communication, comme le bâtiment de la Radio et de la télévision nationale, déjà ciblé lors de l’agression israélienne de juin 2025. Neuf hôpitaux ont été frappés, entraînant des dégâts humains et matériels importants, alors même que la mission première de ces établissements est de sauver des vies. Par ailleurs, les bâtiments de la présidence iranienne et du Conseil suprême de la sécurité nationale, situés au cœur de Téhéran, ont été pris pour cible. 4-Présence du peuple iranien dans les rues Depuis l’assassinat du Guide de la Révolution, des centaines de milliers de citoyens se rassemblent chaque soir dans les rues de Téhéran, de Mashhad, de Chiraz, de Yazd et d’autres grandes villes, en défiance des bombardements et des menaces. Les images diffusées par les médias iraniens et relayées sur les réseaux sociaux montrent des foules massives brandissant des portraits du Guide défunt, des drapeaux nationaux et scandant des slogans de rejet de l’agression étrangère. Ces mobilisations ne sont pas seulement des rassemblements de deuil, mais une démonstration de l’unité nationale et de la volonté du peuple iranien de refuser tout diktat extérieur et de défendre sa souveraineté. Les autorités étrangres ne peuvent ignorer que ces manifestations, en pleine guerre, sont le reflet d’un peuple solidement engagé dans la défense de son pays, et non d’une simple mobilisation de « propagande » comme le prétendent certains commentaires. 5-Tentatives pour la dislocation de l’Iran Selon plusieurs sources régionales et des analyses politiques, les autorités américaines et israéliennes tentent de soutenir ou de manipuler des groupes terroristes et séparatistes afin de provoquer des attaques contre le territoire national et de fomenter des troubles internes.  L’objectif avoué ou implicite de ces manœuvres est de reproduire des scénarios de fragmentation déjà expérimentés dans d’autres pays de la région. Cependant, l’Iran est, depuis plusieurs millénaires, une mosaïque d’ethnies, de religions et de cultures unies par un fort sentiment national et une identité commune. 6-Représailles iraniennes Les forces armées iraniennes ont répondu aux attaques américano‑israéliennes par des tirs de missiles et de drones ciblant des installations militaires israéliennes ainsi que des bases américaines dans la région du Golfe persique. Ces représailles, conformes aux principes du droit international, ne visent que des objectifs militaires et ne sont pas dirigées contre les États hôtes de ces bases, avec lesquels l’Iran entretient des relations historiques, culturelles et économiques. L’Iran réaffirme que ses représailles se poursuivront jusqu’à ce que l’agression américano‑israélienne cesse et que la sécurité de la nation iranienne soit pleinement restaurée. Il est enfin utile de rappeler que, selon des sources régionales rapportées par des médias arabes et persans, des agents travaillant pour les services de renseignement israéliens ont été appréhendés dans plusieurs pays de la région alors qu’ils préparaient des attentats visant précisément à provoquer des tensions entre l’Iran et ses voisins. Ces révélations illustrent la nature provocatrice de certains réseaux d’influence et confirment la nécessité de mener une analyse indépendante et rigoureuse des informations circulant dans ce contexte de guerre. 7-Déclarations américaines et déni de réalité Les déclarations américaines selon lesquelles « les USA refusent de discuter avec les autorités iraniennes, estimant qu'il était "trop tard" pour le faire » relèvent d’un renversement pour le moins grotesque de la réalité : on reproche à un pays bombardé de ne pas avoir accepté suffisamment vite sa propre reddition ! Ceux qui ont déclenché des agressions cherchent ainsi à faire oublier qu’ils exigent non pas un accord équilibré, mais la capitulation pure et simple d’un État souverain. La République islamique d’Iran rappelle qu’elle n’a jamais recherché la guerre, ni avec les États‑Unis ni avec aucun autre pays, mais tant que les opérations militaires et les agressions contre son territoire se poursuivront, l’Iran continuera à se défendre, avec détermination et dans le cadre de son droit légitime à l’autodéfense, jusqu’au retrait complet des agresseurs et au rétablissement de la sécurité de sa nation.   Service de la diplomatie publique Ambassade de la République islamique d’Iran – Paris 3 mars 2026
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