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Communiqué de presse du service de la diplomatie publique de l’Ambassade – N 2
Le martyre du Guide de la Révolution islamique les massacres de civils iraniens et la continuité institutionnelle de la République islamique d’Iran
Le Service de la diplomatie publique de l’Ambassade de la République islamique d’Iran en France souhaite apporter les éléments d’information suivants sur le martyre du Guide de la Révolution islamique, les massacres de civils iraniens et la continuité institutionnelle de la République islamique d’Iran. 1- Le martyre du Guide de la Révolution islamique et ses conséquences Avec une profonde douleur, nous avons appris hier soir la disparition du Guide de la Révolution islamique, Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, tombé en martyr lors des frappes menées contre Téhéran et plusieurs villes iraniennes par la coalition américano-israélienne, plongeant des millions d’Iraniens dans le deuil et l’indignation. L’assassinat du Guide de la Révolution islamique ne peut être réduit à celui d’un dirigeant politique. Il s’agit de l’assassinat de l’une des plus hautes autorités religieuses chiites dans le monde, dont le rôle dépassait largement la sphère institutionnelle pour englober la guidance spirituelle de centaine de millions de fidèles, en Iran et largement au-delà. Les implications religieuses, régionales et internationales de ce crime sont impossibles à mesurer à ce stade, mais il est d’ores et déjà certain qu’il ouvre une phase de tension et d’instabilité profondes, dont les instigateurs auront à assumer les conséquences. Face à ces crimes, que le gouvernement iranien qualifie à juste titre de terrorisme d’État et de crime manifeste contre l’humanité, l’Iran observe quarante jours de deuil national en hommage au Guide martyr et à l’ensemble des victimes civiles. Dans toutes les villes d’Iran, mais également à l’étranger (au Pakistan, en Inde, en Irak, au Liban, en Indonésie, etc.), des millions de citoyens, de toutes conditions sociales et de toutes sensibilités politiques, se rassemblent pour exprimer leur indignation et solidarité. 2- Le droit international vs l’instauration d’un « droit » de la jungle Sur le plan du droit international, ces frappes américano-israéliennes constituent une violation flagrante de la Charte des Nations unies, des principes fondamentaux du droit international et des conventions encadrant la protection des civils en temps de conflit. L’attaque coordonnée contre la plus haute autorité politique et religieuse d’un État souverain, combinée à des frappes répétées contre des écoles, des hôpitaux, des quartiers résidentiels et des infrastructures civiles, témoigne de l’instauration d’un « droit » de la jungle, où la loi du plus fort se substitue aux normes collectives construites depuis 1945. Les déclarations triomphalistes de responsables politiques et militaires américano-israéliens se vantant de vouloir « détruire l’Etat iranien » sont l’aveu public de la volonté de renverser par la force un gouvernement légitime, reconnu par la communauté internationale. 3- La continuité institutionnelle Conformément à l’article 111 de la Constitution de la République islamique d’Iran, la disparition du Guide entraîne la mise en place immédiate d’un Conseil de direction intérimaire composé du président de la République, du chef du pouvoir judiciaire et d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution. Ce mécanisme, spécifiquement prévu pour les périodes d’exception, vise à garantir qu’aucun vide institutionnel ne puisse être exploité par des puissances étrangères ou des groupes hostiles à l’intégrité territoriale de l’Iran. En application de cet article, le président de la République, M. Massoud Pezeshkiān, le chef du pouvoir judiciaire, M. Gholāmhossein Mohseni Eje’i, et l’Ayatollah Alireza A’rāfi, désigné parmi les membres du Conseil des gardiens, forment désormais le Conseil intérimaire du Leadership, chargé d’assumer l’ensemble des prérogatives du Guide jusqu’à l’élection d’un nouveau Guide par l’Assemblée des Experts. Les autorités iraniennes ont confirmé que les dispositions nécessaires à la formation de ce Conseil avaient été préparées en amont et que son installation s’est déroulée sans délai, dans le strict respect de la Constitution. L’Assemblée des Experts, en vertu de la même Constitution, a l’obligation de se réunir dans les meilleurs délais afin de procéder à l’élection du nouveau Guide de la Révolution islamique, garantissant ainsi la pérennité du système institué par le peuple iranien en 1979. Cette procédure, entièrement interne et souveraine, ne saurait en aucun cas être influencée par des ingérences extérieures ou des pressions politiques, médiatiques ou militaires. 4- Poursuite des attaques contre des cibles civiles iraniennes Parmi les crimes les plus choquants figure le bombardement d’une école de filles à Minab, dans la province d’Hormozgān, au moins 159 écolières de 7 à 12 ans tuées, ou le gymnase bombardé dans la ville de Lamard entrainant la mort de 19 jeunes joueurs et joueuses, symbolisent la brutalité d’une agression qui n’a plus rien de « ciblée » et assume au contraire la mise à mort de civils, en particulier d’enfants. Ce massacre d’écolières et de jeunes sportifs s’ajoute à d’autres frappes contre des établissements d’enseignement, y compris un lycée à l’ouest de Téhéran, ainsi que contre plusieurs hôpitaux, démontrant une escalade sans précédent dans les attaques contre des cibles explicitement civiles. Dans le même temps, plusieurs hautes autorités militaires de la République islamique ont été ciblées et assassinées, dans le but manifeste de rompre la chaîne de commandement et de désorganiser les capacités de défense du pays. Cette stratégie a échoué. Les autorités militaires et sécuritaires iraniennes avaient anticipé la possibilité de telles attaques : leurs successeurs, désignés en amont dans le respect des procédures internes, ont immédiatement pris leurs fonctions et assuré la continuité des opérations de défense et de protection de la population. 5- La continuité des services de l’État Sur le plan interne, la direction de l’exécutif a donné des instructions fermes à l’ensemble des ministres, gouverneurs et responsables des principaux services publics afin d’assurer la continuité sans interruption de la gestion du pays en conditions de guerre. Il a été clairement signifié que l’État iranien ne connaîtra aucune suspension de ses fonctions régaliennes, que les services essentiels seront fournis 24 heures sur 24 et que les besoins fondamentaux de la population resteront au centre des priorités gouvernementales, malgré les bombardements et les destructions. 6- Le droit de légitime défense de l’Iran Les frappes américano-israéliennes contre Téhéran et d’autres métropoles iraniennes – visant de plus en plus des quartiers résidentiels, des infrastructures énergétiques et des bâtiments administratifs – ont atteint une ampleur inédite dans l’histoire récente de la région. Ces attaques n’ont fait qu’accroître la détermination des Iraniens à défendre leur patrie, leur souveraineté et leur dignité nationale. Dans toutes les provinces, des volontaires se mobilisent pour le secours aux victimes, la protection civile et la participation aux efforts de défense, illustrant un front intérieur uni face à l’agression. La République islamique d’Iran rappelle qu’elle agit dans le cadre du droit à la légitime défense, reconnu par la Charte des Nations unies, et a officiellement saisi les instances internationales compétentes pour dénoncer ces actes d’agression et exiger que leurs auteurs soient tenus pour responsables. Les appels à la modération adressés à l’Iran par certains États qui gardent le silence face au massacre d’écolières et à l’assassinat d’un chef d’État et de la plus haute autorité religieuse chiite d’Iran révèlent un double standard moral et juridique que les peuples de la région observent avec une lucidité croissante.  Le service de la diplomatie publique tient à rappeler que l’Iran n’est pas seulement un Etat ou un gouvernement : l’Iran est une civilisation plusieurs fois millénaire, une nation unie par sa culture, sa foi et une longue tradition de résistance à l’injustice. Le combat du peuple iranien se poursuivra, avec patience et détermination, jusqu’au plein rétablissement de ses droits légitimes et de sa sécurité.   Service de la diplomatie publique Ambassade de la République islamique d’Iran – Paris 1 mars 2026    
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